Le Sahel

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Dossier


Dchets-plastiquesLa ville de Niamey est salle. On ne le dira jamais assez. Mais le plus inquiétant est que l'insalubrité a tendance à faire corps avec notre environnement quotidien. En effet, il n'est pas rare de voir des gens exercer des activités commerciales souvent sensibles comme la vente de nourriture dans un environnement immédiat insalubre. En outre, déverser des ordures sur la voie publique, jeter des sachets plastiques ou des mégots de cigarettes, sont devenus des actes banals, presque inconscients.
Du coup, tout coin de rue devient un dépotoir potentiel. Une situation qui contraste avec les vœux des plus hautes autorités du pays qui veulent donner une autre image de Niamey en la rendant coquette ou ''Nyala'', du nom du programme spécialement conçu et mis en œuvre à cet effet.
Si des gros investissements ont été déjà réalisés pour doter la capitale d'infrastructures structurantes comme les grandes routes périphériques, les échangeurs et autres équipements urbains, le chemin pour atteindre les objectifs fixés par le Programme Niamey Nyala reste encore long et compliqué. Un changement de comportements de la part des différents acteurs s'impose, en commençant d'abord par les citoyens qui doivent abandonner cette culture de l'insalubrité. Le phénomène est tellement réel qu'il se passe souvent au nez et à la barbe des mairies qui sont censées pourtant le combattre.
Que dire de ces espaces ouverts transformés en dépotoirs dans les différents quartiers? Le site de l'ancien Petit Marché, juste en face de l'Hôtel de Ville, est révélateur de cet état de fait. Pire, certains endroits dégagés à la suite de l'opération de déguerpissement sont menacés ou déjà envahis par l'insalubrité. Dans une telle situation où les services de la mairie semblent être impuissants et où leur autorité ne fait plus le poids, quelques acteurs non étatiques et privés comme les ONG et associations mènent quelques actions pour amener les populations de la capitale à développer le réflexe de l'entretien de leur cadre de vie.
Cependant, il est urgent d'accélérer le processus de mise en place d'une véritable décharge municipale dotée d'équipements de tri et de traitement des déchets aussi bien solides que liquides. En effet, à l'heure actuelle, les déchets qu'arrivent à dégager les services municipaux sont déversés non loin de la ville, et à l'air libre. Un grande partie, constituée de plastiques usagers, se répand dans l'environnement tandis que l'autre partie dégrade les quelques rares terres cultivables qui restent encore autour de la capitale. Pourtant, la gestion des déchets est, d'une part, un domaine qui peut générer emplois et richesses pour la jeunesse, pourvu que cette dernière en saisisse les opportunités ; d'autre part, son importance n'est plus à démontrer dans l'amélioration de notre cadre de vie et de la protection de l'environnement.
Siradji Sanda(onep)
www.lesahel.org

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AG/ONU

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lundi 9 janvier 2017

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