Le Sahel

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Tinni Abdou

 

 

 


nigerLe vendredi 15 février 2019 aux environs de 18 heures des éléments lourdement armes de la secte Boko Haram a bord des véhicules dont un engin blinde ont attaque la position de la garde nationale de Chetima wangou.
La riposte des éléments de la garde nationale du Niger a permis de repousser l'ennemi âpres un combat acharne ;
Le bilan de cette attaque est le suivant :
- Côté amis: sept (07) morts et six (06) blesses par balles
- Côté ennemis :
> Plusieurs morts dont un laissé sur place et de nombreux blessés emportés par les assaillants
> Huit (08) éléments de Boko Haram capturés
> Matériels récupérés
• Trois (03) véhicules montés de mitrailleuses de 12/7M/M
• Trois fusils (03) Ak47
• Des centaines de munitions tous calibres confondus.
Les opérations de ratissage sont engagées dans le secteur pour rattraper et neutraliser l'ennemi.
En cette douloureuse circonstance, le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses, au nom du Président de la République, du gouvernement et du peuple nigérien, adresse ses condoléances les plus émues aux familles des disparus, à l'ensemble des forces de défense et de sécurité et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Le ministre d'Etat réitère les encouragements des plus hautes autorités à nos vaillantes forces de défense et de sécurité, qui mènent avec courage et dévouement, une lutte implacable contre ces forces obscurantistes.
Vive le Niger

Onep
18/02/19

 

 

 



photo-de-familleLe 2ème vice-président de l'Assemblée nationale, M. Mahamane Elhadj Ali Liman, a présidé hier l'ouverture d'une session de formation organisée par l'Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF) et l'Université Senghor sur l'administration et l'organisation du travail parlementaire. Durant six (6) jours, la quarantaine de fonctionnaires des Assemblées nationales, venus du Niger, du Benin et du Mali poursuivront un cycle de 33 heures de formation qui débouche sur l'attribution d'un diplôme universitaire. La cérémonie d'ouverture s'est déroulée en présence des députés nationaux, du ministre chargé des Relations avec les Institutions, du Secrétaire général de l'Assemblée nationale, Moussa Salé et de plusieurs invités.
Cette 10ème formation diplômante s'inscrit dans le cadre des actions de coopération de l'AFP et l'Université Senghor avec les parlements francophones. Elle permettra de renforcer les compétences des fonctionnaires parlementaires dans les principaux métiers d'Assemblée et de partager les expériences respectives de conduite d'un parlement. Selon M. Phillippe Pejo, fonctionnaire du Sénat de la
République Française, représentant M. Jacques Krabal, Secrétaire général de l'APF (député de France), leur institution s'est engagée collectivement dans une nouvelle dynamique pour répondre concrètement aux enjeux, défis et opportunités qu'offre ce monde en mutation. «L'APF restera un espace de partage où circulent les expériences et bonnes pratiques. Mais il faut aller plus loin et nous recentrer sur notre cœur de métier parlementaire qui consiste à proposer et à voter les lois. Cette session de formation est, en quelque sorte, le prolongement et l'approfondissement de cette dynamique parlementaire amorcée au sein des institutions de la Francophonie », a déclaré, M. Philippe Pejo livrant le message de M. Jacques Krabal.
Durant les six jours, les participants suivront des exposés sur les thèmes, tels que, les régimes politiques francophones comparés : régimes parlementaires, présidentiels ; les fonctions parlementaires : production législative et contrôle de l'exécutif. Il y a également le contrôle de constitutionalité des lois : les grandes tendances ; les statuts et carrières des fonctionnaires parlementaires ; la rédaction de documents, notes, rapports, synthèses. Les participants seront aussi formés sur la préparation et le déroulement de la séance plénière ; la déontologie du travail parlementaire ; le travail des commissions ; les relations extérieures du parlement etc.
Dans son allocution d'ouverture des travaux, le 2ème Vice président de l'Assemblée nationale M. Mahamane Elhadj Ali Liman s'est félicité de la diversité des thématiques aussi importantes les unes que les autres. « Je ne peux que vous engager instamment à être aussi studieux qu'assidus au cours », a-t-il appelé. Il a enfin déclaré qu'au regard du profil des quatre conférenciers qui assurent cette formation, il ne doute point que les objectifs académiques fixés seront pleinement atteints.

Seini Seydou Zakaria(onep)
18/02/19


audienceLe Premier Ministre, Chef du Gouvernement, SE BrigiRafini, a reçu le 15 février dernier en audience, une forte délégation conduite par le Khalife mondial des Tidianes, Cheick Sidi Tijani Bel Arabi qui était en visite au Niger.

Onep
18/02/19


final-1La 21e édition de la Coupe d'Afrique des Nations de moins de 20 ans (CAN U20 Niger 2019) a pris fin hier à Niamey avec le sacre de l'équipe de l'équipe du Mali (Les Aiglons). La finale qui s'est déroulée sur la pelouse du Stade Général Seyni Kountché a mis aux prises le Sénégal face au Mali. La rencontre s'est déroulée en présence du Premier ministre, Chef du gouvernement, SE Brigi Rafini, du président de la Confédération Africaine de Fooball (CAF), M. Ahmad Ahmad. A l'issue de la séance des tirs au but, le Mali s'est imposé par 3 buts à 2, le score étant d' un (1) but partout à l'issue du temps réglementaire.

