Le Sahel

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Editorial : Noblesse d'un combat


DG-ONEP13 mai 1991- 13 mai 2018: cela fait aujourd'hui 27 ans que nous célébrons la journée nationale de la femme nigérienne. 27 ans de luttes acharnées, de combat sans répit et de sensibilisation tous azimuts pour faire admettre à tous, les droits inaliénables de la Nigérienne.
Que ce combat fut dur, souvent harassant, à la limite décourageant. Cependant, la Nigérienne a résisté, elle a redoublé beaucoup plus d'abnégation, beaucoup plus de détermination, beaucoup plus d'engagement et de don de soi pour s'affirmer en revendiquant ses droits dans une société fondamentalement caractérisée par la prédominance des droits de l'homme sur ceux de la femme. Une société très souvent tirée vers le bas du fait de certaines pesanteurs socioculturelles réfractaires au développement et abusivement justifiées, souvent sous le couvert de la religion.
Pourtant, l'Islam, religion de la majorité des Nigériens a placé la femme dans une sphère élevée en réaffirmant qu'elle a des droits autant que l'homme et des devoirs conformes à ses capacités et à sa nature, mettant ainsi fin à cette méprise vis à vis de la femme. Tout comme l'homme, la femme en Islam jouit du droit de faire des transactions, du droit de vendre, d'acheter, d'être propriétaire, bref de participer à toutes les actions de développement, y compris celles de la défense de l'intégrité du territoire, donc sur les théâtres des opérations, etc. DIEU, le Très Haut a consacré toute une sourate aux femmes. Ce qui démontre que la femme jouit d'une attention particulière en Islam.
C'est fort de cette conviction qu'à la veille de la Conférence Nationale Souveraine, les femmes nigériennes, non contentes de leur représentation à ce grand rendez-vous des forces vives de la Nation, ont noué leur pagne pour arracher de haute lutte leurs droits. Elles ont alors battu le pavé de la Place de la Concertation pour déferler jusqu'à la Primature pour revendiquer leur droit d'avoir une participation digne aux assises de la Conférence Nationale Souveraine.
Ce fut alors le déclenchement de la grande bataille de la femme nigérienne, celle-là qui est la première à se lever le matin et la dernière à se coucher le soir, pour veiller sur le bien-être au sein de la famille. Elle avait décidé de ne plus se faire conter.
Aujourd'hui, après plusieurs années de combat, même si les harassantes corvées d'eau et de bois et autres rudes tâches auxquelles elle est confrontée n'ont pas disparu, force est de reconnaître que des progrès significatifs ont été enregistrés.
Il s'agit de la loi sur le quota, qui permet aujourd'hui à la femme d'être présente dans toutes les instances de décision, de la présence remarquée des femmes dans les différentes institutions.
Le Gouvernement nigérien a révisé et adopté la Politique Nationale de Genre en 2017 et son plan d'action 2017-2021; la Stratégie Nationale d'Autonomisation Economique de la Femme et son plan d'action 2018-2022 ; la Stratégie Nationale de lutte contre les violences basées sur le genre et son plan d'action 2017-2021, la Révision de la loi 2000-08 dite loi sur le quota en 2014 ; la Stratégie d'éradication de la fistule ; l'élaboration d'un plan d'actions national sur la Résolution 1325 des Nations Unies sur paix et sécurité; la mise en place de l'Observatoire National pour la Promotion du Genre ; le décret portant sur la scolarisation et le maintien de la jeune fille à l'école ; l'élaboration de la Stratégie Nationale d'Autonomisation de la Femme; l'élaboration d'une Stratégie Nationale et d'un programme national de promotion du leadership féminin, etc.
Mieux, le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, reste toujours déterminé à accompagner les femmes et à leur garantir un meilleur devenir, comme il s'est d'ailleurs engagé lors de son premier discours d'investiture : ''En ce jour solennel, je pense aussi à ces femmes qui meurent en donnant la vie, à celles qui sont usées par les corvées d'eau, de bois et autres travaux ménagers ; (...). Je connais leurs attentes et je m'efforcerai d'y répondre avec l'aide de Dieu.».
Il a réitéré cet engagement en lançant un appel aux femmes pour poursuivre avec encore plus de détermination la lutte afin de réduire les contraintes qui s'opposent à leur pleine et entière participation à la vie politique de la Nation.
Dans ce noble combat, a–t-il indiqué, nous serons fermement à leur côté, parce que nous sommes convaincus que c'est tous ensemble que nous gagnerons la bataille du bien-être, de la justice sociale et du développement national.
C'est dire que le thème de cette journée consacrée exclusivement à la femme nigérienne à savoir « Autonomisation des Femmes et des Filles en milieu rural » cadre parfaitement avec cette vision exprimée au plus haut sommet de mettre la femme nigérienne au cœur de toute action de développement dans notre pays. 13 mai 1991- 13 mai 2018: cela fait aujourd'hui 27 ans que nous célébrons la journée nationale de la femme nigérienne. 27 ans de luttes acharnées, de combat sans répit et de sensibilisation tous azimuts pour faire admettre à tous, les droits inaliénables de la Nigérienne.
