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L'Initiative 3N : Un programme qui marque un changement de comportement dans la région de Dosso

Dossier1L'Initiative 3N, faudrait-il le rappeler, est un programme ambitieux, une vision du Président de la République, S.E Issoufou Mahamadou, dans sa volonté de rompre avec le cycle infernal de la faim et de la malnutrition au Niger. Cette volonté est traduite par la création du Haut Commissariat à l'Initiative 3N, chargé de guider, d'animer et de suivre la mise en œuvre des activités concourant à l'atteinte de l'autosuffisance alimentaire et nutritionnelle au Niger.
L'Initiative 3N doit être perçue comme le refus d'accepter la fatalité des crises alimentaires et la conviction que le Niger peut nourrir ses fils au vu de ses importantes potentialités. En effet, après plus de 5 ans de mise en œuvre, d'importants résultats hautement significatifs ont été obtenus dans tous les secteurs : agriculture, élevage, environnement, hydraulique et nutrition. Le Niger est cité en référence dans les sommets internationaux.
En effet, stipule le coordonnateur régional de Dosso, M. Amadou Attikou, l'Initiative 3N, un programme innovant et créatif d'ouverture d'esprit, marque aujourd'hui un changement profond de comportement des populations et surtout de création de richesses pour producteurs. En effet, ce programme a eu des impacts importants et des effets hautement positifs dans tous les domaines.
D'abord, sur le plan agricole, l'objectif de booster les productions agricoles se remarque particulièrement dans la région de Dosso par un développement important des productions maraîchères. Le constat est clair aujourd'hui, on remarque une nette progression et une amélioration des productions de choux, tomate, oignon, pomme de terre, pastèque et surtout de moringa oleifera.
Le nombre de sites irrigués ne cesse de s'accroître, les techniques culturales des producteurs s'améliorent ainsi que leurs revenus. A titre d'exemple, pour la production de pastèque, des camions appelés ''dogon-baré'' en provenance de Niamey se rendent directement sur les sites de production à Douméga (département de Tibiri) pour se ravitailler. Selon les témoignages du maire et des producteurs de cette localité, les recettes individuelles des exploitants varient de 300.000 à 400.000 FCFA. Mieux, un exploitant affirme obtenu à lui seul plus d'un million (1 000 000) de francs CFA en une campagne. Quoi de plus satisfaisant?
Concernant la tomate, des producteurs ont témoigné en avoir vendu pour plus de 750.000 francs CFA dans une superficie de 0,5 ha, au cours de la campagne d'hivernage.
En ce qui concerne la pomme de terre à Dogondoutchi, particulièrement à Matankari, des centaines de tonnes sont produites sur les sites et des producteurs affirment avoir vendu plus de 20 tonnes à raison de 300FCFA le kilogramme. Depuis, presque la totalité des sites irrigués de la zone sont emblavés en pomme de terre. Des magasins de stockage et de conservation de pomme de terre existent déjà à Dogondoutchi, et sont capables de conserver toute la production de la zone pendant six mois.
Il est donc clair que pour la région de Dosso, un changement profond s'est opéré. Les impacts du programme sont réels, visibles et encourageants à divers niveaux comme la production du riz hors aménagement dans les bas-fonds de Falmeye, Dioundiou, Tibiri ; le développement et la promotion du maraîchage hors zones de grandes productions situées particulièrement dans les dallols Bosso, Maouri et Foga.
Aujourd'hui, le maraîchage a touché la zone Nord à la grande satisfaction des populations des localités de Loga, Falwel et Sokorbé où l'eau est à plus de 120 mètres de profondeur. Ainsi, on assiste à de grandes productions maraîchères dans le Nord grâce à l'irrigation à système solaire. Avec le solaire, on peut tout irriguer, c'est ''une révolution verte à la nigérienne''. Cela démontre, une fois de plus, que partout au Niger, après la saison des pluies, la production des cultures peut et doit continuer toute l'année. L'Initiative 3N est en train de marquer des changements profonds en créant une dynamique.
Sur le plan de l'élevage, les kits de chèvres ont été distribués aux ménages pauvres, particulièrement les femmes, pour qui ces kits constituent une source importante de revenus et d'autonomisation, surtout que la vaccination des animaux se déroule bien, à la grande satisfaction des agro-éleveurs. La multiplication des marchés modernes à bétail est aussi un aspect qui attire l'attention et qui a un impact réel sur le développement socio-économique de la région. Ces infrastructures modernes constituent de nos jours d'importantes sources de revenus aussi bien pour les populations que pour les mairies.
Un autre point important pour la région de Dosso, c'est le test de lutte contre le sida cordifolia qui envahit les aires de pâturage. Ce test de lutte par l'oseille constitue une fierté des agro-pasteurs des communes de Douméga, Guéchémé et Tibiri. Désormais, ''le sida cordifolia ne doit plus être une préoccupation au Niger, la technique existe, et il reste à mettre les moyens nécessaires pour détruire cette plante''.
Sur le plan environnement, la région de Dosso se réjouit des réalisations faites en termes de récupération des terres dégradées, de construction de bandes pare-feu, de lutte contre les plantes envahissantes terrestres ou aquatiques, et de production de plants forestiers. Selon la directrice de l'Environnement, ce sont des milliards de Francs CFA que l'Etat et ses partenaires injectent dans ces opérations. L'impact est très satisfaisant, car en plus des revenus importants que perçoivent les populations, il y a la restauration de l'environnement. Mieux, ces activités permettent de fixer les populations dans leurs terroirs, évitant ainsi l'exode, particulièrement celui des jeunes.