Dès le coup d'envoi de la rencontre chaque formation a affiché l'engagement de remporter le précieux trophée. Rappelons que les deux équipes se sont déjà affrontées lors du match de la première journée et ce sont les lionceaux du Sénégal qui se sont imposés sur un score de 2 buts à 0. Connaissant les atouts de l'adversaire, les aiglons du Mali se sont bien préparés pour le match dans l'optique de prendre leur revanche. Quant aux Sénégalais, ils croyaient encore être en mesure d'infliger la même sanction aux Aiglons du Mali.
Le match a débuté avec des actions ici et là. A la 15ème minute du jeu, les Maliens ont mené un mouvement coordonné autour de la surface de réparation du portier sénégalais. Après avoir éliminé la défense sénégalaise, Boubacar Traoré du Mali a renvoyé le ballon dans la cage sénégalaise laissant Dialy Ndiaye, le portier sénégalais impuissant. Le Mali ouvre le score et continue à dominer le match jusqu'à la fin de la première partie. De retour des vestiaires, les Maliens ont poursuivi le match en gardant la même intensité du jeu. A la 58e minute El Bilal Touré a perforé la défense pour se trouver seul face au portier qui a réussi à écarter le danger. Les lionceaux qui reprenaient confiance s'approchaient de plus en plus de la cage malienne.final
A la 75e minute Amadou Ndiaye égalise le score pour le Sénégal suite à une reprise qui a échappé complètement au contrôle du portier malien Koita Youssouf. Les lionceaux reprennent alors le contrôle du terrain en accentuant la pression sur la défense malienne. Le temps réglementaire était achevé sur un score d'un but partout et l'arbitre a renvoyé les deux formations en prolongation (2 x 15 minutes). A l'issue des prolongations, le score est resté inchangé. Les deux équipes sont alors obligées de passer à la séance de titre au but. Les lionceaux qui ont pourtant fait un parcours exceptionnel ont manqué des tirs au but face au portier malien serein, calme et imperturbable. Le Mali a pris sa revanche et s'offre le trophée. Le prix de meilleur joueur, a été décerné à Amadou Ndiaye du Sénégal, celui du Fair-play à l'équipe du Sénégal. Le capitaine de l'équipe du Mali a reçu le trophée des mains du Premier ministre, Chef du gouvernement SE Brigi Rafini.
Retenons que l'Afrique du Sud a remporté la 3e place lors du match de classement contre le Nigéria à l'issue de séance de tirs au but. La prochaine édition de la CAN-20 se tiendra en 2021 en Mauritanie.
Laouali Souleymane(onep)
18/02/19


visiteLe Premier ministre, SE. Brigi Rafini, accompagné d'une forte délégation composée des membres du gouvernement, des responsables municipaux de la capitale et des cadres du Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, a visité, le 16 février dernier, l'un des sites de la 8ème foire des maraîchers de la région d'Agadez à Niamey, installé à la Place Toumo. Etaient également présent lors de cette visite, l'Ambassadeur Chef de la Délégation de l'Union Européenne (UE) au Niger SE. Denisa-Elena Ionete, le président de la Plateforme Paysanne du Niger (PFPN) M. Djibo Bagna et plusieurs autres invités. La délégation gouvernementale a, à cette occasion, visité les différents stands où elle a apprécié la diversité et la qualité des produits agricoles. Les producteurs ont échangé avec les autorités qui ont pris des engagements pour permettre aux producteurs de vivre des retombées de leurs labeurs, de rendre plus régulière et pérenne la foire, et cela au-delà de la capitale. Y sont exposés au niveau des différents stands : de la pomme de terre, de l'oignon, de l'ail, d'épices, de la tomate, de la grenadine, du raisin, des oranges, et diverses épices, etc.
Le Premier ministre a confié qu'il est venu voir, encourager, écouter et surtout échanger avec ces producteurs, qui sont là depuis près de deux mois, sur ce site mais aussi sur d'autres à Niamey, pour le travail remarquable qu'ils font. « Il ressort de nos échanges que, ces producteurs sont dans une dynamique qui évolue positivement. Chaque année, il y a plus de producteurs, de produits, d'exposants, qui prennent part à cette foire à Niamey. Certains ont même des difficultés à écouler leurs productions », a noté SE Brigi Rafini. Ces producteurs ont, selon le Chef du gouvernement, émis le vœu de leur trouver un espace, plus approprié, pour la conservation et l'exposition de leurs produits, pour qu'ils soient à la disposition des consommateurs. « C'est une revendication, tout à fait légitime, que nous allons examiner en relation avec les responsables de la Communauté urbaine de Niamey, ainsi que les différents partenaires et projets qui nous accompagnent dans ce cadre. Si chacun peut contribuer à la recherche de cette demande, je crois que cela ne fera qu'encourager ces producteurs et renforcer la filière agricole dans notre pays », a estimé Brigi Rafini.
Ce qui, selon le Premier ministre, va permettre au Niger de se passer des importations des produits vivriers comme la pomme de terre, les agrumes et les autres spéculations que produisent ces vaillants paysans. « Sur ce plan, nous sommes auto-suffisants, et nous serons même à mesure d'en exporter. Nous allons, pour cela, revoir l'organisation de cette filière, de manière à la rendre plus rationnelle et pour qu'elle puisse dégager les plus-values, que nous attendons de notre agriculture », a indiqué Brigi Rafini. Il a ensuite fait remarquer que beaucoup de ces producteurs viennent de loin, il y en a qui ont parcouru 1.000, 1.200, 1.300 km, avec leurs produits pour les exposer et les vendre. « Ils sont vraiment à saluer, à féliciter et à encourager. La place que nous allons réserver à ces producteurs et à leurs produits, comme ils l'ont souhaité, sera accessible à tous les maraîchers du Niger, qui voudraient approvisionner Niamey la capitale », a précisé le Chef du gouvernement. Ce qui, selon lui, nécessite des dispositions à prendre, pour la disponibilité et l'accessibilité, à tout moment de ces produits maraîchers.
« C'est pourquoi, nous interpellons les responsables de la Communauté urbaine de Niamey, notamment le président de la Délégation Spéciale, que je sais très disposé à prendre une décision pour répondre à cette préoccupation des exposants », a-t-il ajouté. S.E Brigi Rafini a, par ailleurs, appelé les producteurs maraîchers à mieux s'organiser, de manière à dégager un temps suffisant pour la production, car passant beaucoup plus de temps à la recherche des débouchés, à la commercialisation et à la conservation de leurs produits, qu'à la fonction essentielle qu'est la production. « Je pense qu'il existe d'autres acteurs qui peuvent prendre le relais concernant la conservation, la transformation et la commercialisation de ces produits. C'est cet appel que nous lançons à tous les opérateurs nigériens, qui doivent s'intéresser et s'investir aussi dans cette filière agro-pastorale, pour que notre production connaisse des meilleurs performances », a souhaité le Premier ministre.

