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Disparition d'André Bougouma, alias Tonton Brama, de la série les « Bobodiouf » : Le cinéma burkinabé perd un acteur talentueux

André Bougouma alias Tonton Brama André Bougouma alias Tonton Brama

André Bougouma, plus connu sous son nom d'artiste Tonton Brama, parce que très célèbre dans son rôle de bricoleur impénitent et de père de famille qui ne se laisse pas marcher sur le pied, dans la série télévisée burkinabé, les « Bobodiouf », n'est plus. Il est décédé le vendredi 14 août 2015 à Bobo-Dioulasso, des suites d''une courte maladie.
Le célèbre acteur Tonton Brama a été inhumé le dimanche 16 août, au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso dans une atmosphère de grande émotion, en présence des amis, parents et acteurs du cinéma burkinabè. Comme a pu le constater le Correspondant du site d'information Burkina 24 à Bobo Dioulasso, la messe a commencé avec des prières et des bénédictions avant d'accompagner André Bougouma à sa dernière demeure. « Le cortège est empli d'émotion et de larmes de tristesse. Le corps arrive au cimetière municipal aux environs de 15h25. Sur les lieux, encore des prières et des bénédictions avant l'inhumation de l'un des plus grands acteurs du cinéma burkinabè», souligne Burkina 24.


En ce confiant au Correspondant local de Burkina 24, l'ex-réalisateur, M. Patrick Martinet n'a pas caché sa tristesse. Pour lui, Tonton Brama (André Bougouma) reste un acteur difficile à remplacer « C'est dommage, la série Bobodiouf devait reprendre en octobre », a-t-il dit. «Nous avons appris comme tout le monde, et nous ne pouvons pas faire grand-chose. La nouvelle série des Bobodiouf devait être et ça été même reporté à cause de Tonton Brama qui devait tourner dans un film en mi-avril. Donc on a reporté au mois d'octobre, il y a même pas longtemps on s'était attendu sur des dates, puis voilà Tonton Brama nous a quittés », a laissé entendre M. Martinet.
Un autre témoignage recueilli par Burkina 24, c'est celui de l'ami intime du défunt, Amadé Ouédraogo. Celui a confié que le défunt était un homme sincère et honnête mais très rigoureux dans ce qu'il faisait. « C'est très triste quand j'ai appris la nouvelle, je n'ai même pas appris sa maladie, c'est son décès que j'ai appris par un ami interposé». Par ailleurs, il a fait des bénédictions pour son ami. « Que Dieu l'accueille dans son paradis, que Dieu lui pardonne tous ses méfaits, car c'est un être humain».
Dans une déclaration qu'il faite à l'occasion de ce triste événement, le monde du cinéma burkinabè a exprimé sa grande affliction devant la perte de Tonton Brama, cet homme qui a beaucoup contribué à donner au 7ème art du Faso toutes ses lettres de noblesse. « André Bougouma, tout jeune depuis des amis d'enfance, était déjà une étoile particulière et le chemin de la culture pour s'épanouir ce qu'il avait choisi. Il réussissait si bien à la batterie dans l'orchestre des playboys, et grand danseur et cela a valu le surnom de « Warg-naba », souligne la déclaration.
Il ressort de cette déclaration que qu'à un certain moment de sa vie, il a décidé de s'installer en Côte d'Ivoire où il a travaillé dans l'industrie. De retour au Faso, il est venu avec sous la main un diplôme d'ingénieur en mécanique industrielle. Ce diplôme a été très vite rangé dans le tiroir, rattrapé par la culture qui vivait en lui, « Au royaume d'Abou », « Les Bobodiouf », etc. « Il a été quelqu'un qui a contribué aux yeux du monde à quoi ressemble le Burkina Faso.
Et voilà après la vie, il y a cette dure réalité qui est la mort. Août 1950 à août 2015, deux jours après avoir fêté son 65e anniversaire, il tire la révérence au moment où le monde du cinéma avait beaucoup besoin de lui. Il part et laisse derrière des amis, des parents, trois filles, un garçon et leur maman sans voix. André Bougouma, de «Tonton Brama national et international», soit pour tout le monde entier une bougie allumée a jamais », indiquent les auteurs de la déclaration.

Assane Soumana(onep)
www.lesahel.org

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