Le Sahel

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Tinni Abdou

 

 

 


lancementLe Premier ministre, Chef du gouvernement, SE. Brigi Rafini a procédé hier mercredi au stade régional de la capitale du Damagaram, à Zinder au lancement officiel des activités sportives et culturelles entrant dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire de la fête tournante du 18 décembre, édition 2018. La cérémonie s'est déroulée en présence des membres du gouvernement, des députés nationaux, du président du comité d'organisation ''Zinder Saboua'', du gouverneur de la région, du président du Conseil de ville de Zinder, des élus locaux, des chefs traditionnels, des représentants des partenaires techniques financiers, des festivaliers et de plusieurs invités.

Cette cérémonie a été riche en couleurs avec le chant de bienvenue du collectif des artistes de la région ; le défilé des différentes délégations participant à l'évènement. Procédant au lancement des manifestations sportives et culturelles de la jeunesse nigérienne à l'occasion du 60ème anniversaire de la proclamation de la République, le Premier ministre, Chef du gouvernement a félicité le comité national d'organisation et les populations de la ville de Zinder pour la réussite de l'organisation. «Zinder s'est transformée radicalement pour recevoir dans la ferveur, le Niger et les pays amis qui leur font l'honneur et l'amitié de célébrer le 60ème anniversaire de la proclamation de la République» a déclaré SE. Brigi Rafini.
Le Premier ministre a appelé les populations de la ville de Zinder de protéger les réalisations faites. Il a, par ailleurs, relevé que rien de durable ne peut être fait sans un changement de mentalité, notamment chez les leaders de demain qu'est la jeunesse. « C'est la raison pour laquelle le Président de la République a fait de la renaissance culturelle un axe majeur du Programme de renaissance. Cela veut dire que rien de grand et de durable ne peut être mené tant que, nous ne combattions pas des tares comme l'oisiveté, la recherche du gain facile et la paresse », a conseillé le Chef du gouvernement.

Dans son discours de bienvenue, le gouverneur de la région de Zinder, M. Issa Moussa, a indiqué que Zinder est en liesse en accueillant un évènement grandiose pour lequel le Président de la République viendra avec ses pairs de certains pays amis. La région est fière des investissements dont la capitale régionale a bénéficié et qui ont profondément transformé le visage de la ville. Il a cité entre autres, les travaux de voirie, d'un coût de 29,5 milliards de FCFA constituant le bitumage de 11 km de route ; la réhabilitation de la piste d'atterrissage de l'aéroport pour un montant de 6 milliards de FCFA. Cet investissement a, dit-il, a permis à l'aéroport international de Zinder de se transformer en plateforme de classe internationale pouvant accueillir les avions gros porteurs. « Désormais, les pèlerins de la région et ceux des régions de Maradi, d'Agadez et de Diffa peuvent embarquer directement à partir de Zinder jusqu'en Arabie Saoudite», a déclaré le gouverneur Issa Moussa.

Il y a également la construction d'un salon d'honneur dont le coût est de 670 976 449 FCFA, la construction d'une nouvelle case présidentielle pour un montant de 836 785 849 FCFA et la réhabilitation de l'ancienne d'une valeur 103 million de FCFA. Ce qui renforce la capacité d'hébergement des hautes personnalités. On note également la construction d'un centre de presse doté d'équipement moderne pour un montant de 148 494 509FCFA ; la réhabilitation du stade régional pour un montant de 242 236 082FCFA et de la maison de la culture à hauteur de 200 million de FCFA. Ces deux réalisations vont permettre la tenue dans des conditions excellentes des activités sportives et culturelles prévues dans le cadre de Zinder Saboua.PM A cela s'ajoute la tribune officielle dont le montant des travaux s'élève à un coût de 810 883149FCFA. Elle sera le centre d'intérêt de la tenue du grand défilé civile et militaire. « En somme, près de 50 milliards de FCFA sont investis dans le cadre de Zinder Saboua en 2018. Zinder Saboua est un programme triennal, ce qui veut dire que la ville va bénéficier d'autres réalisations pendant les deux années à venir », a précisé le gouverneur de Zinder. Il a en outre rappelé que la région a déjà été dotée d'autres investissements importants laissant des empruntes indélébiles du régime de SE. Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l'Etat. Il s'agit de la solution au problème d'eau avec plus de 28 milliards investis et la réhabilitation des routes bitumées etc. M. Issa Moussa, a au nom des populations de la région de Zinder, exprimé sa gratitude au Président de la République.

Quant au président du comité d'organisation de Zinder Saboua, M. Hadj Dodo, il a, dans son allocution, rappelé que depuis son accession à la magistrature suprême du pays, le Chef de l'Etat a fait de la modernisation des villes son cheval de bataille. «Ce programme s'inscrit en lettres d'or dans le programme de la renaissance, une vision innovante du Président de la République» a-t-il déclaré. M. Mansour Hadj Dodo a salué l'ensemble des acteurs qui ont choisi de les accompagner pour la réussite de l'organisation de l'évènement. Il a en outre expliqué que Zinder Saboua n'est pas une fin en soi, mais un tremplin de projection sur l'avenir, la voie accélératrice de la modernisation sociale et culturelle de la région de Zinder. En un mot une projection vers son développement durable.