Le président de la Délégation Spéciale promet de prévoir un meilleur site pour les prochaines foires

Intervenant à son tour, le président de la Délégation Spéciale de Niamey, M. Mamoudou Mouctar, a reconnu que ces maraîchers méritent d'être soutenus, surtout qu'ils viennent de la zone désertique estimée comme pas agricole. « Avec ce diversité de produits naturels et locaux, ceci nous montre que ces producteurs sont non seulement capables de nourrir le désert mais aussi de nourrir la ville de Niamey. La ville de Niamey les remercie. Et ceci est un signal fort, pour les populations de Niamey, pour dire que quelque part, il y a nécessité d'une certaine mobilisation à faire autour du travail de la terre, surtout dans la zone du fleuve », a déclaré M. Mouctar. Pour le président de la Délégation spéciale de Niamey, les producteurs du désert donnent ainsi un bon exemple à suivre. « En tant que responsable de la ville de Niamey, je suis à leur côté pour les accompagner et par rapport à la place qu'ils ont demandée, nous allons déjà engager des réflexions, avec le cabinet du Premier Ministre, pour que la prochaine foire soit tenue dans un espace uniquement dédiée à eux mais aussi à toutes les bonnes volontés qui œuvrent dans le développement du maraîchage au Niger », a annoncé M. Mamoudou Mouctar. Cela rejoint, estime-t-il, un Programme auquel tient beaucoup le Président de la République, à savoir l'Initiative 3 N, cette initiative pour que les Nigériens nourrissent les Nigériens.
L'Ambassadeur Chef de la Délégation de l'UE, au Niger Denisa-Elena Ionete, qui dit avoir suivi, attentivement et avec intérêt les différentes interventions, s'est dit très enthousiaste pour ce genre d'activité de découverte et d'échange, qui lui permet de prendre contact avec la vie quotidienne des populations nigériennes. « Je reconfirme que l'Union Européenne, continuera et développera son partenariat avec le Niger, dans un si important domaine de la vie de ces populations, à savoir l'agriculture et la sécurité alimentaire », a-t-elle déclaré. Denisa-Elena Ionete a ajouté être régulièrement en contact avec le Ministère de l'Agriculture, pour discuter sur la question de la sécurité alimentaire. « Ces discussion se poursuivront notamment, dans le cadre des nouvelles initiatives, du partenariat entre l'UE et l'Afrique, un partenariat pour la croissance et l'emploi, qui s'appuiera sur l'identification et le développement des filières porteuses. Et l'une des filières retenues est l'agriculture », a précisé la Cheffe de la Délégation de l'Union européenne au Niger. Elle a annoncé que dans les prochaines semaines, le Ministère de l'Agriculture et l'UE travailleront, à fond, pour l'aboutissement de tous ces dossiers. Et un certain nombre de propositions seront développées au courant de cette année 2019.
Auparavant, M. Adam Ibrahim, président de l'Union des coopératives de Timia et M. Mahamoudane Dachou, membre du Comité d'organisation de ladite foire ont, au nom des maraîchers, pris la parole pour, remercier les autorités pour leur implication et leur présence à leur côté. Ils ont saisi la même occasion pour décliner leurs besoins et leurs inquiétudes. Ces préoccupations ont pour noms, la longue distance à parcourir avant de venir exposer leurs produits, la question de la conservation et de la transformation de leurs produits maraîchers mais aussi et surtout les problèmes des débouchés. Par rapport à cette dernière question, le président de la Plateforme paysanne du Niger, M. Djibo Bagna, pense avoir la réponse. En effet, sur place, il a proposé que le Président de la République, le président de l'Assemblée Nationale, le Premier Ministre, le Ministre d'Etat en Charge de l'Agriculture, ainsi que les autres membres du gouvernement et les députés nationaux,
s'approvisionnent en produits maraîchers sur l'un des trois sites de ladite foire, cela pour donner l'exemple et inspirer les Nigériens.
Ce faisant, estime M. Djibo, l'exemple à suivre sera donné, par les plus hauts responsables de notre pays, ce qui ne manquera pas d'impulser les visites et l'achat de ces divers et multiples produits du terroir. Il a par la suite, invité les populations nigériennes à venir s'approvisionner dans la dynamique de la campagne « Consommons Nigérien », c'est-à-dire consommons ce que nous produisons au niveau local avant de nous intéresser aux autres produits. Notons qu'au total, trois sites ont été prévus à Niamey pour accueillir cette exposition des produits maraîchers. Il s'agit de la place Toumo, du quartier Boukoki, à côté du garage mairie et, à Lazaret, sur la route de la Francophonie. La foire qui a débuté le 12 janvier dernier, pour une durée de plusieurs semaines, a enregistré cette année plus de 200 exposants, repartis sur plus de cents stands et, a accueilli des centaines de visiteurs. Notons que cette foire se tient au moment où plusieurs autres activités, concernant ce secteur, sont organisées dont : le symposium scientifique sur la transformation du monde rural à travers les sciences et les technologies, le festival international du mil (FESTIMIL) et la Journée Nationale de l'Agriculture et de l'Elevage. Tous ces évènements concourent à donner une nouvelle impulsion à la productivité du monde rural et à encourager les Nigériens à privilégier la consommation des produits locaux.

