Le Sahel

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19ème édition du Marché International du Cinéma Africain, en marge du 26ème FESPACO : Une participation remarquable pour le Niger


FespacoC'est en 1983, soit 14 ans après la création du Festival Panafricain du cinéma et de la télévision d'Ouagadougou (FESPACO) que le Marché International du Cinéma Africain (MICA) a vu le jour. Cet espace qui, depuis fait partie des activités du FESPACO est né de la volonté des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel du continent d'avoir un marché autonome et propre au film africain. Pour sa 19ème édition qui a eu lieu du 24 février au 1er mars 2019, en marge du cinquantenaire du FESPACO, le MICA s'est installé à la Place de La Nation, au centre de Ouagadougou. La délégation du Niger était présente à ce 19ème MICA où elle a pris un stand, avec au programme plusieurs activités pour la visibilité et le développement du cinéma nigérien.

Présents lors des différentes projections, les membres de la délégation nigérienne ont mené également, d'autres activités. Comme l'a indiqué le Directeur général du CNCN, M. Sani Magori, ils ont saisi cette opportunité pour des rencontres professionnelles et vendre aussi l'image du pays. Entres autres activités, il y a eu la cérémonie de vernissage du livre intitulé Oumarou Ganda, le cinéaste de la révolte des pauvres, coécrit par Harouna Niandou et Maizama et édité par le CNCN. Aussi, les centres de la cinématographie de la Tunisie, du Maroc, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso et celui du Niger représenté par M. Sani Magori ont signé dans le cadre d'un projet, un mémorandum en vue de permettre la réalisation des films dans de bonnes conditions. Le Niger a adhéré également au projet d'ouverture d'un pavillon de cinéma africain à Cannes.
La conférence sur le thème « mémoire et avenir du cinéma nigérien»animée par M. Harouna Niandou, a permis au public d'avoir une vue sur le cinéma nigérien. Le conférencier qui fut à l'origine journaliste, critique de cinéma, a évoqué les trois temps du cinéma nigérien. La période, a-t-il rappelé, celle dite des anciens va de 1950 aux années 1980. Ce temps a été marqué par des difficultés, mais aussi la détermination des acteurs. Malgré tout, a relevé le conférencier, les cinéastes comme Oumarou Ganda, Moustapha Alassane, Inoussa Ousseini, etc ..., ont réussi à montrer la voie à tous ceux qui sont venus dans le domaine par la suite. La deuxième période que M. Harouna Niandou appelle celle « des vaches maigres », de la léthargie du cinéma nigérien va approximativement des années 1980 à 2000. Il y a eu selon le conférencier une stagnation dont personne ne voulait assumer la responsabilité. « Nous avons vogué de l'espoir à la désillusion », a-t-il fait remarquer.
Le troisième moment est selon M. Harouna Niandou celui de la relance, du cinéma au Niger. « Cette période que nous vivons actuellement s'est enrichie de plusieurs événements ayant permis de promouvoir le secteur », a-t-il déclaré, citant entre autres faits caractéristiques la montée de jeunes réalisateurs, acteurs, et techniciens, formés aussi bien à l'IFTIC, que dans la sous-région et à travers le monde. «Pour eux, le cinéma, c'est la seconde école professionnelle ; ils se sont ouverts à la profession avec succès », explique M. Harouna Niandou. Parmi ces jeunes, il cite Kandine Aborak, Sani Magori réalisateur du documentaire Koukan Koutchia ; Moussa Hamadou Djingarey réalisateur des films Retour au Pays, le Pagne, Ma belle-mère, ma coépouse ; Aicha Macky réalisatrice de l'Arbre sans fruit, etc. Aussi, il a relevé l'avènement de la femme dans le cinéma nigérien. En tant que réalisatrices, actrices ou techniciennes, les Nigériennes ont décidé de s'investir dans le 7ème art, et parmi ces femmes, Aicha Macky a remporté ces dernières années plusieurs prix avec son documentaire l'Arbre sans fruit, portant sur l'infertilité chez les couples.
Le mode de diffusion des films s'améliore également comme l'a mentionné le conférencier et la technique passe de l'analogique au numérique ; ce qui donne plus de facilité de travail et une meilleure qualité de l'image, du son. Autant d'éléments qui fondent les acteurs du domaine à croire à une relance du cinéma nigérien. «Les talents existent, ils ont surtout besoin d'appuis » s'accordent-ils à dire.
Avis des professionnels du 7ème art sur le MICA
M. Berni Goldbat, est un cinéaste, réalisateur, producteur helvético burkinabè, et pilote le projet du ciné Guimbi à Bobo Dioulasso. Il est le réalisateur du long métrage Wallay. M. Berni Goldbat, trouve qu'il y a une grande différence entre le 19èmeMICA et les éditions précédentes. La préoccupation posée entre les deux FESPACO, concernant l'emplacement du site MICA qui était à la périphérie de la ville, a été prise en compte, car le marché est logé cette année au centre-ville de Ouaga. M. Berni Goldbat apprécie bien le MICA, qui est un lieu de rencontres professionnelles, avec des conférences de presse qui ne désemplissent pas, des projections de films, des stands pour les centres nationaux de cinématographie, des boites de production, des médias. « On peut vraiment appeler ça un marché de cinéma africain », estime le cinéaste. A la tête du projet de la renaissance du Ciné Guimbi à Bobo Dioulasso, dont l'ouverture est annoncée pour novembre 2019, M. Berni Goldbat se réjouit également de la célébration du cinquantenaire du FESPACO. «C'est un moment important pour le cinéma africain », souligne-t-il.
À propos du MICA, c'est un avis un peu diffèrent qu'exprime M. Alex Moussa Sawadogo, de Ouaga Film Lab, un dispositif mis en place par le "Collectif génération film" depuis 2016 pour soutenir les réalisateurs africains. Pour M. Alex Moussa Sawadogo, le MICA aurait pu être mieux organisé pour ce cinquantenaire, afin qu'il y ait plus d'acheteurs, de producteurs de films.
Ouaga Film Lab appuie les jeunes réalisateurs à faire aboutir leurs projets, explique-t-il. Le film Duga, en compétition au 26ème FESPACO fait partie des premiers projets portés par ce dispositif, ainsi que le documentaire nigérien Etincelles qui était en panorama.

Souley Moutari Envoyé spécial (ONEP)
(14/03/19)

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