Seini Seydou Zakaria,
envoyé spécial(onep)
13/12/18

 

 

 

 

 

 


prn-1Le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM Issoufou Mahamadou, accompagné de la Première Dame, Dr. Issoufou Lalla Malika, a regagné Niamey, hier en fin d'après-midi, au terme d'une visite de travail et d'amitié de trois jours à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis.
Cette visite a permis aux deux pays de raffermir leur coopération, notamment lors d'un entretien en tête-à-tête, lundi, 10 décembre 2018, entre le Président de la République et Sheikh Mohamed Ben Zaid Al-Nahyan, Prince Héritier d'Abu Dhabi, Ministre de la Défense. A cette occasion, les deux personnalités ont évoqué les principaux dossiers intéressant le Niger et les Emirats Arabes Unis. Par ailleurs, les Ministres des Affaires Etrangères des deux pays ont échangé les documents relatifs à des accords de coopération.

prn-2La desserte de la compagnie EMIRATES, la promotion et la protection des investissements, la gestion des questions humanitaires découlant des actions terroristes à la frontière nigéro-malienne et dans la région du Lac Tchad, les infrastructures routières et énergétiques, la coopération dans les domaines agricole et militaire ont été au centre de cet entretien.
Le mardi 11 décembre 2018, le Président de la République a poursuivi les échanges avec les responsables de plusieurs sociétés des Emirats Arabes Unis. Celles-ci ont réaffirmé leur détermination à travailler avec le Niger dans plusieurs domaines notamment la santé, l'éducation, l'agriculture, l'énergie, la protection de l'environnement et les infrastructures. Toutes ces questions font partie des priorités de développement de notre pays contenues dans le Programme de Renaissance du Niger.
Le Président Issoufou Mahamadou s'est entretenu mercredi à Abu Dhabi avec l'ancien Président de la République française Nicolas Sarkozyprn-sarkozi
En marge de sa visite de travail et d'amitié aux Emirats Arabes Unis, le Chef de l'Etat, SEM Issoufou Mahamadou, s'est entretenu mercredi matin, 12 décembre 2018, à Abu Dhabi, avec l'ancien Président de la République française, M. Nicolas Sarkozy.
A l'issue de cet entretien, M. Sarkozy a indiqué à la presse nationale que « le Président Issoufou est quelqu'un pour qui j'ai toujours eu beaucoup d'amitié, beaucoup d'admiration et avec qui j'ai travaillé ». « Et quand j'ai su qu'il était à Abu Dhabi, je lui ai demandé l'honneur qu'il me reçoive », a-t-il-dit. «Ça me faisait plaisir, d'abord pour parler du Niger qui est un pays extrêmement important, et puis pour parler de lui. Je le trouve en pleine forme, plus jeune que
jamais et on a parlé de tout», s'est-il réjoui.
Avant de quitter Abu Dhabi pour la capitale nigérienne, le Chef de l'Etat, accompagné de la Première Dame Dr. Issoufou Lalla Malika, a visité Wahat Al Karama, la Place des Martyrs, dédiée à la mémoire des héros nationaux des Emirats Arabes Unis pour leur sacrifice et en reconnaissance de leur héroïsme. A l'issue de cette visite, le Président de la République a signé le Livre des Condoléances.
Outre la Première Dame, le Chef de l'Etat était
accompagné, dans ce déplacement, de M. Ouhoumoudou Mahamadou, Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Kalla Ankouraou, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur et Dr. Idi Illiassou Mainassara, Ministre de la Santé Publique.

Abdourahmane Alilou AP/PRN
13/12/18

 

 

 


assembleeLes travaux en séance plénière de la deuxième session ordinaire au titre de l'année 2018, dite session budgétaire de l'Assemble nationale se poursuivent à l'hémicycle. Au cours de la séance d'hier, les députés ont examiné et voté le projet de loi portant prorogation de l'état d'urgence dans la région de Diffa par 106 voix favorables, 0 contre, 0 abstention et celui portant prorogation de l'état d'urgence dans la région de Tillabéri et de Tahoua par 112 voix favorables, 0 contre et 0 abstention. Ces travaux ont été présidés par le premier Vice président de l'Assemblée nationale, M. Iro Sani.
A l'ouverture de la séance, la plénière a d'abord examiné et adopté le du projet de compte rendu sommaire de la séance plénière du mardi 10 décembre dernier. Les députés ont examiné et voté le projet de loi portant prorogation de l'état d'urgence dans la région de Diffa pour une période de trois mois allant de la période du 18 décembre 2018 au 17 mars 2019, conformément à la requête du Gouvernement. Peu après, ils ont fait le même exercice concernant le projet de loi portant prorogation de l'état d'urgence dans la région de Tillabéri (départements de Ouallam, Ayerou, Bankilaré, Abala, Banibangou, Say, Torodi et de Téra) et celle de Tahoua (département de Tassara et de Tillia). Tout comme le premier, pour une même période, allant du 18 décembre 2018 au 17 mars 2019 inclus.
L'objectif final de l'état d'urgence est la préservation de la sécurité publique dans la zone concernée. C'est pourquoi, en cas de nécessité, le Gouvernement procède régulièrement à sa prorogation tous les trois mois. Peu avant l'adoption de ces deux textes, les députés ont suivi la lecture de ces projets de loi, puis s'en est suivi le débat à l'issu duquel les présidents des groupes parlementaires ont tous appelé les membres de leurs groupes à voter en faveur de ces deux textes. En effet, ont-ils estimé, au vu de la récurrence et la persistance de l'insécurité et pour un souci du retour définitif de la paix, il est nécessaire d'accorder au gouvernement cette possibilité pour mieux gérer la situation. Par ailleurs, les députés ont salué et encouragé les efforts inlassables que déploie le gouvernement pour endiguer le phénomène, avant de l'inviter à agir davantage notamment au niveau des services sociaux de base, voire des soutiens spéciaux dans ces zones.
Après l'adoption de ces deux textes, le commissaire du Gouvernement, le ministre chargé des Relations avec les Institutions, M. Barkaï Issouf, a salué les parlementaires pour ce soutien apporté au Gouvernent à travers ce vote unanime. Pour ce qui est des inquiétudes soulevées par les députés, il a rassuré les élus que les Conseils régionaux de sécurité continueront à œuvrer pour faire face aux menaces. Par ailleurs, il a souligné que des progrès ont été enregistrés dans cette lutte car les ennemis n'attaquent plus frontalement nos Forces de Défense et de Sécurité. « Cela voudrait dire que leur capacité de nuisance est réduite. Ils opèrent à travers des actions isolées notamment les embuscades ou enlèvement des innocents » a-t-il dit.
Peu avant la levée de la séance, la Secrétaire parlementaire, Mme Amina Laouali Saminou a, au nom de ses homologues, lu deux déclarations relativement à l'interpellation du Premier ministre représenté par le ministre de la Défense nationale, M. Kalla Moutari sur la situation sécuritaire et celle du ministre des Domaines, de l'Urbanisme et du Logement, M. maman Wazir. Les travaux reprendront vendredi 14 décembre, toutefois, deux journées parlementaires sont prévues ce jeudi. (Lire ci-dessous la déclaration suite à l'interpellation du ministre de la Défense nationale).