Que ce combat fut dur, souvent harassant, à la limite décourageant. Cependant, la Nigérienne a résisté, elle a redoublé beaucoup plus d'abnégation, beaucoup plus de détermination, beaucoup plus d'engagement et de don de soi pour s'affirmer en revendiquant ses droits dans une société fondamentalement caractérisée par la prédominance des droits de l'homme sur ceux de la femme. Une société très souvent tirée vers le bas du fait de certaines pesanteurs socioculturelles réfractaires au développement et abusivement justifiées, souvent sous le couvert de la religion.
Pourtant, l'Islam, religion de la majorité des Nigériens a placé la femme dans une sphère élevée en réaffirmant qu'elle a des droits autant que l'homme et des devoirs conformes à ses capacités et à sa nature, mettant ainsi fin à cette méprise vis à vis de la femme. Tout comme l'homme, la femme en Islam jouit du droit de faire des transactions, du droit de vendre, d'acheter, d'être propriétaire, bref de participer à toutes les actions de développement, y compris celles de la défense de l'intégrité du territoire, donc sur les théâtres des opérations, etc. DIEU, le Très Haut a consacré toute une sourate aux femmes. Ce qui démontre que la femme jouit d'une attention particulière en Islam.
C'est fort de cette conviction qu'à la veille de la Conférence Nationale Souveraine, les femmes nigériennes, non contentes de leur représentation à ce grand rendez-vous des forces vives de la Nation, ont noué leur pagne pour arracher de haute lutte leurs droits. Elles ont alors battu le pavé de la Place de la Concertation pour déferler jusqu'à la Primature pour revendiquer leur droit d'avoir une participation digne aux assises de la Conférence Nationale Souveraine.
Ce fut alors le déclenchement de la grande bataille de la femme nigérienne, celle-là qui est la première à se lever le matin et la dernière à se coucher le soir, pour veiller sur le bien-être au sein de la famille. Elle avait décidé de ne plus se faire conter.
Aujourd'hui, après plusieurs années de combat, même si les harassantes corvées d'eau et de bois et autres rudes tâches auxquelles elle est confrontée n'ont pas disparu, force est de reconnaître que des progrès significatifs ont été enregistrés.
Il s'agit de la loi sur le quota, qui permet aujourd'hui à la femme d'être présente dans toutes les instances de décision, de la présence remarquée des femmes dans les différentes institutions.
Le Gouvernement nigérien a révisé et adopté la Politique Nationale de Genre en 2017 et son plan d'action 2017-2021; la Stratégie Nationale d'Autonomisation Economique de la Femme et son plan d'action 2018-2022 ; la Stratégie Nationale de lutte contre les violences basées sur le genre et son plan d'action 2017-2021, la Révision de la loi 2000-08 dite loi sur le quota en 2014 ; la Stratégie d'éradication de la fistule ; l'élaboration d'un plan d'actions national sur la Résolution 1325 des Nations Unies sur paix et sécurité; la mise en place de l'Observatoire National pour la Promotion du Genre ; le décret portant sur la scolarisation et le maintien de la jeune fille à l'école ; l'élaboration de la Stratégie Nationale d'Autonomisation de la Femme; l'élaboration d'une Stratégie Nationale et d'un programme national de promotion du leadership féminin, etc.
Mieux, le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, reste toujours déterminé à accompagner les femmes et à leur garantir un meilleur devenir, comme il s'est d'ailleurs engagé lors de son premier discours d'investiture : ''En ce jour solennel, je pense aussi à ces femmes qui meurent en donnant la vie, à celles qui sont usées par les corvées d'eau, de bois et autres travaux ménagers ; (...). Je connais leurs attentes et je m'efforcerai d'y répondre avec l'aide de Dieu.».
Il a réitéré cet engagement en lançant un appel aux femmes pour poursuivre avec encore plus de détermination la lutte afin de réduire les contraintes qui s'opposent à leur pleine et entière participation à la vie politique de la Nation.
Dans ce noble combat, a–t-il indiqué, nous serons fermement à leur côté, parce que nous sommes convaincus que c'est tous ensemble que nous gagnerons la bataille du bien-être, de la justice sociale et du développement national.
C'est dire que le thème de cette journée consacrée exclusivement à la femme nigérienne à savoir « Autonomisation des Femmes et des Filles en milieu rural » cadre parfaitement avec cette vision exprimée au plus haut sommet de mettre la femme nigérienne au cœur de toute action de développement dans notre pays.

Alio Daouda

Culture

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AG/ONU

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