Le Sahel

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Société


PMLe Premier ministre, Chef du gouvernement, S.E Brigi Rafini, a effectué, vendredi dernier, une série de visites dans la ville de Niamey. Le Chef du gouvernement s'est rendu d'abord au quartier Lazaret où deux bâtiments flambant neuf ont été construits pour servir de locaux à deux institutions de la République, en l'occurrence la Cour des Comptes et le Conseil d'Etat, puis à l'échangeur Diori Hamani pour être témoin de l'anarchie qui s'installe sur cette belle infrastructure réalisée à grand frais par l'Etat pour la fluidité du trafic et faire de Niamey, une ville coquette conformément aux ambitions du Président de la République. Il était accompagné par des membres de son cabinet ; des ministres, ainsi que du gouverneur de la Région de Niamey et du président de la Délégation Spéciale de la Ville de Niamey.

Sur place au niveau des deux bâtiments quasiment prêts pour le déménagement de ses occupants, le Premier ministre, Chef du gouvernement a été accueilli par le président de la Cour des Comptes, M. Saidou Sidibé, entouré de ses proches collaborateurs. Les deux bâtiments ont été réalisés à hauteur de plus d'un milliard de FCFA pour permettre à ces institutions d'accomplir convenablement la mission qui leur est assignée. Le Chef du gouvernement a visité successivement les deux bâtiments affectés à la Cour des Comptes et au Conseil d'Etat.
A l'échangeur Diori Hamani de Niamey, le Premier ministre, Chef du gouvernement a été le témoin oculaire de l'utilisation anarchique de la double voie par les piétons. Ces derniers, au lieu d'utiliser les passerelles et les endroits réservés pour eux, se permettent de traverser la double voie où la circulation est dense, mettant du coup leur vie en danger. D'autres comportements qui empêchent l'échangeur de jouer pleinement son rôle ont été aussi observés par le Chef du gouvernement et la délégation qui l'accompagne. Il s'agit entre autres : de l'occupation anarchique des voies avec les étals des commerçants ; la présence des badauds sous l'échangeur ; la traversée de la double voie par des mendiants, des enfants talibés et l'existence des déchets solides et plastiques jetés ici et là.
A l'issue de cette visite, le président de la Délégation Spéciale de la Ville de Niamey a rappelé que le gouvernement est en train de faire des réalisations importantes dans la ville de
Niamey dans le but de rendre notre capitale moderne. S'agissant de l'échangeur Diori Hamani qui est mis en service il y a de cela quelques mois, on remarque malheureusement des pratiques contraires à sa fonction. Ces pratiques sont entre autres : des stationnements à des endroits non autorisés et surtout l'occupation anarchique de certains endroits publics ou des espaces réservés aux piétons qui sont occupés par les commerçants. Alors que cet échangeur vise d'une part à faciliter la mobilité urbaine et d'autre part à assurer la sécurité des usagers et des piétons. « Mais nous constatons que l'usage fait par les populations de cet ouvrage ne colle pas avec sa fonction. Nous avons aménagé des passerelles, des voies de passage pour les piétons qui ne sont malheureusement pas utilisées. C'est pourquoi, il est de notre responsabilité en tant qu'autorité de la ville de faire un travail d'information, de
sensibilisation mais aussi envisager des mesures coercitives aux contrevenants. Nous n'allons pas accepter cela. C'est dans cette optique que nous allons nous s'atteler très rapidement pour que cet ouvrage important qui a changé la ville soit utilisé comme cela se doit tout en respectant les règles du code la route. Il faudrait absolument que cet ouvrage décongestionne le trafic routier. Pour ce faire, une réflexion sera menée ensemble afin d'avoir une solution durable », a martelé M. Moctar Mamoudou, le président de la délégation spéciale de la ville de Niamey.
M. Moctar Mamoudou devait ensuite lancer un appel à l'endroit de la population de Niamey pour qu'elle entretienne les infrastructures routières. « Je pense qu'au-delà de la sensibilisation qui sera menée par la ville de Niamey et des ONG à l'intention des populations, il ne faut pas exclure des mesures coercitives pour faire régner l'ordre au niveau des certains carrefour de la capitale. En tout état de cause, la police municipale en collaboration avec la police nationale sera déployée au niveau des points névralgiques de la circulation pour dissuader les auteurs de ce cafouillage», a averti le président de la Délégation Spéciale de la ville de Niamey.

Hassane Daouda et Dalhatou Sahabi Aminou (Stagiaire)

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AG/ONU

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