Mamane Abdoulaye(onep)

Déclaration de l'Assemblée nationale suite à l'interpellation du ministre de la Défense Nationale
En sa séance plénière du samedi 8 décembre 2018, l'Assemblée nationale a entendu le Ministre de la Défense nationale répondant à une interpellation d'un groupe de députés sur la situation sécuritaire et humanitaire très préoccupante dans la région de Diffa. Cette interpellation est faite conformément aux dispositions de l'article 117, alinéa 1er du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale.
Le Commissaire du Gouvernement, en sa double qualité de Ministre de la Défense nationale et représentant de son homologue de l'Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes, empêché, a répondu aux questions articulées autour des points suivants :
• La persistance des attaques et des enlèvements en dépit des efforts consentis par l'État ;
• Les dispositions prises pour retrouver et ramener les 39 femmes et filles de N'Guéléwa ainsi que les 15 jeunes filles enlevées près de Toumour ;
• Les mesures à prendre pour atténuer certains effets négatifs dus à l'état d'urgence, notamment du point de vue économique et des violations des droits humains ;
• Les mesures que le Gouvernement compte prendre pour venir en aide aux populations victimes d'inondations ;
. Les dispositions envisagées par le Gouvernement pour trouver de solutions durables à la récurrence des inondations dues au débordement des eaux de la Komadougou.
Après les réponses apportées par le Ministre et le débat qui s'en est suivi, l'Assemblée nationale est convaincue que la sécurité dans la région de Diffa passe inéluctablement par des actions concertées entre le Gouvernement et les partenaires multilatéraux, d'une part, et la forte implication des populations locales qui ne peut être obtenue qu'à travers la mise en œuvre d'une vraie stratégie de communication en vue d'une franche collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), d'autre part.
À l'issue du débat et des éclaircissements complémentaires fournis par le Ministre, il est apparu clairement que malgré :
• les énormes moyens déployés par l'État au titre de la sécurité, beaucoup d'efforts restent à fournir pour endiguer l'insécurité dans la région de Diffa ;
• la présence constante des Forces de Défense et de Sécurité et des forces amies dans la région, des attaques terroristes et des enlèvements des personnes contre rançon sont enregistrés ;
• les dispositions préventives prises, des inondations provoquées par les eaux de la Komadougou sont récurrentes, aggravant ainsi la situation humanitaire déjà précaire dans la région.
Aussi, préoccupée par la persistance des attaques et des enlèvements tous azimuts des femmes et enfants en dépit des efforts consentis par l'État, l'Assemblée nationale estime-t-elle qu'une nouvelle dynamique doit être impulsée afin que la sécurité règne partout au Niger, et particulièrement, dans la région de Diffa dont il est question ici.
Au regard de tout ce qui précède, l'Assemblée Nationale
Recommande au gouvernement de :
* Élaborer et mettre en œuvre une vraie stratégie de communication ayant pour objet d'amener les populations à améliorer leur collaboration avec les FDS pour mieux assurer leur défense et leur sécurité ;
* Prendre les dispositions adéquates pour mettre un terme aux attaques terroristes et aux enlèvements des paisibles citoyens ;
* Prendre des dispositions diligentes et idoines pour ramener toutes les personnes enlevées à N'Guéléwa et à Toumour ;
* Prendre des mesures appropriées en vue de mettre fin non seulement aux violations des droits humains dans les zones en proie à l'insécurité, mais aussi alléger les souffrances des populations sur le plan économique ;
. Prendre, en toute urgence, des dispositions utiles pour aider les populations victimes d'inondations partout dans la région ;
* Créer un cadre de concertation inclusif regroupant les élus nationaux et locaux, les administrateurs, la chefferie traditionnelle, les leaders d'opinion et religieux, les organisations de la société civile et les FDS;
* Reprendre les travaux de construction de la route Diffa – frontière Tchad (route du pétrole) en vue notamment d'accroître l'emploi des jeunes de la région ;
* Redynamiser les comités de paix à tous les niveaux ;
* Procéder à l'évaluation de l'état d'urgence sur le plan économique et social en vue d'atténuer les effets induits par son application ;
* Trouver des solutions durables pour prévenir des inondations causées de façon récurrente par le débordement des eaux de la Komadougou ;
* Superviser et coordonner les activités des humanitaires dans la région de Diffa.
Fait à Niamey
12 décembre 2018


tillaberiTillabéry la capitale de la région du fleuve a servi de cadre ce lundi 10 décembre 2018 à la célébration du 10ème anniversaire de la création de l'Institution du Médiateur de la République. Cette cérémonie commémorative du 10ème anniversaire, couplée avec l'Installation officielle du Délégué régional du Médiateur de Tillabéry, était présidée par le Médiateur de la République Me Ali Sirfi Maiga en présence notamment des autorités administratives, coutumières religieuses et de cadres de l'Institution.