Mahamadou Diallo(onep)

18/02/19



lancementLe ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture et de l'Elevage, M. Albadé Abouba, a procédé le 15 février dernier à Niamey, au lancement officiel de la section nigérienne du Projet d'appui régional à l'initiative pour l'irrigation au Sahel, PARIIS-NE. Ce projet, né de l'appel à l'action pour le développement de l'irrigation dans l'espace sahélien lancé par six (6) pays, intervient dans un contexte particulièrement difficile pour les Etats de la région, qui s'emploient à juguler les effets néfastes du réchauffement climatique sur la productivité du monde rural.
Dans son allocution à la cérémonie de lancement officiel du projet PARIIS-NE, le ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture et de l'Elevage a rappelé que les pays sahéliens font face à d'énormes difficultés en matière de maitrise de l'eau. Cette situation se caractérise notamment par un rythme lent de réalisation des aménagements ainsi que des superficies irriguées et irrigables sous-exploitées, des investissements publics et privés très limités et des possibilités d'accès,
également très faibles, à des techniques et technologies modernes d'irrigation.
Le Ministre d'Etat Albadé Abouba a ajouté que le projet PARIIS vise essentiellement à améliorer les capacités de planification, d'investissement et de gestion, et aussi à accroitre les superficies aménagées dans les six pays que sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad. Cette initiative cadre avec l'objectif « faim zéro d'ici 2021 » du Président de la République et qui constitue l'un des défis majeurs à surmonter par le Niger. Cette ambition légitime « nous impose de transformer fondamentalement le secteur rural afin qu'il soit véritablement à même de répondre efficacement aux attentes, en dépit des contraintes auxquelles le pays est exposé » a dit M. Albadé Abouba.
Pour Mme Joëlle Dehasse, Représentante Résidente pour le Niger de la Banque Mondiale, c'est la première fois, avec le PARIIS, qu'un projet de dimension régionale est spécifiquement focalisé sur le développement de l'irrigation. Ce caractère régional du projet, dit-elle, se justifie par la forte volonté des Etats du Sahel de développer une coopération qui doit permettre « d'améliorer les performances du secteur de l'irrigation et d'accélérer les investissements en travaillant très concrètement sur la façon de faire les choses ». Il s'agit de faire progresser le secteur dans son ensemble, a affirmé Mme Joëlle Dehasse, et aussi de sortir de la situation actuelle de dispersion des interventions entre de multiples projets dont le caractère temporaire « ne permet pas aux ministères techniques de construire une mémoire institutionnelle ».
La section nigérienne du projet d'appui régional à l'initiative pour l'irrigation au Sahel (PARIIS-NE), vise essentiellement l'aménagement de 4.710 ha dont 500 ha en grande irrigation, la réalisation et la réhabilitation de cinquante ouvrages de mobilisation des eaux et la couverture de 9.700 bénéficiaires directs dont 35% de femmes. Les activités liées au projet PARIIS-Niger se tiendront dans 12 départements et dix-neuf communes des régions d'Agadez, de Dosso, de Tillabéry et de Tahoua, pour un total de 25 sites. Dans chaque commune, le projet interviendra dans des territoires communautaires confrontés aux situations de dégradation des terres et de tarissement des ressources en eau, de baisse de la fertilité des sols, ainsi que de celle de la production fourragère.
Le projet PARIIS introduit au Sahel un changement de paradigme qui permet de partager les processus et les modalités de mise en œuvre de ses composantes afin que les acteurs et les Etats impliqués s'approprient les solutions adaptées aux besoins des producteurs dans le but de les institutionnaliser. PARIIS-Niger est cofinancé par la Banque Mondiale pour plus de quinze milliards de francs CFA et la Coopération Espagnole pour environ dix milliards de francs CFA.

Souleymane Yahaya (Stagiaire)

18/02/19

 

 

 


conseil-15-tLe Conseil des Ministres s'est réuni ce jour, vendredi 15 février 2019, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République, Président du Conseil des Ministres. Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :
I. AU TITRE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

1.1. Projet de décret portant renouvellement de la prorogation des mandats des conseils municipaux, de villes et régionaux, ainsi que des délégations spéciales.

Le mandat des conseils municipaux, de villes et régionaux est de cinq (5) ans. Toutefois, aux termes des dispositions des articles 23 (nouveau) et 98 (nouveau) de l'ordonnance n° 2010-54 du 17 septembre 2010, portant Code Général des Collectivités Territoriales, modifiée notamment par la loi n° 2016-31 du 08 octobre 2016, « en cas de nécessité, ce mandat peut être prorogé de six (6) mois, renouvelables par décret pris en Conseil des Ministres, sans que la durée cumulée des prorogations ne dépasse celle d'un mandat».

De même, en ce qui concerne les Délégations Spéciales remplaçant les conseils municipaux, de villes et régionaux, l'article 180 (nouveau) du Code Général des Collectivités Territoriales dispose en son alinéa 2 que : « lorsque les circonstances ne permettent pas l'organisation de la consultation électorale en vue du renouvellement du Conseil dissous, démissionnaire ou dont l'élection est annulée, la durée des pouvoirs de la Délégation Spéciale est prorogée de six (6) mois renouvelables par décret pris en Conseil des Ministres, sans que le total cumulé des prorogations ne dépasse la durée du mandat du conseil municipal, de ville ou régional ».

C'est en application de ces dispositions légales qu'intervient le présent projet de décret pour renouveler la prorogation des mandats des conseils municipaux, de villes et régionaux, ainsi que celle des Délégations Spéciales, pour une durée de six (6) mois, à compter du 17 février 2019.
1.2. Projet de décret portant dissolution des conseils municipaux des communes rurales de Tchadoua (Département d'Aguié) et de Kourni Koutchika (Département de Kantché).

Suite à la révocation du Maire de la Commune Rurale de Tchadoua par décret n° 2018-658/PRN/MI/SP/D/ACR du 28 septembre 2018 et à la démission du Maire de la Commune Rurale de Kourni Koutchika, à l'issue d'une motion de défiance du Conseil Municipal adoptée le 03 novembre 2018, les activités de gestion de ces deux communes sont bloquées, faute d'organes exécutifs.