Dans le domaine de l'hydraulique, le taux de couverture dans la région est satisfaisant. Plusieurs réalisations sont effectuées, particulièrement des mini adductions d'eau potable (AEP) villageois et multi-villages, des puits cimentés villageois et pastoraux.
Parlant du bilan de l'année 2016, le coordonnateur régional de l'Initiative 3N, M. Amadou Attikou, a souligné que les impacts et effets hautement positifs constatés sont les fruits de nombreuses réalisations. A titre d'exemple, pour l'année 2016, on note, sur le plan agricole, 534,350 tonnes de semences placées auprès des producteurs par l'Etat et ses partenaires ; 2.630 tonnes d'urée et 400 tonnes de 15-15-15 mises à la disposition des producteurs. A cela s'ajoute l'assistance à 427 agriculteurs et multiplicateurs de semences sont assistés pour emblaver 3.695.802 ha. Pour la vulgarisation agricole, 280 apprenants ont été formés dont 95 femmes. En outre, 390 ha d'aménagements hydro-agricoles ont été réalisés dans la région avec l'appui de l'OCI, NiG 018, Lux-Dev et UEMOA.
D'autre part, 414,33 ha ont été aménagés en petite irrigation avec l'appui de partenaires comme le PAMED, le PNUD, le CCA, la BM, NIG 018, Lux-Dev, le PRODEX, le PACRC, le PAC3, le PADSR, et Swiss. Ajoutons à cela 2 seuils d'épandage réalisés à Dogonkiria et Sokorbé, et des ''opérations boutures de manioc'' sur 172 ha emblavés (PACRC).
Sur le plan de l'élevage, 677.252 bovins ont été vaccinés contre 622.443 bovins l'année précédente; 832.627 petits ruminants ont vaccinés contre 779.203 l'année précédente ; 5.028 camelins vaccinés contre 6.456 l'année précédente. Le taux de couverture des vaccinations est de 81,12 % des villages et centres de vaccination. L'opération ''Habbanayé'' a concerné 73 unités. 513 kits ménages ont également été distribués, et 598 couloirs et aires de pâturage ont été balisés. D'autre part, 8 broyeurs ont été mis à la disposition des agro-éleveurs; 583 ha ont été ensemencés en herbacées et 107 inséminations artificielles ont été réalisées.
Dans le domaine de l'environnement, il y a eu 4376,96 ha de terres récupérés ; 2356,5 km de bandes pare-feux réalisés; la lutte contre les plantes envahissantes terrestres et aquatiques sur 265 ha ; 1.184.876 plants forestiers produits et 1747,29 ha ensemencés en herbacés.
Sur le plan de l'hydraulique, plusieurs réalisations ont vu le jour dont 17 mini AEP villageois ; 19 mini-AEP multi-villages ; 18 PEA ; 76 puits villageois cimentés ; 161 FPMH et plusieurs autres réhabilités. En plus de ces réalisations, il faut noter plusieurs activités dans le cadre de l'assainissement dont plus de 4.104 latrines familiales, 29 latrines publiques et l'approche ATPC qui a concerné 140 villages pour une population de 77.501 personnes.
Pour M. Amadou Attikou, l'Initiative 3N a démontré, et confirme davantage que désormais sécheresse n'est plus synonyme de famine et que la vision du Président de la République, S.E Issoufou Mahamadou, est clair; des changements profonds peuvent être obtenus et nos énormes potentialités agricoles peuvent être notre salut, notre avenir. Le constat est clair, les productions agricoles et particulièrement les produits maraîchers, se sont nettement et progressivement améliorés. Le coordonnateur régional de l'Initiative 3N de Dosso, M. Amadou Attikou, a reconnu avec fierté que des résultats spectaculaires ont été obtenus tant sur les productions de choux, tomate, oignon, pomme de terre, pastèque et surtout en moringa dans la région de Dosso. ''Aujourd'hui, on remarque une ouverture d'esprit, une envie à faire mieux, à produire plus'', ajoute-t-il.
Dans la région de Dosso, chaque producteur souhaite avoir son site irrigué, soit en système traditionnel ou solaire. Les femmes demandent de plus en plus les kits de chèvres rousses de Maradi ou locales, des AGR pour leur autonomisation, particulièrement celle de la femme rurale. Les jeunes se positionnent sur l'entreprenariat agricole. Les communes souhaitent de plus en plus la création des marchés modernes à bétail, une source de revenus nette pour la mairie afin de faire face à ses charges salariales et autres.
On note également des ''Maisons du Paysan'' qui émergent ici et là, des pôles de développement social et économique qui se créent et se concrétisent, des comptoirs de marchés. Une dynamique est là. Il reste à l'entretenir et à l'améliorer par l'Etat et ses partenaires.
M. Amadou Attikou a indiqué que trois points peuvent principalement attirer l'attention de l'Etat et ses partenaires qui doivent mettre beaucoup l'accent pour réussir davantage le programme, l'ambition et la vision. Il s'agit de prendre en main la question de la commercialisation, la transformation et la conservation de nos produits agro-sylvo-pastoraux. Il s'agit aussi du développement de la chaîne de valeurs pour capter, valoriser et exploiter aux mieux les opportunités, ainsi que le renforcement des coordinations Initiative 3N des régions pour appuyer, soutenir et renforcer les capacités des communes qui sont les portes d'entrée de l'Initiative 3N afin de mieux s'approprier toutes ces opportunités de développement.
Par Mahamane Amadou, ONEP-ANP/Dosso (ONEP)

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