Le Sahel

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Signature d'une convention de 66 milliards de FCFA entre le Niger et la Banque mondiale : «Nous voulons prouver à la face du monde que le Niger est sur une courbe ascendante et que les partenaires sont déterminés à supporter le pays sur cette voie »,


signatureEnviron 66 milliards de FCFA mis à la disposition du Niger par la Banque Mondiale au titre de l'année budgétaire 2017. C'est l'objet de la convention signée hier matin à Niamey par les deux parties. C'est la ministre du Plan Mme Kané Aïchatou Boulama et le représentant résident de la Banque Mondiale au Niger M. Siaka Bakayoko qui ont apposé leurs signatures le document d'accord de financement du programme d'appui budgétaire d'un montant de 120 millions de dollars, soit environ 66 milliards de FCFA mis à la disposition du Niger par la Banque Mondiale au titre de l'année budgétaire 2017. Cette cérémonie s'est déroulée en présence du ministre des Finances M. Hassoumi Massoudou
Juste après la signature de l'accord, la ministre du Plan a indiqué que cet appui, qui se repartit en don pour 33 milliards et 33 milliards sous forme de crédit, permettra à notre pays de renforcer sa capacité de financement de ses besoins dans le cadre de son développement économique et social. Mme Kané Aïchatou Boulama a saisi cette occasion, pour féliciter l'équipe de la Banque Mondiale, ainsi que celle du Niger, pour avoir mené à bien ce dossier qui, a-t-elle précisé, selon les échos leur sont parvenus, « n'a rencontré aucune objection lors de sa présentation devant le Conseil d'Administration de la Banque Mondiale du fait de la qualité de sa préparation et de la robustesse des reformes qui y sont adossées ». Ce qui est un véritable motif de satisfaction pour le gouvernement nigérien. « Pour la première fois, la Banque Mondiale accorde à notre pays un soutien budgétaire d'un tel niveau, et, cet appui est la première tranche d'une série d'un programme d'appui budgétaire de 300 millions de dollars, soit 165 milliards FCFA pour les années 2017-2019 », a souligné la ministre en charge du Plan.
En effet, a précisé Mme Kané Aïchatou Boulama, cette décision fait suite aux négociations conclues le 17 octobre dernier à Washington en marge des Assemblées Annuelles qui se sont déroulées en plusieurs étapes et qui ont été une véritable plateforme de dialogue avec la Banque Mondiale sur les réformes clés à mettre en œuvre. Ces négociations ont également pris en compte les performances enregistrées par notre économie au cours des cinq dernières années avec un taux de croissance annuelle, moyen de 6,7% en dépit de multiples chocs internes et externes. Ce taux est proche du niveau de 7%, jugé nécessaire pour permettre un essor réel de l'économie nigérienne et réduire significativement le niveau de pauvreté. Selon la ministre en charge du Plan, les réformes réalisées ont permis d'obtenir des résultats positifs extrêmement importants dans les secteurs qui sont de véritables inducteurs d'une croissance forte et inclusive notamment : l'Agriculture, l'Energie, la Santé, l'Education et les Finances.
Aussi, a-t-elle expliqué, les réformes adossées au programme d'Appui Budgétaire de la Banque Mondiale s'inscrivent dans la droite ligne des axes stratégiques du PDES 2017-2021 qui ambitionne de créer les conditions d'une transformation structurelle de notre économie à travers notamment la modernisation du monde rural et la promotion du secteur privé. La ministre du Plan s'est réjouie de cette signature qui intervient à quelques jours seulement de la tenue, à Paris les 13 et 14 décembre 2017, de la Table Ronde des Partenaires Techniques et Financiers et du Forum des Investisseurs pour la mobilisation des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre du PDES. Ces deux évènements, d'importance stratégique pour notre pays, sont co-organisés avec la Banque Mondiale et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a rappelé Mme Kané Aïchatou Boulama. La signature de cet accord intervient également à quelques jours après l'adoption par le Parlement du «Budget-Programme » suite à de riches et passionnants débats, relatifs à la loi des Finances 2018. « Cet acte témoigne s'il en est besoin encore, du dynamisme de notre démocratie » a déclaré la ministre.
Pour le représentant résident de la Banque Mondiale au Niger, ce premier Appui Budgétaire qui ouvre la voie à un nouveau partenariat entre son institution et le Niger est un pur produit des autorités nigériennes qui ont-elles-mêmes entrepris des réformes très courageuses dans divers secteurs. Au vue de ce succès a souligné M. Siaka Bakayoko, la Banque Mondiale a voulu coopérer avec le Niger et mettre en place cet appui budgétaire qui vient renforcer encore plus ce partenariat et surtout aider les autorités à continuer le lancement de ces réformes. Cette cérémonie ouvre, selon le représentant résident de la Banque Mondiale au Niger, la porte à la table ronde qui aura lieu à Paris dans exactement sept jours, et qui sera l'occasion de reconfirmer avec tous les Partenaires Techniques et Financiers au développement du Niger, leur volonté de travailler avec tous les acteurs impliqués pour que les objectifs que le pays s'est assignés d'abord dans le Programme de Renaissance II, ensuite dans la Stratégie de Développement Durable et de Croissance Inclusive et Vision Niger 2035 et enfin dans le PDES 2017-2021 soient une réalité. « Nous voulons prouver à la face du monde que le Niger est sur une courbe ascendante et que les partenaires sont déterminés à supporter le pays sur cette voie», a dit M. Siaka Bakayoko. Ce premier appui budgétaire est égal au double de ce que la banque mondiale a octroyé au Niger dans l'ancien programme, a-t-il souligné. Ce qui a-t-il déclaré « prouve que la confiance de la Banque Mondiale à l'égard du Niger est totale ».

Aïchatou Hamma Wakasso(onep)

07/12/17

AG/ONU

Editorial

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