Le Sahel

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Editorial : Ensemble, bouchons les trous de la jarre


Le Président de la République, Chef de l'Etat, SE Issoufou Mahamadou a tiré le bilan des deux ans de mise en œuvre du Programme de Renaissance, acte 2. C'était au cours d'une interview exclusive accordée, le dimanche dernier, à la télévision nationale. Ainsi pour le Chef de l'Etat, en dépit d'un contexte économique et sécuritaire contraignant, des résultats probants ont été enregistrés dans tous les domaines.
Au plan macroéconomique, notre pays a connu une croissance économique annuelle de 4,9 % 2016 et 2017 et globalement la richesse nationale s'est accrue de 48% depuis 2011. Le taux d'inflation qui est une espèce d'impôt déguisé a été maitrisé à 6,5% depuis 2011, ce qui a permis de protéger le pouvoir d'achat des ménages. L'endettement du pays a été maitrisé, de même que les dépenses publiques grâce à la régulation budgétaire et le réhaussement du niveau des recettes, ce qui permet une résorption progressive du déficit budgétaire.
Au plan sectoriel, les infrastructures routières, énergétiques ; de télécommunications, infrastructures urbaines, etc. ont été boostées en 2016 et 2017. Les réalisations physiques sont visibles tant en milieu urbain que rural.
L'initiative 3N a atteint tous les objectifs, rassure le Chef de l'Etat. Aujourd'hui, cette initiative est un grand succès pour notre pays, car « le pari que sécheresse ne soit plus au Niger synonyme de famine » est atteint.
Au plan de l'éducation, des progrès importants en termes de qualité notamment ont été réalisés ; de même qu'au plan de la santé, de l'accès à l'eau et à l'assainissement, et de la création des emplois surtout pour les jeunes.
Deux préoccupations majeures et qui cristallisent actuellement les débats ont été également abordées lors de cette interview du Président de la République, Chef de l'Etat. Il s'agit de la loi des Finances 2018 et les remous sociaux créés par la société civile et l'opposition.
Sur ces deux sujets, chaque Nigérienne et chaque Nigérien doit se faire une claire conscience que les défis actuels de développement et de sécurité de notre pays commandent de la part de chacun et de tous un comportement et un engagement responsable. Regardons un peu autour de nous l'exemple combien édifiant de certains peuples africains qui, parce qu'ils ont compris très tôt que l'heure n'est plus aux agitations de rue, en tirent les meilleurs profits en termes de croissance économique et de bien être pour leurs peuples.
Au Niger aussi, nous devons faire un effort de sursaut patriotique pour rompre avec certaines pratiques qui frisent l'amalgame et le refus du développement. Car, assurément, ce n'est en battant quotidiennement le pavé, en vandalisant ou saccageant des infrastructures et biens publics chèrement acquis, et en engageant inutilement des bras de fer avec le Gouvernement que nous allons construire notre pays.
Fort, heureusement, le Niger se porte bien. Il reste un havre de paix et de sécurité dans un océan régional troublé d'insécurité. C'est pourquoi, le Gouvernement garantira l'ordre et la sécurité pour permettre à la grande majorité de notre peuple d'aspirer au développement et à la prospérité.
Notre pays, comme l'a si bien martelé le Président Issoufou Mahamadou, «a besoin d'un Etat démocratique fort capable de garantir l'ordre, garantir la paix et garantir la sécurité ».
Mieux, ajoute-t-il, «la loi des finances 2018 répond aux aspirations du peuple nigérien. Elle est la traduction budgétaire du Programme de Renaissance qui prévoit d'assurer la sécurité du peuple nigérien, de mettre en place des institutions démocratiques fortes, de réaliser des routes, le chemin de fer, l'énergie, les infrastructures urbaines, l'éducation, la santé, l'accès à l'eau pour les populations ; c'est tout cela que reflète la loi des finances 2018. Cette loi est soutenue par l'immense majorité du peuple nigérien. Elle a été votée par la majorité des députés. Maintenant qu'il ait une minorité qui la conteste, c'est son droit. Nous respectons ce droit, mais ce droit doit s'exercer dans le cadre des lois en vigueur ».
Aussi, à ceux qui parlent de ''dérives autoritaires du régime'', le Chef de l'Etat répond sans ambages en ces mots : « il n'y a pas dé dérives autoritaires dans le pays. Notre objectif a toujours été très clair nous avons besoin d'un Etat démocratique fort et stable, d'un Etat capable de garantir à la fois l'ordre et la liberté ; cela est important par ce que l'ordre sans liberté c'est la dictature ; la liberté sans l'ordre c'est l'anarchie. Nous ne voulons ni de la dictature, ni de l'anarchie pour le Niger, nous voulons la démocratie pour le Niger. ».
Sur le plan de la sécurité qui constitue une des grandes priorités du programme de la Renaissance acte 2, le Chef de l'Etat a réétiré, tout en leur rendant hommage pour leur courage, son engagement, à équiper, former et entrainer nos forces de défense et de sécurité en y consacrant davantage de ressources publiques dont le niveau actuel culmine les 21% des ressources budgétaires.
Trêve donc de petits calculs politiciens et réalisons ainsi le vœu du roi Ghezo qui disait que « si tous les enfants du pays venaient, par leurs mains assemblées, boucher les trous de la jarre cassée le pays sera sauvé ».
Le vaste et long chantier de la Renaissance Culturelle prônant la triple modernisation sociale, économique et politique passe par là.

Par Alio Daouda

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