Le Sahel

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Phénomène de mode : ''Goggoro et bonnet'', des foulards en vogue à Niamey


gogoroLes foulards Gogoro ou Achoké, étaient à l'origine des foulards portés par les femmes yoruba. Mais ces derniers temps on est de suite frappé, à l'occasion des cérémonies et de certaines occasions de réjouissance, par la forte présence de ces gros foulards communément appelés "Goggoro" ou "Achoké" de plus en plus à la mode chez les femmes de la capitale. Longtemps importés, ces foulards sont présentement confectionnés dans des salons de beauté et des ateliers de couture à Niamey.
Les accessoires de mode sont des éléments incontournables pour un habillement réussi. Un chapeau, un beau foulard intensifient un look, le rendent unique. Que ce soit sur les coiffeuses ou dans nos armoires, les accessoires se collectionnent à l'infini. Qui n'a jamais eu envie d'un sac, d'un collier, d'une bague ? Au poignet, autour du cou ou sur la tête, les accessoires de mode se déclinent et se multiplient au rythme des saisons et de nos envies. Les Nigériens sont devenus des spécialistes du commerce de ces articles en vogue.
Au salon de beauté « L'élégance », la responsable Juliette nous confirme que ce sont des tissus qui proviennent des pays de la sous-région notamment du Benin et du Nigeria qu'elle utilise pour confectionner les foulards Gogoro qui sont, de tout temps, la mode chez les yorouba. Les femmes portent ces foulards pour donner une touche particulière à leur tenue. Il y'a divers formes et styles, tout dépend de la matière dont sont confectionnés ces foulards. Il y'en a plusieurs modèles dont les nénuphars, les papillons, les chapeaux, les tout-couverts, les genres bonnets...Mme Juliette affirme que ces articles sont fabriqués avec des tissus satins, légers, lourds ou même avec des bazins et des pagnes. « Souvent nous les fabriquons selon le choix de nos clientes, mais le modèle le plus demandé est le nénuphar. Pour rendre plus attrayant ces foulards, nous ajoutons des accessoires notamment des broches, des fleurs, des perles, bref des petits ornements qui scintillent », explique Juliette.
Mme Safi est fan de ces foulards. Elle est venue prendre sa commande chez Juliette. « Avant je pensais que ça nous venait de l'extérieur mais depuis que j'ai su que ces foulards sont fabriqués ici, je viens avec des bouts de tissu de mes couleurs préférés que je porte régulièrement. Mon problème, je ne sais pas bien nouer les foulards et avec ce phénomène de mode, je suis à l'aise. C'est magnifique et j'aime bien », dit Safi. « Depuis que j'ai découvert ce genre de foulards, je ne prends plus de temps devant le miroir pour attacher un foulard. Je prends celui qui est déjà noué et hop le maquillage est fait », confie de son côté Sadia. Voilà qui est bien dit.

Celles qui n'aiment pas se tresser ou ne se coiffent pas, préfèrent acheter ces "couvre têtes" noués par les coiffeuses. Une cliente nommée Nafissa a apporté un mètre de Bazin qu'elle a fait coudre pour sa tenue de réveillon, afin qu'on lui confectionne un foulard. « Depuis l'avènement de cette mode, je ne porte que ça, assorti et noué dans différents styles. Chaque habit a son foulard, j'en ai déjà plusieurs » dit-elle avant de louer la qualité du travail de Juliette, et de conseiller toutes ses amies de venir se faire fabriquer ces accessoires. Convenablement et de façon coquette Sadia en porte un. «Ces foulards confectionnés me facilitent la tâche. Je suis là car il faut amener le tissu une semaine avant au moins pour être sûre de l'avoir à temps » confie-t-elle.

Aux foires on rencontre toutes sortes de ces "Achoké" et ou "Goggoro", des belles parures pour femmes, toutes sortes de décors. On en trouve pour toutes les bourses, des petits foulards comme des grands. L'avantage pour la vente de ces "foulards prêts à porter", selon la revendeuse Mme Maiga originaire du Mali, est que «les femmes de Niamey en raffolent, et on peut les porter aussitôt avant ou après achat pour les essayer. On peut même les reprendre le lendemain si ça ne répond pas à vos attentes ». Une autre commerçante est accompagnée de ses deux filles qui portent toutes, des bonnets. Elle s'est approvisionnée en bonnets, en tissus, en achoke, précisant que c'est lors de ces rencontres qu'on les trouve à un bon prix. « Ils nous proviennent de la sous-région et on peut les revendre après » dit-elle. Elle raconte qu'elle a toujours fait ces achats de fête au niveau des foires, où elle trouve tout ce qu'elle veut et à des prix défiant toute concurrence. Les foires sont selon elle, moins encombrées et les gens peuvent choisir dans la tranquillité leurs articles, contrairement au marché ou l'accès est difficile. « Elles nous offrent la possibilité d'avoir plus de choix, il y'a des étals ou on ne trouve uniquement que ce genre de coiffes (foulards, bonnets et perruques). J'en achète beaucoup pour mon salon de beauté et je revends avec un peu plus de bénéfices » ajoute-t-elle.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)
06/07/17

Culture

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