Le Sahel

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Sus à la publication des images des victimes !


assane-soumanaDécidément les effets dévastateurs des réseaux sociaux sur nos valeurs sociales est sans limite. Aujourd'hui, dès que survient un tragique accident de la route ou une attaque terroriste perpétrée contre une localité ou contre nos Forces de défense et de sécurité, dans les heures qui suivent les images des atrocités commencent à circuler sur les réseaux sociaux. Au mépris du respect dû aux morts, certains témoins de ces actes de barbarie s'emploient sans vergogne à filmer les corps des victimes aux seules fins de les partager sur Whatsapp et sur Facebook.
Il est proprement indécent, voire cruel, de voir toutes ces images de gens ayant péri dans des accidents ou même des braves FDS tombés sur le champ d'honneur circuler d'un portable à un autre via WhatsApp ou sur Facebook. Où est donc le respect dû aux morts et à leurs familles ?
Cela est d'autant plus intolérable, qu'en agissant ainsi, nos concitoyens amènent de l'eau au moulin des sinistres assaillants dont le but est de répandre le piment de la terreur dans le cœur de l'ensemble de notre population. Aussi, que chacun se dise qu'à chaque fois que nous partageons ces images insoutenables de morts et de blessés tombés sous les balles des assaillants, nous contribuons à amplifier la sombre communication des terroristes.
Le problème est crucial et il mérite qu'on s'y attarde un peu pour y apporter une solution idoine et surtout définitive. Déjà, selon les échos qui nous sont parvenus, pour ce qui est des images qui fuitent des portables de certains éléments de nos FDS, la hiérarchie militaire a décidé de sévir en interdisant carrément l'usage du téléphone par les hommes engagés sur le théâtre des opérations.
Il revient également aux autres autorités compétentes en matière de gestion et de régulation de l'information de prendre la question à bras le corps. Tant il est vrai (et ça urge !) que des mesures fermes doivent être prises pour mettre fin à ces pratiques tout aussi nuisibles que les actions des terroristes. Ces structures doivent s'inspirer de l'exemple du Burkina Faso où la Commission de l'Informatique et des Libertés (CIL), garante de la protection des données personnelles, a récemment décidé que toute diffusion sur les réseaux sociaux des images des victimes des attaques terroristes est passible de sanctions allant des peines d'emprisonnement de trois mois à cinq ans, et 1 000 000 à 3 000 000 de francs CFA d'amende.Il faudrait qu'il en soit aussi ainsi chez nous au Niger !
Assane Soumana(onep)
22/02/19

AG/ONU

Editorial

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