En effet, il ressort des rapports circonstanciés des préfets des départements concernés que les conseils municipaux de ces communes ne comprennent en leur sein aucun membre élu remplissant les conditions légales de diplôme, pour être éligible à la fonction de maire, conformément aux dispositions de l'article 52 du Code général des collectivités territoriales qui dispose : « le maire ainsi que le ou les adjoints (s) sont élus parmi les conseillers élus titulaires d'au moins le Brevet d'Etudes du Premier Cycle (BEPC) ou d'un diplôme équivalent ».

Cette carence grave née de l'absence de conseillers qualifiés rend impossible l'élection des maires et par conséquent, le fonctionnement régulier des conseils municipaux concernés.

En l'espèce, l'article 177 du Code Général des Collectivités Territoriales dispose que : « lorsque son fonctionnement se révèle impossible, le conseil municipal ou régional peut être dissous. La dissolution est prononcée par décret pris en Conseil des Ministres, sur rapport du Ministre chargé de la tutelle des collectivités territoriales ».

C'est en application de ces dispositions que le présent projet de décret intervient pour proposer la dissolution des Conseils Municipaux des Communes Rurales de Tchadoua (Département d'Aguié) et de Kourni Koutchika (Département de Kantché).

1.3. Projet de décret portant dissolution du Conseil Municipal de la Commune Rurale de Goroual (Département de Téra).

La mission d'inspection et de contrôle conduite par l'Inspection Générale de l'Administration Territoriale (IGAT) au niveau de la Commune Rurale de Goroual (Département de Téra), a d'une part, fait ressortir des manquements émaillant la gestion administrative et financière et, d'autre part, constaté un fonctionnement irrégulier du Conseil Municipal.

Il ressort du rapport de cette mission que le Conseil Municipal a procédé irrégulièrement au transfert du chef-lieu de la commune rurale de Goroual de « kolmane » à « Téguey », par une délibération qu'il a mise en application.

En effet, la loi n° 2002-14 du 11 juin 2002, portant création des communes et fixant le nom de leurs chefs lieux, fixe le chef-lieu de la commune rurale de Goroual à « kolmane ».
Par ailleurs, aux termes de l'article 11 de la loi n° 2008-42 du 31 juillet 2008, relative à l'organisation et l'administration du territoire de la République du Niger : « les limites, le nom et le chef-lieu des régions, des départements et des communes sont fixés par la loi. Le changement de nom et le transfert de chef-lieu des régions, des départements et des communes sont prononcés par la loi sur demande motivée ou après avis de leurs organes délibérants respectifs. »

Par cet acte manifestement illégal, le Conseil Municipal de Goroual a outrepassé ses prérogatives, en délibérant sur un objet étranger à ses compétences. Cette situation, source de dysfonctionnement du conseil et de conflits au sein des populations, met en cause les intérêts de la collectivité et de sa population en général.

Le présent projet de décret est pris en application de l'article 177 du Code Général des Collectivités Territoriales qui dispose que « lorsque son fonctionnement se révèle impossible, le conseil municipal ou régional peut être dissous. La dissolution est prononcée par décret pris en Conseil des Ministres, sur rapport du ministre chargé de la tutelle des collectivités territoriales ».

II. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L'EXTERIEUR.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet d'ordonnance autorisant la ratification de l'Accord de financement composé d'un prêt n°2000002551, d'un montant de cinq millions trois cent soixante-dix mille euros (5 370 000 €) et d'un Don n° DSF 2000002550, d'un montant de cinq millions trois cent soixante-dix mille euros (5 370 000 €), entre le Gouvernement de la République du Niger et le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), pour le financement du programme de Développement de l'Agriculture Familiale dans la Région de Diffa (Pro DAF Diffa), signé le 14 décembre 2018 à Rome et le 02 janvier 2019 à Niamey.

L'objectif global de l'Accord, objet du présent projet d'ordonnance, est de contribuer à assurer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les capacités de résilience des ménages ruraux de la région de Diffa.

Le programme financé par cet accord sera mis en œuvre à travers deux composantes, à savoir : le renforcement de l'agriculture familiale durable et l'accès aux marchés.

Le présent projet d'ordonnance a été pris conformément à la loi n° 2018-89 du 21 décembre 2018, autorisant le Gouvernement à prendre des ordonnances, après avis de la Cour Constitutionnelle.

III. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, DE L'ALPHABETISATION, DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES ET DE L'EDUCATION CIVIQUE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret modifiant le décret n° 2016-352/PRN/MEP/A/PLN/EC du 08 juillet 2016 portant organisation du Ministère de l'Enseignement Primaire, de l'Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l'Education Civique.

Dans le cadre de la mise en œuvre effective du processus de transfert des compétences et des ressources de l'Etat aux collectivités territoriales, certaines des compétences de l'Etat ont été transférées aux communes, notamment dans le domaine de l'Education.

En cohérence avec sa feuille de route le Ministère de l'Enseignement Primaire, de l'Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l'Education Civique s'est aussi engagé sur plusieurs réformes en vue de restaurer la qualité de l'éducation.

En effet, malgré les multiples avancées enregistrées en matière d'accès à l'éducation, la qualité des enseignements-apprentissages demeure préoccupante. Or, la restauration de la qualité de l'éducation est fortement tributaire de la qualité du pilotage et du dynamisme des structures chargées de sa mise en œuvre.

Le présent projet de décret intervient pour créer les conditions institutionnelles d'une meilleure gestion des compétences transférées, par une réorganisation du Ministère, notamment par la création de la Direction de Suivi des Compétences et Ressources Transférées et des Coordinations Pédagogiques.

IV. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L'INNOVATION.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant création d'un établissement public à caractère Administratif dénommé «Agence Nationale d'Assurance Qualité de l'Enseignement Supérieur» (ANAQ-SUP).

L'enseignement supérieur au Niger a connu depuis quelques années une expansion avec la création de nouvelles universités publiques et la libéralisation de l'offre d'enseignement supérieur.

Cette situation a amené le Ministère en charge de l'enseignement supérieur à se fixer des priorités comme l'amélioration de la qualité des formations. C'est ainsi qu'il s'est proposé la mise en place d'une structure nationale chargée de garantir la qualité des programmes d'études des établissements publics et privés d'enseignement supérieur.

