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Visite du Centre d'éducation islamique de Dogondoutchi : Un joyau équipé mis à la disposition des populations de l'Aréwa

 

 

 


educ-islamicLe nouveau Centre de formation et d'éducation islamique, construit par la Fondation Islamique Internationale de Bienfaisance (FIIB), a reçu, le 9 février dernier, la visite du tout nouveau Directeur pays de ladite Fondation, M. Adil Osman Mohamed. Ce déplacement était l'occasion pour lui de rencontrer les élèves, les formateurs et le personnel administratif de ce centre mais aussi de constater de visu les différentes infrastructures qui y ont été réalisées.

« Ce centre est construit au bénéfice des populations de Dogondoutchi et surtout aux enfants. Nous travaillons dans ce centre avec l'association Ahlu Sunna wal Jama'a. Il permet aux enfants et même aux adultes de suivre l'enseignement islamique», a expliqué M. Adil Osman Mohamed. Aussi, il a invité la population à s'approprier de centre et d'en prendre grand soin. « De la réussite de ce centre dépendra la poursuite de la construction de telles infrastructures, de tels investissements dans d'autres quartiers de la ville et dans d'autres localités du pays », a indiqué Adil Osman Mohamed. Il a précisé que la Fondation Islamique Internationale de Bienfaisance travaille, main dans la main avec les autorités nigériennes, notamment avec la Cellule de Coordination des Affaires humanitaires, en particulier, dans le cadre de l'assistance aux nécessiteux et celui du bien-être des populations nigériennes en général. Présentant le centre, M. Mohamed a indiqué qu'il comprend 4 salles de classes équipées, 5 dortoirs équipés, un réfectoire de 48 places, un bloc administratif et une mosquée. Le Directeur de la FIIB a par la suite invité les responsables dudit centre à décliner leurs besoins dans le cadre de la bonne marche de l'établissement et a assuré que sa Fondation n'hésitera pas à répondre à toute sollicitude dans le cadre de ses actions.
Quant au maire de Doutchi, M. Illa Adamou, il s'est félicité de la création de ce centre. « J'ai accepté la mise en place de ce centre parce que c'est dans l'intérêt de notre communauté. C'est d'ailleurs à ce titre que ce terrain a été donné. Après la construction du centre, nous avons fait un plaidoyer avec les responsables de la communauté et c'est un fils de cette communauté qui a bien voulu s'investir pour électrifier ce centre. C'est pour dire que nous sommes fiers et reconnaissants. Nous demandons aux responsables de tout faire pour que ces enfants vivent mieux et apprennent bien. Nous nous engageons à accompagner ce genre d'entreprise », a déclaré M. Adamou. Le maire de Doutchi a saisi l'occasion pour lancer un appel en faveur de la clôture du centre, pour la protection et la sécurité des enfants et de tous ceux qui travaillent dans le centre.
La FIIB, une fondation qui vient en aide aux couches vulnérables
En prenant la parole le Sarkin Aréwa, M. Amadou Sabo, s'est lui aussi félicité du choix de sa localité pour la construction et l'équipement du centre, qu'il estime être une chance et une opportunité pour les enfants et même pour les adultes pour mieux connaître et pratiquer leur religion. « Actuellement, au niveau de notre chefferie nous avons plusieurs demandes en besoin de construction de mosquées, des puits ou des forages et même de ce genre de centre de formation islamique.
Répondant à toutes ces sollicitations, le Directeur pays de la FIIB, a invité les responsables administratifs et coutumiers à dresser leur liste de doléances, à transmettre par voie officielle à la FIIB-Bureau de Niamey, qui après examen l'enverra au niveau de son siège au Koweit, en vue de la suite à donner. M. Mohamed les a rassurés quant à son soutien pour que les différentes requêtes aboutissent. L'activité s'est poursuivie par la visite, de fond en comble, des différentes installations du centre.
« Du lundi au vendredi, je suis mes cours au Lycée et les samedis et dimanche je viens au centre. Cela fait maintenant deux ans. C'est fastidieux, mais j'aime beaucoup çà. J'en suis ravie, car en plus de ce que j'apprends à l'école occidentale, j'apprends sur ma religion pour mieux la comprendre et ainsi mieux la pratiquer. C'est dur mais je ne me plains pas », témoigne Aïchatou Illa, une élève en classe de 2e au Lycée de Doutchi et inscrite au Centre d'Education Islamique. Quant à Ismael Ibrahim, un élève âgé de 18 ans, fréquentant le centre depuis un an, il estime qu'avec les cours qu'il suit au centre islamique, il comprend mieux sa religion et s'applique à mieux la pratiquer. « En plus de la pratique de la religion et de la lecture du Saint Coran, nous apprenons le respect des parents, de son prochain bref comment vivre avec les autres et éviter les pièges du démon. Je suis vraiment heureux d'être ici. Car j'apprends comment vivre sur terre et comment préparer ma vie pour l'au-delà. En tout cas nous remercions la Fondation pour cette initiative », ajoute Ibrahim.
Malam Habibou Halid, fait partie des cinq formateurs du Centre d'Education Islamique. « Je suis Imam d'une mosquée et cela fait un peu plus d'un an que j'enseigne ici. Nous administrons des cours sur la religion, ses préceptes, sa pratique, la lecture du Coran et les bonnes pratiques dans la vie de tous les jours », précise-t-il. Selon lui, en plus des enfants de 7 à 18 ans qui suivent les cours les week-ends, des adultes aussi viennent apprendre sur l'Islam. « La journée nous faisons de cours d'adultes en islam pour les femmes et les nuits c'est autour des hommes de prendre les cours », explique Malam Halid. Le centre accueille aussi des orphelins, ces derniers ne paient rien pour accéder aux cours mais les autres payent chacun 750 FCFA par mois, pour permettre au centre de fonctionner, précise-t-il. Le Centre d'Education Islamique de Doutchi forme actuellement près de 200 élèves, scolarisés et non-scolarisés, âgés de 7 à 18 ans et une cinquantaine d'adultes.
Mahamadou Diallo, Envoyé spécial(onep)
11/02/19

 

 

 

AG/ONU

Editorial

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lundi 17 décembre 2018

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