Le Sahel

pub_bann
A+ A A-

Portrait d'artiste/ Ibrahim Oumarou Yacouba alias « Sage Soldat » : Juriste et pétri de talent artistique

cultureDe plus en plus le métier d'artiste intéresse un nombre important des jeunes dans notre pays. Pour certains de ces jeunes, les raisons ne sont autres que l'amour de l'art mais aussi certaines situations personnelles liées aux conditions de vie des intéressés. C'est le cas de notre artiste Ibrahim Oumarou
Yacouba alias « Sage Soldat » qui affirme avoir embrassé la carrière d'artiste faute de réussite dans ces ambitions de devenir un écrivain de renom. En effet, selon « Sage Soldat » les difficultés de publication, de diffusion et d'édition de ses écrits sont la principale raison qui l'a orienté vers la chanson. «Ma première vocation c'était d'être écrivain, mais j'ai été confronté à des difficultés liées à la cherté et à l'absence des maisons d'édition. Je ne peux pas continuer à écrire et à garder les écrits pour moi-même dans les tiroirs. J'ai vite eu l'idée de transformer mes écrits en chanson», a déclaré l'artiste « Sage Soldat ».
Agé de 29 ans, Ibrahim Oumarou Yacouba dit « Sage Soldat » est aujourd'hui un artiste chanteur auteur compositeur et interprète. En 12 ans de carrière, ce jeune artiste compte un album de 13 titres dont le vernissage a eu lieu le 14 mai 2016 au CCFN de Niamey. Avec une taille d'un mètre soixante-deux (1,62m) et pesant en moyenne 53 kg, « Sage Soldat » fascine ses fans par son charisme, sa simplicité, son engagement, son rayonnement, sa créativité mais aussi et surtout par sa voix et le sens des thématiques qu'il développe dans ses chansons. Avec un style très personnel dans le domaine du Reggae-raga, du Rap avec un « flow » vif qui lui confère une identité propre. En écoutant ses chansons ou en le suivant chanter sur scène, notre rappeur, reggae-man et chanteur dégage une voix à la fois mélodieuse et envoûtante qui puise ses racines dans la lecture des textes poétiques et littéraires et de la composition musicale à laquelle se livre l'artiste. Depuis ses premières chansons SAGE affermit son style à travers les textes qu'il écrit.
Né en 1987à Tahoua Ibrahim Omar Yacouba, a commencé la musique en 2004, alors qu'il était en classe de troisième. Après le baccalauréat en 2007, « Sage Soldat » s'est inscrit à l'université de Niamey à la Faculté des sciences juridiques. Il est actuellement en Master II de Droit des Affaires, puis en année de Licence III en Arts de spectacle et médiation culturelle à la faculté des Lettres de l'UAM. La dualité art et académie ne constitue qu'une force enrichissante pour notre jeune artiste.
Dans sa carrière « Sage Soldat » a participé à plusieurs concours artistique ; en 2009 et 2010, avec le concours scène ouverte Rap, organisé par le centre culturel franco nigérien CCFN. Les deux premiers titres de l'artiste enregistrés en studio en 2010 sont «martyrs de 1990 » et «protection de l'enfant ». Deux titres qui ont fait parler de l'artiste ici dans la capitale Niamey et à l'intérieur du pays.
En 2013, « Sage Soldat » représente le Niger avec la chanson « african personality » à la semaine de l'intégration africaine au centre culturel Oumarou ganda (CCOG) où il était en confrontation avec des artistes d'autres pays de l'Afrique. Son album de 13 titres est produit sous le thème « Plus de regard sur l'orphelin». Pourquoi ce thème ? Selon l'artiste «Sage Soldat », la protection des enfants, notamment les orphelins est une de ses priorités dans son combat de tous les jours. Il ajoute avoir organisé son concert de vernissage au nom de ses enfants orphelins à qui il a versé toute la recette de ce concert.
Actuellement, « Sage Soldat » est porteur d'un projet d'orphelinat qui va accueillir les enfants de 5 à 10 ans. Ce jeune artiste croit en lui et croit en ce qu'il fait pour déplacer les montagnes. « C'est quand on pense aux problèmes que les problèmes arrivent. Moi je crois que le métier nourrit l'homme et j'avance sur cette idée », a-t-il déclaré.
M. Ibrahim Oumarou Yacouba souligne que «Sage» c'est à l'image de quelqu'un qui est en perpétuelle recherche du savoir et «Soldat », une façon d'exprimer sa détermination, toute sa combativité en vue de l'atteinte des objectifs qu'il s'est fixés. Artiste évoluant en solo, « Sage Soldat » compte sur l'appui des bonnes volontés pour l'accompagner dans la mise en œuvre de son projet d'orphelinat.