La création de cette structure vise aussi à satisfaire à certaines résolutions, notamment celles du Conseil Africain et Malgache pour l'Enseignement Supérieur (CAMES), suite aux recommandations de la dernière Conférence mondiale de l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), sur l'enseignement supérieur demandant aux pays membres de créer des structures nationales d'assurance qualité pour accompagner l'adoption du système Licence-Master-Doctorat.

Le présent projet de décret est pris dans ce cadre pour créer l'Agence Nationale d'Assurance Qualité de l'Enseignement Supérieur, un établissement public à caractère administratif dont les missions essentielles sont de :

- définir les standards de qualité à respecter par les établissements d'enseignement supérieur ;

- concevoir un mécanisme et des procédures de garantie et d'évaluation de la qualité des programmes de formation et des établissements ;

- donner un avis technique sur l'accréditation des établissements par le Ministère en charge de l'enseignement supérieur.

V. AU TITRE DU MINISTERE DE L'EQUIPEMENT.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet d'ordonnance modifiant et complétant la loi n° 2017-37 du 22 mai 2017, portant création d'un établissement public de financement, dénommé «Fonds d'Entretien Routier», en abrégé « FER ».
Le Fonds d'Entretien Routier (FER) est un fonds de 2ème génération, créé suivant la loi n° 2017-37 du 22 mai 2017, avec pour principale mission d'assurer le financement des programmes de protection du patrimoine routier national et d'entretiens courant et périodique du réseau routier national.

Le FER étant un organisme de financement, la mise en œuvre des programmes sera assurée par l'Agence de Maitrise d'Ouvrage Déléguée de l'Entretien Routier (AMODER) qui sera créée par décret pris en Conseil des Ministres.

Par ailleurs, pour assurer une meilleure efficacité du Fonds d'Entretien Routier, il est prévu la mise en place d'un organe de contrôle et d'audit autonome appelé « Cellule d'Audit Courant d'Entretien Routier» (CACER).

Ces deux organes n'avaient pas été prévus par la loi n° 2017-37 du 22 mai 2017, portant création du Fonds d'Entretien Routier.

Le présent projet d'ordonnance qui a pour objectif l'amélioration des actions d'entretien routier au Niger est pris conformément à la loi n° 2018-89 du 21 décembre 2018, autorisant le Gouvernement à prendre des ordonnances pendant l'intersession parlementaire, après avis de la Cour Constitutionnelle.

VI. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

6.1. Projet de décret portant approbation des Statuts de l'Hôpital de l'Amitié Niger-Turquie.

Dans le cadre de la coopération avec la République de Turquie, le Niger a obtenu la construction d'un Hôpital d'une capacité de quarante quatre (44) lits avec des équipements de pointe, créé par décret n° 2018-787/PRN/MSP du 02 novembre 2018.

Cet Hôpital dédié à la prise en charge des affections de la mère et de l'enfant, permettra de décongestionner la Maternité Issaka Gazoby.
Le présent projet de décret définit les modalités d'organisation administrative, de fonctionnement et de gestion financière de l'établissement.

6.2. Projet de décret portant approbation des Statuts de l'Hôpital de Référence de Maradi.

Les progrès rapides et constants enregistrés dans le domaine de la médecine, imposent aujourd'hui aux pouvoirs publics d'étendre et d'améliorer la qualité de l'offre de soins spécialisés de troisième niveau.

C'est dans cet esprit et conformément au Plan de Développement Sanitaire (PDS) 2017-2021, que le Gouvernement ambitionne de créer toutes les conditions pour une meilleure prise en charge sanitaire, par l'augmentation du nombre d'infrastructures hospitalières, de leur capacité d'accueil et un rehaussement du plateau technique, avec pour conséquence la diminution pour l'Etat du nombre et du coût des évacuations sanitaires. La création de l'hôpital de Référence de Maradi qui vient s'ajouter à l'hôpital Général de Référence de Niamey procède de cette démarche.

Le présent projet de décret définit les modalités d'organisation administrative, de fonctionnement et de gestion financière de l'établissement.

VII. AU TITRE DU MINISTERE DE LA RENAISSANCE CULTURELLE, DES ARTS ET DE LA MODERNISATION SOCIALE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant approbation du Programme de la Renaissance Culturelle.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique culturelle nationale, le Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale est à pied d'œuvre pour la mutation de l'identité culturelle Nationale qui « se caractérise par un ensemble de valeurs à travers lesquelles les différents groupes et communautés s'identifient ». En outre, la promotion et la protection de la morale et des valeurs traditionnelles reconnues par la communauté constituent un devoir de l'Etat.

Pour honorer cette obligation de protection de la morale et des valeurs qui ont prévalu jusqu'à une époque récente, malgré les moyens modestes de l'Etat, l'analphabétisme et la pauvreté, la Renaissance Culturelle est retenue comme axe n°1 du Programme de Développement Economique et Social (2017-2021).

C'est pourquoi, après une analyse approfondie, le Gouvernement s'est inscrit résolument dans un processus de renaissance culturelle avec comme objectif principal de créer les conditions optimales d'une mobilisation collective en vue de la modernisation sociale, politique et économique du pays.

VIII. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA REFORME ADMINISTRATIVE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

8.1. Projet de décret fixant les indemnités de déplacement des fonctionnaires, contractuels et auxiliaires des administrations et établissements publics de l'Etat.

Le présent projet de décret vise à revoir à la hausse les taux des frais de séjour alloués aux agents fonctionnaires, contractuels et auxiliaires de l'Etat lors des missions, en dehors de leurs lieux de résidence.

En effet, conscient de la faiblesse des taux des indemnités de déplacement qui sont allouées aux agents de l'Etat, surtout à l'extérieur du pays, eu égard au coût de la vie, le Gouvernement a décidé de répondre favorablement au point 3 de la plateforme revendicative de l'Intersyndicale des Travailleurs Nigériens (ITN).