Dans leur interventions préliminaires, le Maire de la commune urbaine de Tillabéry et le Secrétaire Général de la région se sont réjouis du choix porté sur la ville de Tillabéry pour abriter les manifestations commémoratives du 10ème anniversaire de l'Institution du Médiateur de la République et l'installation officielle du Délégué Régional du Médiateur au titre de la région de Tillabéry. C'est la preuve de l'intérêt que le Médiateur de la République accorde au règlement des litiges entre les citoyens nigériens avec l'administration en général et en particulier ceux de la région de Tillabéry.
De son côté, le Médiateur de la République faisant la genèse de l'Institution, a indiqué que son avènement au Niger traduit la sacralité du service public pour une bonne gouvernance qui est la principale raison d'être des pouvoirs publics. Selon Me Ali Sirfi Maiga, le Médiateur de la République est au centre de la relation entre l'Administration et l'administré en ce sens qu'il est le garant de la perfection administrative recherchée et le pacificateur en cas de dysfonctionnement ou de conflit. Et c'est cela qui traduit, a-t-il précisé, un espoir, celui de l'avènement au Niger d'une voie de recours simple, facile et sans frais, accessible relativement à la saisine, la procédure et le traitement des plaintes pouvant être portées devant cette Institution.
Ainsi en 10 ans d'existence, le service de recevabilité du cabinet du Médiateur de la République en tant que voie de recours non juridictionnel, a été abondement sollicité par les citoyens nigériens dans divers domaines. Sans dresser un tableau exhaustif, l'institution a enregistré dans son rapport annuel d'activités 2017, plus de 90 dossiers de réclamation. Des recours plus importants sont enregistrés pour l'exercice 2018. Le Médiateur de la République a cependant précisé que ces statistiques ne prennent pas en compte la résolution pacifique et informelle de certaines situations au niveau national, ou régional.
Outre l'expérience acquise dans la réception et le traitement des plaintes des citoyens, l'Institution a aussi développé en 10 ans d'existence, un partenariat avec des institutions similaires à travers le monde. Il s'agit notamment, sur le plan régional et sous régional, de l'Association des Médiateurs des Pays membres de l'UEMOA dont Me Ali Sirfi Maiga assure la présidence depuis le 1er octobre 2018, l'Association des Médiateurs de l'Afrique, AOMA et sur l'échiquier mondial, celle des Médiateurs Francophones AOMF, de l'organisation des Médiateurs de la coopération Islamique, AO/OCI et de l'Institut International des Ombudsmans et Médiateurs, OIO. Sur le plan de la coopération bilatérale, des mémorandums d'entente ont été signés entre le Médiateur du Niger et ceux du Royaume du Maroc et de la Turquie, qui portent sur le renforcement de capacités, les voyages d'études et toutes autres activités qui entrent dans leur champ de compétence respectifs. Le Médiateur de la République travaille aussi avec des ONG et organismes internationaux comme le Centre pour le contrôle démocratique des Forces Armées (DCAF), pour les défis sécuritaires ou encore avec Plan International Niger, World Vision, l'UNFPAet l'OIM pour les question de protection des droit de l'enfant, de population et de migration.
Pour faciliter les rapports, souvent difficiles entre l'administration et l'administré, l'institution du Médiateur avec l'appui de son partenaire du DCAF, a initié entre autres activités tant à l'intérieur du pays qu'à Niamey, l'élaboration d'une cartographie des voies de recours et mécanismes de plaintes ouverts aux usagers du service public en cas d'abus et d'inconduite par le personnel des institutions de sécurité ou encore la rédaction d'un manuel de gestion des plaintes. Ainsi, pour Me Ali Sirfi Maiga, l'avènement du Médiateur de la République est un espoir à saisir pour aider l'administration à fonctionner efficacement et dignement et permettre aux populations bénéficiaires de ces services d'être dans une position juridique pour exiger la perfection.
La seconde activité de cette journée commémorative du 10ème anniversaire de l'institution du Médiateur de la République a constitué à l'installation officielle du délégué régional du Médiateur de la République au titre de la Région de Tillabéry. En cette circonstance, Me Ali Sirfi Maiga a souligné qu'il s'agit à travers cette activité, de rapprocher l'Institution des populations qu'elle est censée défendre et servir. L'Installation des délégués régionaux vise donc à prévenir, conseiller, gérer au plus près des populations, les conflits potentiels, ou ouverts afin de préserver la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble, conditions sine qua none de tout développement.
Autorité administrative, élus locaux, chefs traditionnels, chefs religieux, ONG œuvrant dans la défense des droits des enfants et des personnes vulnérables, les personnes victimes d'abus, d'injustices et d'inconduite de la part du personnel administratif et ou de sécurité, bénéficient désormais d'un nouvel acteur institutionnel de règlement des conflits, de protection et de défense de leur droits en la personne de Monsieur Halidou Sidikou, cadre de l'éducation.
Avant de le renvoyer à l'exercice de sa fonction, le Médiateur de la République a précisé que le Délégué régional accomplit toutes les tâches qui incombent au niveau central à savoir la recevabilité des plaintes, leur traitement et les conseils appropriés aux parties en conflits. Des taches que le récipiendaire s'est engagé à bien et fidèlement exécuter.