Ali Maman et Salamatou Ouattara
www.lesahel.org

Culture

La chanteuse Philomène Fayosseh Fawoubo : Filo, la diva aux accents gospel

La chanteuse Philomène Fayosseh Fawoubo : Filo, la diva aux accents gospel

Dans un univers musical nigérien totalement dominé par des hommes, Philomène fait partie des rares femmes qui essaient de s'affirmer et d'émerger.Depuis son jeune âge, elle chante dans les gospels, les chorales des églises. A dix ans déjà, elle passait tout son temps à chanter et à danser. Une décennie après, elle s'est frayée un chemin dans un monde fait de hauts et de bas ; elle possède une voix angélique qui fait d'elle aujourd'hui u...

17ème édition de Clap ivoire : À l'affiche pour le Niger "Epris d'une mère" et " Nos faiseurs de bonheur…

17ème édition de Clap ivoire : À l'affiche pour le Niger "Epris d'une mère" et " Nos faiseurs de bonheur"

Le Niger sera représenté à la 17ème édition de Clap Ivoire qui se tiendra du 4 au 10 septembre par les réalisateurs Oumarou Kadry Koda en catégorie documentaire avec " Nos faiseurs de bonheur" et Abdoul Rachid Amadou Sanda Maïga avec la fiction "Epris d'une mère".Les représentants du Niger à ce festival de concours de court métrage destiné aux jeunes ressortissants et résidents des pays membres de l'UEMOA ont été sélectionnés le 17 juil...

Cinéma/ Mohamed Elkebir, réalisateur et promoteur du label ''Sahara Niger'' : « La culture doit être un vecteur d'enseig…

Cinéma/ Mohamed Elkebir, réalisateur et promoteur du label ''Sahara Niger'' : « La culture doit être un vecteur d'enseignement, d'éducation notamment historique »

Mohamed Elkebir est un jeune réalisateur nigérien et promoteur du label Sahara Niger. Après ses études secondaires au Niger, il a continué ses études au Burkina Faso, au Ghana puis en Côte d'Ivoire où il a reçu plusieurs formations. Il est aussi un acteur de la société civile, membre de l'association « Jeunesse active du Niger ».Dès son retour au pays, il s'est inscrit à l'UAM où il décrocha un diplôme puis travailla dans une compagnie ...

Entretien avec Ibrahim Oumarou Yacouba dit « Sage Soldat », chanteur de reggae : «Pour moi, l'art occupe une place très …

Entretien avec Ibrahim Oumarou Yacouba dit « Sage Soldat », chanteur de reggae : «Pour moi, l'art occupe une place très importante dans l'éveil des consciences »

À l'état civil il est Ibrahim Oumarou Yacouba, mais son nom de scène est "Sage Soldat". Après des études en droit des affaires, parallèlement à ses activités de chanteur de reggae, "Sage Soldat" s'est retourné vers des études beaucoup plus en phase avec sa passion, car il est étudiant en Master 1 en Arts et Culture à l'université de Niamey. Actuellement il est à Dakar dans le cadre de son stage professionnel à Africulturban, une associa...

Le port de natte par les femmes d'Abalak : Une pratique culturelle spécifique en voie de disparition

Situé à 135 km au nord de Tahoua sur la route d'Agadez, la ville d'Abalak chef-lieu du département du même nom, regorge d'énormes potentialités pastorales, culturelles et artisanales. Parmi les potentialités culturelles on peut citer le port de natte chez les femmes. Cette pratique est, pour la femme touareg, ce qu'est le hijab autrement dit le voile chez les femmes arabes. Le port de natte rêvait donc une fonction socioculturelle qui f...

