Le Sahel

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A la découverte du village de Tapoa : Un village touristique riche de sa biodiversité


d-1Jadis un petit village habité par les gourmantchés, Tapoa est aujourd'hui un camp forestier qui a été créé depuis les indépendances. Le nom de ce village trouve son origine de la rivière Tapoa qui traverse cette immense zone faunique. Cette localité est située dans le Parc W qui est une réserve naturelle classée patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Le site a été découvert en 1926 par Dr Fiasson, un explorateur français. Avant d'être patrimoine mondial de l'humanité, cette réserve a été d'abord classée Parc National le 4 Août 1954, par un Arrêté du 13 Mars 1937 suivi du Décret du 8 Août 1954, soit 16 ans après la découverte du site.
Depuis lors, des études et recherches ont été engagées dans la réserve. C'est ce qui fait d'elle aujourd'hui une réserve de biosphère transfrontalière partagée entre trois pays qui sont le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Ainsi, du Parc national au patrimoine de l'humanité, cette réserve est aujourd'hui appelée Parc Régional de W.
Ce Parc dispose d'une superficie totale de 1.072.000 ha dont 520.000ha pour le Bénin , 330.000ha pour le Burkina et 220.000ha pour la partie du Niger . Grâce à son statut actuel, le Parc est protégé par plusieurs Conventions internationales. Il s'agit de la Convention de Bonn sur la conservation des espèces migratrices en date de juin 1979 ; de la Convention CITES ou convention de Washington de Mars 1973 ; de la Convention d'Alger sur la conservation de la nature et des ressources naturelles du 15 septembre 1968 ; de la Convention du patrimoine mondial de l'UNESCO de Novembre 1972 et de la Convention RAMSAR sur les zones humides d'importance internationale du 2 février 1971.
Le parc regorge de 80% de la biodiversité du Niger. Il comprend environ 500 espèces végétales ; 73 espèces de mammifères sur les 130 en Afrique de l'ouest ; 120 espèces de poisson sur les 140 identifiées au Niger ; 367 espèces d'oiseaux soit les 2/3 recensées au Niger ; et 112 espèces de reptiles et amphibiens.
Il y a quelques espèces comme le Lion, le Léopard, le Buffle, l'Eléphant, le Lamantin, etc.

Aspect touristique de la réserve
En termes de tourisme, le Parc W/Niger dispose d'importantes potentialités : l'Hôtel Tapoa ; la Lodge Ile Lamantin ; la Lodge Niger-car; la Lodge Mékrou; le Campement de Moli; le Campement de Kareykopto; le Campement de Boumba; le Campement de Brigambou ; un Ecomusée; des miradors; des aires de pique-nique et plusieurs cadres d'accueil, d'hébergement et d'animation.
L'ensemble de ces cadres permet aux touristes de passer de bons moments au Parc. Malgré ce potentiel, ces derniers temps, l'activité touristique connait quelques difficultés.
Selon le Colonel Moussa Djibey, Conservateur du Parc Régional du W composante du Niger, cette difficulté est liée à la baisse de fréquentation du parc dont la principale cause est l'insécurité qui sévit dans l'ensemble de nos pays du Sahel. Aujourd'hui, seuls quelques expatriés résidents et nationaux fréquentent le Parc.
L'activité touristique est une activité qui génère beaucoup d'argent, à la communauté d'accueil. Dans les années antérieures, cette activité marchait très bien, et beaucoup de gens arrivent à gagner leur pain, a précisé le Conservateur. Les populations des villages environnants ont réussi à construire des campements villageois pour accueillir et héberger des touristes et cela leur rapporte de l'argent. Mais faute de visiteurs au Parc, toutes ces populations ont fermé leurs campements.
Malgré cette situation, certains perstataires ont accepté de garder leurs campements à l'intérieur du Parc et ils arrivent à accueillir un peu de visiteurs.
Outre la population locale, l'activité touristique permet à l'Etat de percevoir des recettes à travers les collectivités territoriales. Pour le Parc de W, c'est la Commune rurale de Tamou qui bénéficie de ces retombées. D'après le Conservateur, du point de vue nombre, ce sont les scolaires et étudiants qui dominent. Il s'est réjoui de comprendre que ces jeunes prennent de plus en plus conscience de l'importance de cette activité.

La cohabitation entre la population civile et les agents forestiers
Expliquant l'historique de l'installation de ce camp forestier, le Colonel Moussa Djibey a indiqué qu'avant les indépendances, c'étaient les agents forestiers du campement de Say qui s'occupaient de la zone. Ils faisaient de la patrouille à dos de chevaux. Après l'indépendance, il a été décidé de rapprocher de plus près l'administration de la réserve. C'est en ce moment que le poste forestier de la Tapoa a été créé. Le Colonel Moussa a indiqué que les habitants de ce village sont les forestiers et leurs familles, les agents qui appuient les forestiers, c'est-à-dire les éco-gardes et leurs familles aussi, les travailleurs de l'hôtel Tapoa et les guides touristiques. Il a fait comprendre qu'il est très difficile de maitriser les chiffres exacts des habitants parce qu'en dehors des forestiers, les autres habitants quittent le camp à la fin de la saison touristique qui coïncide avec le début de la saison pluvieuse, pour rejoindre Tamou et les autres villages. Certains sont de Niamey comme les agents de l'hôtel. Mais le Colonel s'est appesanti sur les chiffres de 2012 et 2013 pour indiquer que la population en ce moment avoisinnerait plus de 300 personnes.d-1-2

L'état des services sociaux de base
Le Colonel Moussa Djibey a indiqué que ces derniers temps, un certain nombre de difficultés se présentent. C'est le cas dans l'éducation où c'est le PAM qui appuyait l'école à travers la mise à disposition des vivres à la cantine. C'est aussi le PAM qui fournit des matériels d'entretien de l'école. Depuis le départ du PAM, les élèves ne vivent que des problèmes. L'autre difficulté soulignée par le conservateur, c'est celle liée aux logements. Cette situation est due au fait que les logements sont en banco et ils tombent en ruine régulièrement pendant la saison des pluies. C'est en effet cette situation qui pousse les familles à retourner à Niamey ou au village.
Dans le domaine de la santé, le Colonel Moussa Djibey a indiqué que c'est presque la même difficulté. Le Camp dispose d'une case de santé. Le principal problème à ce niveau, c'est le manque d'agents de santé. Il a souligné que d'habitude, ce sont les femmes des agents forestiers qui assuraient cette fonction d'infirmière. Mais une fois que l'agent est affecté, sa femme infirmière le suit. « Notre case de santé est particulière. Ce sont des touristes venant d'Europe qui nous ont apporté beaucoup de produits médicaux », a indiqué le Conservateur. Aussi, d'autres partenaires appuient le camp en produits pharmaceutiques. «Nous n'avons pas de problème de médicaments ; seulement, c'est le personnel qui nous manque. Les produits sont dans de bonnes conditions de stockage », a-t-il souligné. La Case de Santé dispose aussi d'une moto ambulance qui sert à l'évacuation vers Say ou Tamou. L'autre difficulté que vivent ces habitants est l'accès à l'eau potable. Selon le Conservateur, il est difficile d'enlever l'eau du puits. Le moteur qui permet de puiser l'eau est constamment en panne, a-t-il dit.
Le Colonel Moussa Djibey a lancé un appel aux medias nationaux de les aider à convaincre les touristes de venir visiter la Tapoa. Il a rassuré les touristes que la sécurité est garantie au Parc W de la Tapoa.

Par Ali Maman(onep)
11/08/17

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