Direction de la communication du MR

13/12/18


NiameyLe président de la Délégation Spéciale de la Ville de Niamey, M. Mouctar Mamoudou a procédé le 7 décembre dernier dans la salle de réunion de l'hôtel de ville, au lancement officiel des activités du projet de planification familiale de la Ville de Niamey. Cofinancé par la Fondation Bill et Melinda Gates pour un montant total de 232.589.091 FCFA et la ville de Niamey pour 45.900.000 FCFA, dont 24.000.000 FCFA en espèces, ce projet vise essentiellement à contribuer à l'amélioration de la santé des populations de la capitale afin qu'elles puissent pleinement participer au développement de la ville en particulier et de l'ensemble du pays en général. La cérémonie de lancement de ce projet s'est déroulée en présence du représentant de « The Challenge Initiative » (TCI), Dr. Fanding Badji et de la Directrice régionale de la Santé publique.

Les besoins des populations de la ville de Niamey sont multiples. Mais, il se trouve que la santé de la mère et de l'enfant reste le besoin fondamental sur lequel il faut agir dans la perspective d'améliorer les autres indicateurs de santé. Le projet de planification de la ville de Niamey s'inscrit dans cette optique. Niamey a été choisie par le TCI (The Challenge Initiative) à la suite d'une sélection parmi tant d'autres villes en Afrique de l'ouest francophone. Le président de la Délégation Spéciale de la Ville de Niamey, M. Mouctar Mamoudou a précisé que ce choix, loin d'être un fait de hasard, constitue le résultat d'un travail collectif.
«Cet important projet qui cadre avec les besoins de nos populations en matière de santé est le résultat d'un long processus que nous avons mené avec la collaboration de la Plateforme de l'Afrique de l'Ouest Francophone dont nous saluons l'engagement à nos côtés. C'est le lieu pour nous de réaffirmer ici, que la Ville de Niamey pour sa part, respectera son engagement. Déjà, avant le lancement des activités de ce projet, une partie de la contribution locale est apportée dans la limite de nos ressources disponibles » a dit le président de la DélégationSpéciale de la ville de Niamey. «Par ailleurs, il convient aussi de préciser que la ville de Niamey a procédé à la conception d'un programme sur la santé des adolescents et des jeunes dont notre engagement est estimé à 10.000.000 FCFA » a ajouté M. Mouctar Mamoudou.
Pour sa part, le représentant de TCI, Dr. Fanding Badji a relevé que le modèle «The Challenge Initiative» est déterminé par une volonté d'engagement propre des maires à travers la soumission d'un dossier d'expression d'intérêt puis une âpre compétition avec les autres villes. « Notre Plateforme est une Plateforme d'accélération de la planification familiale pour aider les neuf pays membres du partenariat de Ouagadougou à atteindre les objectifs fixés au niveau de leurs plans d'actions nationaux budgétisés. C'est à ce titre que Gates Institute est soucieux d'encourager le développement d'intervention favorisant l'obtention de gains rapides. Pour ce faire, notre approche d'intégration des services à travers l'Identification systématique des besoins du client (ISBC/PF), à coût très réduit, contribuera non seulement à réduire les besoins non satisfaits mais aussi d'augmenter de façon fulgurante et significative le recrutement de nouvelles utilisatrices», a expliqué le représentant du TCI.

Hassane Daouda(onep)
13/12/18


sportLa soixante coureurs qui participent à la 2ème édition du Tour de la République, ont fait leur entrée en matière hier matin en disputant la distance Tahoua-Konni longue de 110 km. Après près de 3 heures 30 d'empoignades entre les ténors du Tour, c'est finalement Mohamed Alassane de l'Union Sportive de la Gendarmerie Nationale (US GN) qui finit en tête de la course avec un chronomètre de 3h23mn 36 tierces.

Le redoutable coureur de l'US GN a battu au sprint final Moustapha Oumarou de l'AS Police deuxième de cette étape, avec 3h23mn 37tierces. Le troisième de cette course est Ali Idrissa de l'AS FAN, un autre ténor très attendu dans ce Tour. Ali Idrissa a réalisé un temps de 3h26mn14tierces. Mohamed Alassane le vainqueur de cette étape remporte également le maillot TOTAL Niger qui est le maillot de leader. Moustapha Oumarou de l'AS Police s'adjuge le maillot de Niger Lait ou maillot de la combativité. En outre, le maillot de meilleur jeune coureur de cette étape, revient à Issaka Ibrahim de l'AS Wassika, âgé de 15 ans, et qui s'est bien illustré en terminant parmi le peloton de tête.
Il faut dire que quelques minutes seulement après le départ de Tahoua, beaucoup de cyclistes ont commencé à montrer des signes de faiblesse en manœuvrant avec peine leurs montures. Certains d'entre eux, en manque de condition physique et d'endurance ont commencé à jeter l'éponge aussitôt après avoir dépassé le village de Founkoye lui-même situé à quelques encablures de Tahoua. Un relâchement d'une quinzaine de coureurs qui finiront par être totalement distancés par leurs camarades. A l'entrée de Badaguichiri, localité située à 45 km de Tahoua, Ali Idrissa de l'AS FAN, Issoufou Sani de l'AS Wassika, Mohamed Alassane de l'US GN, Moustapha Oumarou de l'AS Police, et Djibrilla Hassane dit Michelin de l'AS Eaux et Forêts, menaient de main de maître la course dans le peloton de tête en se tenant à la culotte.
C'est finalement à 50 km de l'arrivée, qu'une phénoménale échappée sous la conduite de Mohamed Alassane va donner du piquant à la course. Cette belle bagarre entre Mohamed Alassane, Moustapha Oumarou, Ali Idrissa, Djibrilla Hassane et Mahamadou Soumana connaitra son apothéose à l'arrivée devant les locaux de la Préfecture de Birnin Konni où un impressionnant public l'attendait. Ce matin, la deuxième étape Konni –Madaoua longue de 87 km, permettra aux ténors du Tour d'affirmer davantage leur présence dans cette deuxième édition du Tour de la République.

