Le Sahel

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Editos


DG-ONEP--CopieSortie exsangue et profondément affaiblie et ruinée, l'ancienne puissance coloniale française n'avait plus les moyens, ni militaires, ni économiques, ni même politiques, pour maintenir sous son giron son vaste empire colonial. L'ardent désir de liberté et d'émancipation qui caractérisait cette seconde moitié du XXème siècle devait être le ferment des velléités souverainistes des peuples restés longtemps sous le joug impérialiste de la patrie de Molière, qui se gargarise pourtant d'être la terre de naissance des droits de l'homme.
En contradiction flagrante avec sa propre histoire d'une part, et surtout face à l'émergence d'un nouvel ordre international plus favorable aux aspirations d'autodétermination des peuples d'autre part, l'ancienne tutelle coloniale était contrainte de lâcher du lest, malgré une irrésistible volonté hégémonique. Elle fera ce premier pas à travers la fameuse Loi-Cadre de 1956, appelée Loi Defferre, du nom de son initiateur, le célèbre Ministre de l'intérieur français, Gaston Defferre.
Ce texte législatif, N° 56-619, adopté par le Parlement le 23 juin 1956, constitue une étape importante dans le processus d'émancipation des territoires coloniaux en Afrique. Ce texte majeur transforme en profondeur la façon de gouverner les colonies françaises d'Afrique, modifie les pratiques électorales et surtout, amorce l'africanisation des cadres politiques. En 1958, avec le retour au pouvoir du Général De Gaulle, le processus de décolonisation prend forme avec la création d'une république autonome selon le schéma de décentralisation promulgué la même année. C'est ainsi que naquit, le 18 Décembre 1958 la République du Niger qui était le territoire colonial français !
Aujourd'hui, 18 Décembre 2018, cela fait donc 60 ans qu'a été proclamée, solennellement, la République du Niger. Deux années plus tard, le Niger accède à l'indépendance : c'était le 03 Août 1960.
La commémoration de cette date anniversaire a évolué dans le temps, suivant les régimes politiques qui se sont succédé au Niger. Mais, cette célébration nationale a pris un cachet particulier sous le régime de la Renaissance du Niger de SE Issoufou Mahamadou, Président de la République. En effet, sous le règne de cet infatigable bâtisseur, la fête tournante du 18 Décembre initiée sans doute par son prédécesseur Tandja Mamadou, a dès lors pris une autre envergure pour quitter le stade de simple villégiature qu'elle était jadis, pour devenir, sous nos yeux, une véritable entreprise de reconstruction totale des chefs-lieux de région qui se modernisent grâce aux investissements massifs pour ériger des infrastructures
socioéconomiques dans ces villes bien souvent oubliées !
Il y eut depuis, dans la foulée, Dosso Sogha qui a profondément modifié la Cité légendaire des Djermakoye, puis ce fut le tour de Maradi Kolia, ensuite ce fut le tour de la capitale de l'Aïr, avec Agadez Sokni, puis l'honneur revint à Tahoua Sakola.
Aujourd'hui, c'est Zinder qui s'apprête à allumer la flamme du 60ème anniversaire de la proclamation de la République. Déjà, embellie par certaines réalisations mythiques, notamment la reconstruction du marché historique de Kassouan Dolé, la capitale du Damagaram sera tout aussi un bijou, à l'instar des autres régions qui ont eu le bonheur d'être habitées par les grâces de la Renaissance.
Incontestablement, les deux mandats du Président Issoufou Mahamadou auront été, véritablement, ceux de la Renaissance du Niger. Ce n'est point une exagération ou une flagornerie de mauvais aloi s'il faut parler de la Renaissance du Niger. En effet, en peu de temps et dans un contexte d'insécurité généralisée conjuguée à la chute des prix des matières premières (pétrole, uranium), le Président Issoufou a su néanmoins maintenir le rythme de ses chantiers-phares un peu partout dans le pays et c'est en cela que le personnage est extraordinaire ! On dit souvent que les grands hommes choisissent le marbre pour y imprimer leur passage aux affaires, et la postérité pourra en témoigner. Salut le bâtisseur, Président Issoufou !
Joyeux anniversaire à l'ensemble du peuple nigérien à l'orée de cette nouvelle année et, plaise à Dieu, la fête sera belle dans la capitale aux mille flambeaux du Damagaram !

Par Zakari Alzouma Coulibaly
18/12/18

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AG/ONU

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