Le Sahel

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Imposer le port du casque à tout prix



assane-soumanaMoins d'une semaine après l'entrée en vigueur, à partir du 1er octobre 2018, de la décision décret imposant l'obligation du port de la ceinture pour les automobilistes et du casque pour les conducteurs des engins à deux roues, les constats sont hélas mitigés.
Il est vrai que, dès le premier jour de l'entrée en vigueur de cette nouvelle loi, comme par un coup de baguette magique, tout le monde a fait l'effort de s'y conformer. C'est surtout le cas chez les automobilistes qui se sont très vite accommodés de la ceinture de sécurité. Dans un article constat que nous avions publié à cette occasion, nous étions très enthousiaste de voir cet élan de départ se maintenir dans la durée. Aussi, avions-nous pensé qu'il y avait là matière à pavoiser et à crier victoire, tout en saluant au passage la bonne disposition des uns et des autres à s'ouvrir au changement de comportement tant attendu d'eux. Un espoir qui, hélas, se dissipa tel un feu de paille !
En effet, force est de constater que, après seulement quelques jours, cette ferveur de départ s'estompe à petit feu. C'est surtout le cas pour le port du casque où les conducteurs des deux roues semblent faire de la résistance. Fidèles à leur habitude, ces derniers ne cachent pas leur ambition de braver la loi en continuant à flâner dans les rues de la capitale à tête découverte, sous le nez et la barbe des policiers.
Ainsi, on les voit toujours se faufilant au niveau des carrefours entre les files de véhicules, souvent en leur brulant carrément priorité au risque de se faire renverser, l'objectif étant d'échapper à la vigilance des agents en faction non loin de là. Et dans certains cas, le spectacle du jeu du chat et de la souris auquel l'on assiste entre les conducteurs des deux roues et les agents de la circulation routière n'a rien de très plaisant à voir. Comme si le casque est si lourd à porter, comme s'il ne s'agit pas de leur propre sécurité, les motocyclistes se plaisent dans ce jeu qui consiste à emprunter des chemins tortueux, ou simplement à narguer les agents en refusant d'obtempérer à leurs coups de sifflet.
C'est le cas de leur rappeler que le motif réel de l'initiative de cette mesure, c'est justement de les protéger eux-mêmes contre les risques des traumatismes crâniens, surtout que les motos sont impliquées, de façon quasi-quotidienne, dans des accidents graves à Niamey.
Toujours est-il qu'il revient aux agents de se faire respecter en sévissant avec fermeté et sans faiblesse dans l'application des dispositions édictées par la loi. En un mot, il faudra que force reste à la loi.
Assane Soumana(onep)

AG/ONU

Editorial

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !

lundi 17 décembre 2018

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !
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