Oumarou Moussa Envoyé spécial(onep)


signatureA quelques jours du début des festivités de la célébration du 60ème anniversaire de la proclamation de la République, ou fête du 18 décembre, le Comité d'Organisation de Zinder Saboua s'active sur les derniers préparatifs, à travers la signature des partenariats avec plusieurs sociétés de la place. La dernière signature a eu lieu le 7 décembre dernier entre le président du Comité d'Organisation de Zinder Saboua, M. Mansour Hadj Dodo, le PDG du Groupe Al-Izza, M. Mohamed Albakaye, le Directeur général de la NIGELEC, M. Halid Alhassane, celui de Niger Airlines, M. Abdoul Aziz Larabou et les représentants de la commission colloque scientifique et jumelage universitaire.

L'objectif, de ces partenariats est de soutenir le comité à réussir sa mission. Chacun à en ce qui le concerne s'est engagé à accorder des facilités au Comité d'organisation. A l'issue de cette série de signatures de partenariat, certains de ces partenaires ont exprimé leurs sentiments. C'est le cas du Directeur général de la NIGELEC, M. Halid Alhassane qui a rappelé que cette société est un allié fidèle du comité des fêtes tournantes depuis Dosso Sogha en passant par Maradi Kolliya, Agadez Sokni, Tahoua Sakola et aujourd'hui Zinder Saboua. Cet accord de partenariat consiste à mener des actions relatives à la fourniture en alimentation électrique aux infrastructures construites dans le cadre de cette fête mais aussi l'éclairage des voies. A cet effet, le Directeur Général de la NIGELEC a précisé que la société a prévu quelques 313 millions dont 113 millions destinés aux travaux de raccordement des infrastructures construites dans le cadre de Zinder Saboua et les 200 millions pour la construction du nouveau siège de la NIGELEC à Zinder.
Pour sa part, le PDG de la compagnie aérienne Niger Airlines a dit que cette signature s'inscrit dans le processus de la concrétisation d'un certain nombre d'engagements que cette compagnie a pris pour aider le comité à réussir cet événement. M. Abdoul Aziz Larabou a rappelé que depuis cinq (5) ans, cette compagnie nationale dessert les différentes villes de notre pays. Ce qui, selon lui, a impacté positivement la vie de la population nigérienne à travers la facilitation des échanges commerciaux, les évacuations sanitaires, le déplacement des officiels et des avocats. M. Abdoul Aziz Larabou a annoncé qu'à partir du 16 décembre prochain, Niger Airlines effectuera des vols réguliers sur Zinder avec une réduction de 10%.
Notons que le comité à signé un partenariat avec la commission colloque scientifique et jumelage universitaire conduite par le conseiller technique à la Présidence de la république, Dr Haboubacar M. Manzo qui a expliqué que ce cadre d'échange évoquera la question de l'eau
notamment la maitrise et la gestion de l'eau. Une thématique d'actualité qui touche le vécu de notre population surtout celle de Zinder. «Ces échanges pencheront sur les actions du gouvernement notamment leurs impacts en termes de développement socio-économique», a-t-il précisé.

