Le Sahel

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Vibrant hommage à la femme rurale


assane-soumanaLa communauté internationale a célébré, hier, la journée internationale de la femme. Cette édition est placée sous le thème «Le temps est proche: les activistes ruraux et urbains transforment la vie des femmes». Ce thème s'inscrit à tous points de vue dans la droite ligne du mouvement mondial en faveur des droits des femmes, de l'égalité et de la justice. Ce fut ainsi l'occasion de mettre en exergue la dynamique de l'autonomisation des femmes, au bien du milieu rural qu'urbain. Mais cette journée a surtout permis de célébrer toutes ces femmes activistes qui travaillent sans relâche pour revendiquer les droits des femmes et réaliser leur plein potentiel.
Mais les rampes de cette commémoration sont surtout braquées vers les femmes rurales. Quoi de plus normal ! Selon l'ONU, ces dernières représentent plus d'un quart de la population mondiale et une majorité des femmes travaillant dans le secteur agricole, dont la proportion dans la main-d'œuvre agricole mondiale est de 43%.
Chez nous au Niger, s'il est évident que le combat commence à porter ses fruits, il n'en est pas moins vrai qu'à l'interne, il existe encore un grand écart entre les rurales et leurs sœurs du milieu urbain en termes de conditions de vie. Car, sans verser dans une quelconque comparaison sur ton de réquisitoire, force est de constater que les disparités sont tellement grandes réelles entre les conditions de vie les ''Grandes dame'' et les ''hadjia'' de la capitale ainsi que des autres villes du pays et ces femmes du monde rural qui triment jour et nuit à travers les champs et les marchés, pour chercher les moyens de leur propre subsistance et leur famille.
Aussi, le temps de cette célébration, c'est le cas de rendre un hommage mérité à toutes femmes battantes qui s'activent, sans trêve ni répit, sur tous les fronts pour gagner leur pain et celui de leur famille à la sueur de leur front en bravant la fatigue, les rigueurs du temps, et souvent même l'arrogance des hommes. Je parle ici de ces femmes qui s'éreintent sur les périmètres maraichers, sur les sites de récupération des terres, sur les carrières pour ramasser des cailloux à vendre, sur les marchés pour y développer le petit commerce. Ces mêmes femmes qui, quotidiennement manient le pilon, avant de s'attaquer à la corvée de l'approvisionnement de la famille en eau, canaris sur la tête, à la vaisselle, au ramassage du bois, et la préparation de la nourriture, les yeux tout larmoyant sous l'effet de la fumée.
Assane Soumana(onep)

AG/ONU

Editorial

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