À la découverte du dromadaire : Le fidèle compagnon des peuples nomades

Appartenant au même genre biologique que le chameau qui, lui à une ou deux bosses selon son origine, le dromadaire appartient au genre camélus apparu il ya cinquante millions d'années. Il se distingue des autres mammifères par la longueur de son cou et la nature de ses pieds dépourvu de sabots. C'est cette élégante bête qui est l'animal emblématique de la région de Tahoua dont la présence est illustrée à l'entrée de la ville à travers u...

Culture : Mlle Mariama Daouda : revaloriser la croix d'Agadez à travers la maroquinerie

Culture : Mlle Mariama Daouda : revaloriser la croix d'Agadez à travers la maroquinerie

Au Niger, le secteur de la mode regorge de talents, mais peine à prendre un envol véritable. C'est pourtant un monde riche et varié où, on peut gagner son pain à la sueur de son front. Développer une nouvelle approche dans ce secteur, c'est le challenge que s'est fixé Melle Mariama Daouda en réalisant la nouvelle marque d'accessoires ''zamany accessory''. C'est avec des matériaux de chez nous, qu'elle confectionne des sacs ''made in Nig...

Portrait/Abdoul Karim Elhadj Adamou, artiste : L'auteur de la marionnette Toukourourou, l'enfant terrible

Portrait/Abdoul Karim Elhadj Adamou, artiste : L'auteur de la marionnette Toukourourou, l'enfant terrible

Les marionnettes sont des figurines, des pantins ou des poupées qu'on fait bouger à travers des fils donnant l'impression d'une scène animée. Les artistes animateurs de théâtre de marionnettes ne courent pas les rues au Niger. Abdoul Karim Elhadj Adamou en est un. Agé de 36 ans, il est étudiant en Master2 « art et spectacle» à la Faculté de Littérature, Art et Communication de l'Université de Niamey. Il a commencé à s'intéresser au spec...

Phénomène de mode : ''Goggoro et bonnet'', des foulards en vogue à Niamey

Phénomène de mode : ''Goggoro et bonnet'', des foulards en vogue à Niamey

Les foulards Gogoro ou Achoké, étaient à l'origine des foulards portés par les femmes yoruba. Mais ces derniers temps on est de suite frappé, à l'occasion des cérémonies et de certaines occasions de réjouissance, par la forte présence de ces gros foulards communément appelés "Goggoro" ou "Achoké" de plus en plus à la mode chez les femmes de la capitale. Longtemps importés, ces foulards sont présentement confectionnés dans des salons de ...

L'imzad : Immortaliser ce violon au son cristallin qui se joue avec le cœur

L'imzad : Immortaliser ce violon au son cristallin qui se joue avec le cœur

L'imzad ou inzad, dont le nom signifie "crin de cheval" dans la langue tamatcheq, est un violon monocorde, joué exclusivement par les femmes Touareg et accompagné de poèmes et chants des hommes.Cet instrument de musique traditionnelle typiquement touareg a une longue histoire derrière ses airs cristallins qui vous bercent le cœur pour un long et mélodieux voyage sur les dunes de sable du désert, du Niger jusqu'en Algérie. Selon certaine...

AG/ONU

Editorial

L'invité de Sahel dimanche

Audiences

Dossier

Au bord du fleuve à Tillabéri : Un carrefour d'act…

Au bord du fleuve à Tillabéri : Un carrefour d'activités commerciales et de prestation de services divers

Tillabéri, «la capitale du fleuve», chef de lieu de région du même nom est à un peu plus d...

mardi 25 juillet 2017

Campagne agricole : Les vœux d'un agropasteur

Campagne agricole : Les vœux d'un agropasteur

À quelques encablures de la commune rurale de Sansané Haoua, à environ 80 kilomètres à l'o...

mardi 25 juillet 2017

Le marché de Tillabéri : Entre tradition et modern…

Le marché de Tillabéri : Entre tradition et modernité, un marché atypique

C'est un grand marché bihebdomadaire dont les rendez-vous ont lieu tous les mercredis et d...

mardi 25 juillet 2017

L'air du temps

Drift : ces jeunes qui flirtent avec la mort

Drift : ces jeunes qui flirtent avec la mort

Des milliers de jeunes gens, filles et garçons, attroupés autour d'un espace dégagé. Au mi...

vendredi 21 juillet 2017

Newsletter

© Le portail dynamique de l'information au Niger | conception jourdain-informatique.