8.2. Projet de décret fixant les indemnités de déplacement des membres du Gouvernement et des personnalités de rang ministériel.
Le présent projet de décret vise à réviser les taux des indemnités de déplacement accordées aux membres du Gouvernement et aux personnalités de rang ministériel fixés par le décret n° 2007-068/PRN/MF du 21 mars 2007, en considération du renchérissement du coût de la vie, particulièrement lors des missions à l'extérieur du pays.

IX. MESURES NOMINATIVES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DE LA POPULATION.

· Monsieur Mahamadou Nour Moumouni, directeur administratif, Mle 79169/C, est nommé directeur des ressources financières et du matériel, au Ministère de la Population.

· Monsieur Issia Chékaraou Hassane Hachimou, chef de division d'administration générale, Mle 115630/D, est nommé directeur de la législation, au Ministère de la Population.

AU TITRE DU MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRES.

· Docteur Moussa Ibrah Maman Moutari, professeur de l'enseignement secondaire, Mle 65597/X, est nommé conseiller technique du Ministre des Enseignements Secondaires, en remplacement de Monsieur Mahamadou Abubakar.

AU TITRE DU CABINET DU MINISTRE PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT.

· Monsieur Laoual Sayabou dit TSA, est nommé directeur de cabinet du Ministre Porte Parole du Gouvernement.

X. COMMUNICATIONS.

Le Conseil des Ministres a entendu deux (2) communications du Ministre des Finances relatives à deux (2) marchés publics :

· le premier marché est relatif au « Recrutement d'une assistance technique pour l'élaboration de la stratégie nationale de suivi-évaluation et la mise en place d'un Système National intégré de Suivi-Evaluation ».

A la suite d'un avis à manifestation d'intérêt, le Groupement des cabinets « AGRER/E-SUD et MEC » a été retenu pour un montant Hors Taxes de 1 480 000 Euros, soit 970 816 360,04 FCFA et pour une durée de deux (2) ans.

· le deuxième marché porte sur le recrutement d'une firme chargée du « Développement d'une base de données biométrique d'identification et de la conduite d'une opération de recensement biométrique des agents de l'Etat et des étudiants bénéficiaires de bourses et d'aides sociales ».

Ce recrutement a porté sur la firme SUPERTECH Limited du Ghana, à l'issue d'un processus compétitif de sélection selon la méthode « Appel d'Offres International en deux étapes ».

L'assistance Technique sera conduite sur une durée de dix-huit (18) mois dont quatre (4) mois pour les opérations de recensement.

Le montant global du marché est de 2 943 914 532 FCFA Hors Taxes.

Ces communications sont faites à titre d'information en application de l'Arrêté n° 00139/CAB/PM/ARMP du 24 juillet 2017 fixant les seuils dans le cadre de la passation des marchés publics, qui stipule en son article 11 que « tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500.000.000) de francs CFA, hors taxe sur la valeur ajoutée, doit faire l'objet d'une communication en Conseil des Ministres de la part de la personne responsable du marché, après approbation ».

L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Fait à Niamey, le 15 février 2019
Le Secrétaire Général du Gouvernement

ABDOU DANGALADIMA

 

 

 


prn-1Le Président de la République, Chef de l'Etat, SE Issoufou Mahamadou, a procédé hier matin à Niamey, à la pose de la première pierre du nouvel immeuble du Ministère des Finances. Ce building de grand standing au cœur de Niamey, d'un coût global de 25 Milliards de FCFA et de 22 700m² de superficie sera construit sur fonds propres de l'Etat avec l'expertise de la Société turque SUMMA. L'ouvrage entre dans le cadre de la modernisation de nos villes et administrations, ainsi que le renforcement de l'efficacité du Ministère des Finances.
La cérémonie a été marquée par la présence de plusieurs personnalités notamment du Président de l'Assemblée Nationale, du Premier Ministre, du Haut Représentant du Président la République, des Présidents des institutions, des députés et des membres du Gouvernement, des membres du Corps diplomatique et représentants des organisations internationales, du Directeur général de SUMMA ainsi que des autorités de la région de Niamey. La durée d'exécution des travaux est de 16 mois. L'immeuble sera érigé en 16 étages, offrant plus de 600 bureaux, une dizaine de salles de réunions, un Datacenter, trois salles des machines, une salle pilote, une salle d'archivage, une bibliothèque. Il bénéficiera d'un parking pouvant accueillir plus de 200 véhicules.

