Le Sahel

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Culture



cultureL'ambassadeur, délégué permanent du Niger auprès de l'Unesco, SE Inoussa Ousseini a représenté notre pays, aux cérémonies du Festival des Continents, organisées du 5 au 9 juillet au Fort de Querqueville, Cherbourg-en Cotentin, dans le nord de la France.
Ce festival, dont c'est la première édition, fondé par Monsieur Boubekeur Khelfaoui, a été placé sous la présidence de Monsieur Oumar Keita, ambassadeur, délégué permanent du Mali auprès de l'Unesco, président du groupe africain, sous le parrainage officiel de l'Institution.
Plus d'une centaine de personnes, représentant les 12 délégations africaines auprès de l'Unesco ont pris part aux différentes manifestations. Il y'avait au programme, des conférences, sur des thématiques variées, parmi
lesquelles, ''la place du patrimoine culturel immatériel dans la sauvegarde des valeurs culturelles'', ''les cultures orales et immatérielles dans les littératures africaines'', '' la route transsaharienne'', ''la parenté plaisante'', ''les routes du savoir entre le Maghreb, le Sahel et l'Europe'', ''l'origine africaine des mathématiques''.
Des expositions figuraient également au programme de ce festival, sur l'IMZAD, par exemple ; cet instrument de musique partagé par le Niger, l'Algérie et le Mali. A ce propos, il faut signaler, comme l'a fait l'Ambassadeur Inoussa Ousseini, aux invités, que le Niger organisera, à Niamey, du 23 au 30 novembre 2019, des rencontres sahélo-sahariennes qui réuniront les pays ayant le Sahel et le Sahara en partage, avec comme thème central, l'IMZAD.
L'objectif de l'évènement, qui sera parrainé par le G5-Sahel et l'Unesco, est d'engager, a indiqué l'Ambassadeur Inoussa, «un ensemble d'actes symboliques destinés, à donner du sens à l'avenir de cette immense région du continent africain ; d'élargir l'entente entre les membres du G5-Sahel aux pays parties prenantes des accords de paix de Ouagadougou et d'Alger, afin d'ouvrir la perspective de ce développement culturel commun ».
« Cette volonté, a-t-il poursuivi, repose sur la conviction que la culture nous offre les moyens de renforcer les liens historiques entre les peuples de cet espace. Trop longtemps négligée, elle apparait aujourd'hui non seulement comme un accélérateur du
développement mais aussi comme le meilleur rempart contre l'idéologie djihadiste et les drames humains qu'elle entraine ».
En prélude à ce grand évènement, une dizaine de films nigériens ont été programmés, en projection, au cours de ce festival de Querqueville. Des films classiques tels ''Tourou et Bitti'' de Jean Rouch,'' les cow-boys sont noirs'' de Serge Henri Moati, en passant par les plus modernes, comme ''Al'ééssi'' et ''Zin'naariya'' de Ramatou Keita, ou plus récents, ''l'Arbre sans fruit'' d'Aicha Macky, '' Koukan Kourcia'' de Sani Magori.
Au titre des documentaires sur le Niger, citons la Caravane du sel d'Alissa Descotes-Tyosaki, la préparation d'une caravane de sel et la traversée de 3000 kms de désert. Caravane que la réalisatrice compte faire inscrire au patrimoine immatériel de l'Unesco.
Enfin, il est à signaler que des concerts ont ponctué le chronogramme de ces manifestations. Les visiteurs et les participants à ce festival ont pu, en ce qui concerne le Niger, apprécié des prestations musicales des Filles de Illighadad de Tahoua, spécialement dépêchées pour ce festival.
Moussa Hamani AP/ Ambassade du Niger en France

11/07/18

Publié dans Culture
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AG/ONU

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