Le Sahel

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Editorial : Des défis relevés et des orientations nouvelles


DG onepSacrifiant une tradition républicaine désormais bien ancrée, le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, a présenté ses vœux de Nouvel an à la Nation. Au cours d'une adresse solennelle, il a évoqué certains évènements saillants qui ont marqué l'année écoulée, avant d'aborder des questions qui font partie des priorités permanentes du Programme de Renaissance pour l'année 2017.
La bonne tenue des élections présidentielles et législatives, le contexte économique difficile auquel fait face notre pays, les menaces sécuritaires liées au terrorisme et les succès enregistrés dans la lutte contre Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad ont été largement évoqués par le Chef de l'Etat.
La sécurité étant au cœur des priorités du Président Issoufou Mahamadou, dans un langage de fermeté et un engagement sans faille, le Commandement en chef des forces de défense et de sécurité nigérienne, a réaffirmé toute sa détermination à assurer la sécurité de notre pays et à doter nos forces de défense et de sécurité des moyens supplémentaires adéquats pour faire face à toutes les menaces.
Dans un tel contexte, le « Prix Mandela de la Sécurité », qui a été récemment décerné au Président Issoufou Mahamadou trouve tout son sens et sa pertinence. Cette distinction est assurément le prix du mérite. Elle vient récompenser les efforts inlassables déployés par le Président Issoufou en faveur de la sauvegarde de la sécurité aussi bien au Niger que dans les autres pays de la sous-région confrontés à de multiples menaces.
En effet, il n'est un secret pour personne , depuis la dislocation de la Libye, les terroristes et autres narco-trafiquants écument la bande sahélo-saharienne. Après avoir déstabilisé le Nord du Mali, les terroristes avaient tenté, à maintes reprises, des incursions au Niger. Ils ont été appuyés dans leur sale besogne par les extrémistes de Boko Haram.
Il fallait une riposte à la mesure de la menace, et le Président Issoufou Mahamadou était le premier dirigeant de la sous-région à avoir compris et soutenu que, face au péril sécuritaire, il fallait le langage de la fermeté. Voilà pourquoi, selon les propres mots du jury du Prix Nelson Mandela, ce prix a été décerné au Président Issoufou Mahamadou en reconnaissance à « sa politique ferme en matière de sécurité nationale et son leadership régional en matière de sécurité pour combattre le terrorisme-djihadiste et le trafic de drogue dans le Sahel et l'espace du Lac Tchad».
Parlant justement de ce prix, dans son message à la Nation, le Chef de l'Etat, qui s'est réjoui des succès enregistrés dans la lutte contre Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad, l'a tout humblement dédié aux soldats de la Force Mixte Multinationale auxquels nous devons ce succès, ainsi qu'à l'ensemble des Forces de Défense et de Sécurité du Niger, en guise d'hommage.
C'est dire à quel point ce ''Prix Mandela'' constitue à la fois un honneur pour le Niger, son peuple et ses vaillantes Forces de Défense et de sécurité, mais aussi et surtout le témoignage d'une reconnaissance internationale pour le Président Issoufou dont l'expertise en matière de sécurité et de vision pour le développement a été plusieurs fois sollicitée lors des forums internationaux pour la stabilité régionale et mondiale.
En bon père de la Nation, il a, lors de son adresse du 31 décembre dernier, une fois de plus tendu sa main fraternelle « à tous ceux qui se sont laissés entraîner dans la voie de l'égarement par Boko Haram et par les autres organisations terroristes, à se ressaisir et à déposer les armes. Nous leur garantissons l'intégrité physique ainsi qu'une réinsertion digne dans la vie socio-économique ».
Le Président de la République a également évoqué les progrès importants enregistrés en matière de climat des affaires au Niger grâce aux réformes hardies, entre autres la réduction du délai et du coût des formalités de création d'entreprise, l'amélioration de l'accès au financement par l'adoption d'une loi portant règlementation des bureaux d'information sur le crédit, le renforcement de la protection des actionnaires minoritaires, la suppression de l'exigence d'inspection avant embarquement des produits importés, la création et l'opérationnalisation du tribunal de commerce de Niamey et l'adoption d'un nouveau code de procédure civile qui fixe de meilleurs délais d'exécution des contrats, etc. Le Chef de l'Etat s'est aussi appesanti sur les véritables problèmes de notre système éducatif, qui conditionnent son devenir.
« En effet les différentes évaluations internes et externes de notre système éducatif ont hélas révélé, une faiblesse que nous connaissons depuis longtemps : celle de la mauvaise qualité de notre enseignement. Aussi, les résultats appréciables obtenus au cours des cinq dernières années en matière d'accès à l'éducation, ne doivent-ils pas en occulter le problème crucial de la qualité. Par conséquent, l'année 2017 sera celle de la poursuite de la réforme curriculaire avec la production de supports pédagogiques dans nos langues nationales et en français, ainsi que la formation et la répartition judicieuse des enseignants sur la base d'un atlas sociolinguistique », a assuré le Président Issoufou.
Le Chef de l'Etat a également annoncé sa volonté d'instaurer « une politique hardie de revalorisation de la fonction enseignante et la formalisation d'un cadre de concertation avec les partenaires sociaux (...) de façon à mettre fin aux grèves et arrêts de travail qui nuisent énormément à la qualité de l'enseignement et à la réputation de l'école nigérienne ».
Cependant, l'innovation majeure qui caractérisera l'année 2017, sera incontestablement l'introduction des plans d'actions sectoriels par ministères. « Ces plans d'actions, de l'avis même du Président de la République, seront traduits en activités, actions, résultats et coûts. La mise en œuvre de ces plans d'actions sera la base de l'évaluation des performances de chaque Ministre. Cette évaluation sera conduite à la fin de chaque trimestre et guidera les décisions des responsables à tous les échelons de l'Administration ».
Il appartient dorénavant à chaque Ministre de la République, de s'adonner corps et âme dans la bonne exécution de la mission à lui confiée, de donner le meilleur de lui-même pour impulser une dynamique nouvelle à une administration devenue amorphe et sans initiative. Cette évaluation prônée par le Chef de l'Etat doit descendre à tous les niveaux de l'administration. Le monde étant de plus en plus compétitif, seuls les plus performants doivent être récompensés.
Bonne Année 2017 à tous nos lecteurs!

Mahamadou Adamou( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )
www.lesahel.org

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