Mamane Abdoulaye(onep)
12/12/18


FMILe conseil d'administration du FMI achève la troisième revue de l'accord au titre de la facilité élargie de crédit.
L'achèvement de la revue permet de décaisser 14,1 millions de DTS (environ 19,5 millions de dollars) en faveur du Niger et d'accroître l'accès du pays aux ressources du FMI de 75 à 90 % de sa quote-part.
Le programme économique du Niger vise à consolider la stabilité macroéconomique et à stimuler la croissance.
Le 10 décembre 2018, le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la troisième revue du programme économique et financier du Niger appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC). L'achèvement de la revue permet de décaisser 14,1 millions de DTS (environ 19,5 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l'accord à 56,4 millions de DTS (environ 78,1 millions de dollars).
Le conseil d'administration a également approuvé la demande de dérogation des autorités pour non observation du critère de performance sur l'apurement des arriérés de paiement intérieurs.
L'accord triennal en faveur du Niger a été approuvé le 23 janvier 2017 pour un montant de 98,7 millions de DTS (environ 134,04 millions de dollars) à l'appui du plan national de développement économique. Il vise à consolider la stabilité macroéconomique et à favoriser une croissance élevée et équitable, à augmenter les revenus et à créer des emplois, tout en renforçant les bases d'un développement durable. En raison des déficits de financement imprévus dus à la situation sécuritaire, aux difficultés du secteur de l'uranium et aux besoins en matière de sécurité alimentaire, le conseil d'administration du FMI a accepté de porter l'accès aux ressources au titre de la FEC à 118,44 millions de DTS (environ 164 millions de dollars, ou 90 % de la quote-part du Niger).
À l'issue des discussions du conseil d'administration sur le Niger, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a publié la déclaration ci-après : « Les résultats globaux du Niger au premier semestre de 2018 dans le cadre du programme appuyé par la FEC ont été satisfaisants, avec des recettes élevées et un déficit budgétaire inférieur aux prévisions. La mise en œuvre du programme de réformes structurelles a également progressé de manière satisfaisante.
« Le programme pour 2019 repose sur un projet de budget et un cadre macroéconomique réalistes. Des mesures visant à mobiliser les recettes intérieures et à améliorer la qualité des dépenses tout en privilégiant les dépenses sociales contribueront à atteindre le critère de convergence de l'UEMOA relatif au déficit budgétaire en 2020. Les autorités sont déterminées à apurer tous les arriérés d'ici la fin de l'année et à éviter l'apparition de nouveaux arriérés en 2019.
« Les perspectives à moyen terme du Niger sont encourageantes : plusieurs projets à grande échelle devraient contribuer à augmenter la croissance économique à moyen terme. Il sera important d'assurer un contenu local adéquat et d'obtenir une contribution budgétaire équitable de ces projets. Le programme de réformes structurelles visant à mettre en place un secteur privé plus robuste et à promouvoir l'inclusion financière a un rôle fondamental à jouer à cet égard. La réforme des entreprises publiques et les efforts visant à renforcer la gouvernance et les mesures de lutte contre la corruption seront également cruciaux. Pour le développement à plus long terme, il sera important de continuer de prêter attention aux questions relatives à l'égalité des genres, ainsi qu'aux objectifs démographiques.
« La vigilance constante à l'égard de l'accumulation de la dette et la priorité accordée aux emprunts concessionnels ont aidé le Niger à maintenir un niveau « modéré » de risque de surendettement public. Le renforcement et la diversification des exportations contribueront à réduire la vulnérabilité aux chocs de prix des produits de base.»
(Source : Département de la communication du FMI)

12/12/18


Panel-GAVIPoursuivant sa visite de travail et d'amitié aux Emirats Arabes Unis, le Président de la République, SEM Issoufou Mahamadou, Champion International du secteur de la Vaccination, a pris part, hier mardi 11 décembre 2018 à Abu Dhabi, à un Panel des Chefs d'Etat des Pays GAVI. Ce panel intervient dans le cadre d'une réunion d'évaluation à mi-parcours de GAVI, l'Alliance du Vaccin.
L'expérience du Niger, des Emirats Arabes Unis et du Mozambique dans le domaine de la vaccination ainsi que les questions relatives à l'immunisation, la chaine de froid, les prix des vaccins au profit notamment des enfants et la gouvernance politique, ont été entre autres évoqués par les panélistes dont le Président de la République.
Répondant aux questions du modérateur de ce panel, le Chef de l'Etat a dit que la vaccination est l'un des grands succès de la santé publique, affirmant qu'on doit ce succès à GAVI. « Aujourd'hui, dans le monde, les enfants, où qu'ils vivent, ont de plus en plus la possibilité d'accéder de manière équitable aux vaccins », a-t-il expliqué. Il faut encourager GAVI à poursuivre cette noble mission, a-t-il ajouté, précisant qu'il y a des points sur lesquels il faut continuer à agir. Il y a d'abord le co-financement, a-t-il dit, soulignant la nécessité, pour tous les pays bénéficiant des actions de GAVI, de participer au co-financement.
Il faut ensuite réduire les prix des vaccins, demander aux entreprises qui fabriquent ces vaccins de continuer à faire des efforts de réduction des prix, pour qu'ils soient accessibles aux faibles revenus, a insisté le Chef de l'Etat.
«Il faut également continuer à mettre l'accent sur la recherche pour trouver de nouveaux vaccins», a poursuivi le Président de la République. «Nous sommes dans une phase de reconstitution des fonds de GAVI. Il est important que tout le monde se mobilise et le Niger fera partie de la mobilisation», a-t-il conclu.
Cette rencontre s'est déroulée en présence notamment de la Première Dame, Dr. Issoufou Lalla Malika.
Il faut rappeler que, le lundi 10 décembre 2018, dans la soirée, le Chef de l'Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a pris part, toujours à Abu Dhabi, à un diner et une soirée culturelle organisés par GAVI, l'Alliance du Vaccin, en prélude à la réunion du panel des Chefs d'Etat des Pays GAVI.
Dans une allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le Président Issoufou Mahamadou, Champion International du secteur de la Vaccination, a pris l'engagement, devant GAVI et ses partenaires de «porter haut et fort auprès de la Communauté Internationale le plaidoyer en faveur de la vaccination».
GAVI, «un bailleur très important dans le secteur de la vaccination», travaille aux cotés de plusieurs organisations notamment l'UNICEF, l'OMS et la Banque Mondiale.

Abdourahamane Alilou, AP/PRN
12/12/18


discour-prn« Excellence Monsieur l'ancien Président de la République de Tanzanie
Excellence Monsieur le Premier Ministre du Mozambique,
Excellence Madame la Ministre d'Etat pour la coopération internationale des Emirats Arabes Unis,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres et Ambassadeurs,
Madame la Présidente du conseil d'administration de GAVI,
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,

Mes premiers mots sont pour vous, Excellence Madame la Ministre. Des mots de remerciements envers Son Altesse le Prince Mohammed bin Zayed Al-Nahyan et l'ensemble de son gouvernement. Il ne s'agit pas de ma première visite à Abu Dhabi, c'est toujours un plaisir et un honneur pour moi d'être ici. Cet accueil, particulièrement réussi, témoigne de l'importance que vous accordez à vos hôtes, une tradition ancestrale que vous cultivez avec talent. Au nom de mon pays, et au nom de l'ensemble des invités, merci infiniment.