Après avoir procédé à la pose de la première pierre donnant ainsi le coup d'envoi de la construction du bâtiment, le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, a confié que l'un des objectifs du Programme de la Renaissance est de renforcer la capacité des agents de l'administration pour qu'ils soient plus productifs, pour qu'ils soient plus compétitifs au service du peuple nigérien. Pour atteindre cet objectif, a dit le Chef de l'Etat, «nous faisons beaucoup d'efforts pour former les agents de l'administration ; mais en plus de la formation, les agents ont besoin d'un environnement de travail qui puisse renforcer leur compétitivité et la productivité ».
La réalisation de cet immeuble dit Hôtel du Ministère des Finances, a-t-il ajouté, s'inscrit dans une volonté de créer un cadre approprié de travail pour les agents. « Nous allons pouvoir offrir aux agents du Ministère des
Finances, un espace de travail
moderne. Vous savez aussi qu'actuellement les services du Ministère des Finances sont un peu éparpillés, ce bâtiment permettra de les rassembler par ce biais, d'augmenter la productivité au sein des régies financières, de l'administration des finances de manière générale, la DGI, la DGB, tous les autres services du Ministère seront ensemble pour avoir des relations de proximité qui peuvent accroitre l'efficacité du service qu'ils sont appelés à rendre au peuple nigériens » a expliqué SEM. Issoufou Mahamadou.
«prn-2 Pour moi, c'est une nouvelle opportunité qui nous ait offerte pour moderniser la ville de Niamey », a dit le Président de la République. « Ce projet fait partie du Programme Niamey Nyala. Ça ne sera pas le seul projet, on va continuer. Vous avez vu, il y a à peine une semaine, nous avons lancé les travaux de la modernisation de la Corniche Yantala (quartier Kombo). Très prochainement, nous allons lancer les travaux de la modernisation du quartier Zongo. Nous avons beaucoup de projets pour la ville de Niamey pour qu'elle soit réellement une ville coquette, une ville dont les niaméens et tous les nigériens puissent être fiers », a conclu le Président de la République.
Auparavant, le ministre des Finances, M. Mamadou Diop, a souligné que la construction de cet immeuble entre dans la droite ligne des objectifs du Programme de Renaissance acte II du Président de la République, traduits dans la Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre et dans le Programme de Modernisation des Villes du Plan de Développement Economique et Sociale (PDES 2017-2021). «La construction d'un immeuble des Finances moderne participe ainsi de l'ambition de faire de Niamey une capitale moderne, en offrant au quartier administratif une autre tour supplémentaire de grand standing, en plus de nombreux bâtiments qui fleurissent depuis le lancement du Programme Niamey Nyala », a-t-il ajouté.
Saluant la clairvoyance du Chef de l'Etat, il a rappelé qu'après plusieurs tentatives, dont la dernière remonte à 2010, « vous répondez aujourd'hui de la plus belle manière à la quête du Ministère des Finances de se voir doter d'un environnement de travail moderne». «Ce projet de construction contribuera à rassembler l'essentiel des services du Ministère des Finances qui sont éparpillés aux quatre coins de la Ville de Niamey », a-t-il estimé.
Selon le ministre Mamadou Diop, « la concentration en un lieu unique de tous les services offerts au public permettra un gain de temps ainsi qu'une meilleure mutualisation des moyens et des systèmes d'information. En conséquence, elle contribuera à stimuler la productivité et la qualité des services offerts par le Ministère des Finances ».
« C'est donc une nouvelle ère qui s'ouvre pour le Ministère des Finances. En effet, l'ancien bâtiment, dont la partie principale date de l'époque coloniale, est devenu vétuste et inadapté à la mise en place de services modernes», a-t-il poursuivi. Avec cette construction, « le ministère des Finances, vitrine de notre pays, vis-à-vis des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et des investisseurs privés, sera désormais doté d'un cadre approprié, qui inspire la confiance, gage d'une pleine réussite des missions qui lui sont confiées», a-t-il conclu.maquette
De son côté, le Directeur général de la
Société Summa, M. Fatih Bora, a rappelé qu'au cours de ses 30 années d'histoire, sa société a travaillé dans plusieurs pays du monde allant des pays de l'Ex Union Soviétique, à l'Amérique Latine, l'Europe Orientale, à l'Afrique de Nord. Depuis 2011 « nous avons renforcé notre présence en Afrique subsaharienne notamment en construisant de nombreux centres de conférences, des hôtels et des aéroports au Rwanda, au Bénin, au Soudan et bien sûr au Niger. Parmi ces projets, le Niger occupe une place unique pour nous, puisque nous avons lancé le plus grand programme d'investissement avec les travaux de l'Aéroport et l'Hôtel Présidentiel », a-t-il expliqué.
Selon M. Fatih Bora, depuis le début des activités de cette société au Niger, SUMMA a assisté au développement économique rapide et à la transformation de ce pays, tout en reconnaissant le soutien de la population et des institutions ; «cette expérience agréable nous motive à faire plus », a-t-il assuré. Par ailleurs, il s'est réjoui du fait qu'un tel édifice est un autre volet du développement
historique au cœur de la Capitale, un projet prestigieux qui fournira aux agents de ce ministère, un espace de travail moderne, tout en annonçant que d'ici 16 mois, un immeuble de 74 m s'élèvera à l'horizon de Niamey.
Pour sa part, le gouverneur de la région de Niamey, M. Hassane Issaka Karanta, a indiqué que la construction de ce nouvel ouvrage s'inscrit dans la dynamique du Programme du Président de la République de modernisation et d'embellissement de la Ville de Niamey. Une fois réalisé, « cet édifice, va assurément modifier la configuration du paysage environnant mais aussi créer les meilleures conditions de travail pour les personnels du Ministère des Finances, un Ministère clef pour le développement de notre pays. « Réaliser un tel joyau sur fonds propres comme tant d'autres est la manifestation concrète de la volonté et du courage politiques qui vous animent», a-t-il dit au Président de la République.

Mamane Abdoulaye(onep)
15/02/19


audienceLe Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, a accordé, hier une audience à l'Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Niger, SEM. Zhang Lijun.

Onep
15/02/19


panLe président de l'Assemblée Nationale, S.E.M Ousseïni Tinni, a accordé, hier après-midi, une audience au nouvel Ambassadeur de la République Française au Niger, S.E Alexandre Garcia.
Le diplomate français a indiqué, à sa sortie d'audience, qu'il est heureux et honoré d'être reçu par le Président du Parlement nigérien. ''Nous avons ensemble évoqué les relations bilatérales entre la France et le Niger. Relations qui sont excellentes. Nous avons notamment parlé des échanges interparlementaires entre les deux pays. Surtout en ce qui concerne les visites croisées. Car, récemment, des parlementaires Nigériens étaient à Paris pour une rencontre dans le cadre du G5 Sahel, côté parlementaire, mais aussi de la prochaine visite des parlementaires français à Niamey, au cours de ce mois de février'', a précisé M. Garcia. Il a ajouté que cette rencontre leur a permis d'évoquer aussi des perspectives pour le renforcement des échanges entre les parlements des deux pays.
Rappelons que le nouvel Ambassadeur de France au Niger, S.E Alexandre Garcia, a présenté ses lettres de créance, au Président de la République, Chef de l'Etat S.E.M Issoufou Mahamadou, le mardi 15 janvier 2019.

Mahamadou Diallo(onep)
15/02/19

AG/ONU

Editorial

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !

lundi 17 décembre 2018

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !
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