Le Sahel

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Editorial : Agir pour prévenir les catastrophes


DG onepAu moins onze personnes tuées. Pour la plupart, des enfants arrachés à l'affection de leurs parents du fait des pluies diluviennes qui se sont abattues, dans la nuit de mardi à mercredi derniers, sur la capitale Niamey. Des morts de plus, survenus dans l'effondrement de maisons, des chutes de murs dans différents quartiers et des dégâts matériels impressionnants.
150 mm de pluie déversées sur une ville dépourvue de toutes infrastructures d'assainissement dignes de ce nom. Nous voilà devant un scénario catastrophe d'une ville hantée par la menace des inondations, avec des habitants indisciplinés et des mairies amorphes, sans initiatives et inefficaces.
Aujourd'hui, après le passage du torrent, Niamey offre un spectacle de désolation totale avec de routes impraticables et des quartiers inaccessibles. Des maisons éventrées et d'autres sur le point de tomber à tout instant. Des bâtiments publics menacés. Comme mauvaise image illustrative de ce chaos général, le mur de clôture du Tribunal de Grande Instance de Niamey reconstruit l'année dernière, s'est encore affaissé comme un château de cartes.
Et pourtant, Niamey s'attendait à un tel déferlement de la nature. Tous les spécialistes l'avaient prévu et les autorités politiques alertées ont pris les devants. Le Président de la République, Chef de l'Etat, SE. Issoufou Mahamadou, et le Chef du Gouvernement, ont créé trois (03) départements ministériels pour faire face à la gestion des problèmes liés à l'urbanisme, à la salubrité et à la gestion des catastrophes. Mieux, un programme entier spécialement à la modernisation des infrastructures au sein de la ville, dénommé ''Niamey Nyala'' est mis en place; le tout soutenu par les actions du Projet de Gestion des Risques de Catastrophes et de Développement Urbain (PGRC-DU), sans oublier les communes dont la première vocation est de servir un cadre de vie agréable à leurs administrés.
Malheureusement, en dépit de toute cette armada, il a suffi d'une pluie pour que la catastrophe s'avère imparable. A vrai dire, ce n'est pas la volonté politique qui manque dans la prise en charge des problèmes d'assainissement qui se pose avec acuité à Niamey. Cette volonté politique, réaffirmée au plus haut sommet de l'Etat, est hélas quelque peu plombée par le manque d'anticipation et d'initiatives à plusieurs niveaux de responsabilité.
D'abord à commencer par les trois Ministères en charge de l'urbanisme, de cadastre, de la salubrité et des catastrophes. Nous estimons que gérer les problèmes urbains et les catastrophes, c'est d'abord anticiper pour prévenir les situations de détresse. Or, il n'est un secret pour personne que la plupart des quartiers, pour ne pas dire toute la ville de Niamey, sont érigés dans des zones inondables. Et pourtant, qu'est-ce qu'on constate ? Niamey, c'est cette ville qui manque de l'essentiel pour assurer les évacuations des eaux de pluie ; où les caniveaux sont inexistants dans certains quartiers ou mal entretenus ; où certaines habitations sont situées dans le lit du fleuve et l'aménagement urbain de la ville n'est pas respecté.
Ces Ministères ont été créés pour une coordination rapide des services de l'Etat intervenant dans ce genre de fléau ; ils doivent donc envisager tous les scenarios possibles et s'y préparer en conséquence et non pas attendre chaque année que l'irréparable se produise pour courir à droite, à gauche sans savoir par où commencer. Il ne faut pas avoir d'état d'âme, il faut déclarer d'utilité publique tous les terrains d'habitation se trouvant sur le lit du fleuve et les confisquer sans ménagement tout en dédommageant les légitimes propriétaires.
Le Programme Niamey Nyala ensuite doit prioriser ses interventions. Autant il est utile d'embellir Niamey avec l'érection de plusieurs infrastructures modernes, autant il faut investir dans la réalisation d'ouvrages d'assainissement de la ville, partout où c'est nécessaire, tout en prévoyant la réalisation des pavés afin de protéger les routes bitumées des risques d'ensablement. Mieux, une rigueur doit être observée dans l'entretien, par chaque commune, des arbres plantés en bordure des grandes artères de la ville.
Pour sa part, le Projet de Gestion des Risques de Catastrophes et de Développement Urbain (PGRC-DU) devrait mettre ses actions en synergie avec les autres acteurs pour que les problèmes de la ville de Niamey connaissent enfin un début de solution.
Enfin les communes de Niamey qui dorment d'un sommeil profond, attendant que la providence fasse leur travail doivent se réveiller pour faire effectivement leur boulot. Ces communes doivent être à la première loge de ce combat commun pour faire de Niamey une ville digne de capitale d'un pays renaissant, comme le veut le Président de la République à travers le programme Niamey Nyala.
S'agissant plus spécifiquement du cas de l'indiscipline générale des habitants de la capitale, doter la police municipale des moyens conséquents en l'appuyant avec des brigades sanitaires pour patrouiller dans tous les quartiers de Niamey de jour comme de nuit pour réprimander sévèrement tous ceux qui déversent leurs détritus et eaux usées sur la voie publique.
Le laisser-aller a trop duré ! Il faut agir vite et avec rigueur afin que les uns et les autres changent de mentalité et se comportent enfin en citadins.
Mahamadou Adamou( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )
16/06/17

Culture

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