Permettez-moi de remercier GAVI de m'avoir honoré en me désignant champion d'une noble cause : la vaccination qui permet de sauver des millions de vie dans le monde. Merci à l'Alliance GAVI et à ses partenaires de m'avoir confié cette mission exaltante et de très haute importance. En faisant le plaidoyer en faveur de la vaccination, nous faisons un plaidoyer en faveur de la santé primaire, mais surtout un plaidoyer en faveur des enfants et enfin un plaidoyer en faveur du développement et la croissance inclusive.
La présente revue à mi-parcours de l'Alliance GAVI est une réelle opportunité pour nous tous de faire le point.La-Premier-Dame-Dr-Malika-Issoufou-lors-du-panel
C'est d'abord l'occasion de nous réjouir des succès et surtout de nous en inspirer.
Le modèle de GAVI est un modèle unique et exemplaire! L'assemblée présente ce soir en est le témoin : GAVI réunit un ensemble de parties prenantes engagées pour l'amélioration de la santé des populations à travers l'accélération de l'accès aux vaccins et l'accroissement équitable de la couverture vaccinale dans les pays les plus pauvres du monde.
Permettez-moi de signaler :

En premier lieu, les organisations et pays donateurs, qui grâce à leur engagement financier nous permettent de financer les vaccins et toute la chaine humaine et logistique nécessaire. Avec plus de 100 Milliards de Francs CFA, GAVI est le premier bailleur de la vaccination et un des bailleurs les plus importants de la santé au Niger. Pour cela je ne puis que vous remercier.
Est présent également le secteur privé membre clé de la gouvernance de GAVI : les industriels du médicament ou encore les experts de la logistique ou du conseil, sont des acteurs majeurs de cette alliance. Ce partenariat public-privé a permis une baisse significative des coûts de certains vaccins. Le prix « GAVI » par enfant des 12 vaccins recommandés par l'OMS a été réduit, en passant de 950 US$ à 35 US$. Nous comptons encore sur vous pour garantir la disponibilité des vaccins et maintenir leur accessibilité financière.
Egalement, nous avons les partenaires techniques et stratégiques de l'Alliance GAVI: l'OMS, l'UNICEF, la Banque Mondiale ou le CDC qui nous accompagnent au quotidien par un soutien technique de haut niveau.
Ensuite, les chercheurs et les institutions scientifiques pour qui j'ai une admiration particulière, nous vous remercions pour les avancées et promesses que représentent le vaccin contre le paludisme ou encore contre Ebola. Nous comptons sur vous pour développer de nouveaux vaccins qui pourront, nous l'espérons, permettre de prévenir d'autres maladies comme le sida.
Et enfin, les organisations de la société civile, lien essentiel avec les communautés. Ces organisations informent les communautés, accompagnent le système de santé dans la mise en œuvre des programmes de vaccination, et enfin nous rappellent nos devoirs par des actions de plaidoyer.

Ce soutien a permis d'obtenir des succès majeurs en réduisant la morbidité des enfants. Au Niger, nous avons grâce à la vaccination réduit les cas de rougeole de 60,000 cas par an en 2004 à moins de 1500 cas aujourd'hui. Nous avons doublé en moins de 10 ans le nombre de vaccins disponibles dans la vaccination de routine. Et enfin, pour mieux détecter les épidémies nous avons mis en place un réseau sentinelle de surveillance épidémiologique qui couvre l'ensemble du territoire.
Au niveau international, c'est près de 300 Millions de vie qui ont été sauvées. Ce chiffre est en réalité beaucoup plus élevé car les vaccins ne protègent pas seulement l'individu mais toute la communauté. C'est pourquoi je veux rappeler : Les vaccins c'est la vie !
Mais profitons aussi de cette réunion pour regarder avec humilité, avec honnêteté aussi et avec clairvoyance, ce qu'il nous reste à faire. Vous le savez, les pays du Sahel, le Niger en particulier, doivent faire face à de multiples défis, notamment le défi sécuritaire qui affecte tragiquement notre région depuis des années. Nos systèmes de santé demeurent fragiles, les données sanitaires pas assez fiables et l'accès aux soins insuffisants. En moins de 10 ans, la mortalité infantile a été réduite de moitié. Nous sommes passés de 198 à 98/1000 naissances. C'est encore bien trop élevé.
Notre pays connait encore des épidémies meurtrières, comme récemment la survenue d'une épidémie de choléra dans la région de Maradi. Or comme la présidente du conseil d'administration de GAVI, le Docteur Ngozi l'a rappelé récemment, le choléra est souvent un révélateur des inégalités et de la pauvreté. C'est pour dire qu'il nous reste encore du chemin à parcourir pour sauver la vie de ces enfants.
En tant que chef de l'Etat, je souhaite qu'aucun enfant nigérien ne soit laissé pour compte, et en tant que champion de la vaccination, je souhaite qu'aucun enfant au monde ne soit oublié. Et pour cela, nous avons besoin de l'Alliance GAVI, nous avons besoin de vous. Je connais les ambitions de GAVI. Récemment, après une évaluation approfondie, son conseil d'administration a décidé d'engager des réflexions sur les programmes 2012-2025. Nous restons mobilisés aux cotés de GAVI pour l'accomplissement de cette grande ambition.

Je vous remercie et vous souhaite à toutes et à tous une excellente soirée.

Onep
12/12/18

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !

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