Le Sahel

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DISCOURS PRONONCE PAR LE PRESIDENT HAMA AMADOU, A L’OUVERTURE DE LA PREMIERE SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DE LA COTE D’IVOIRE

« Mesdames et Messieurs, distingués invités ;

Ma délégation et moi-même, sommes particulièrement honorés d'être parmi vous, ici à Yamoussoukro, à une occasion aussi solennelle que l'ouverture de la première session ordinaire de l'Assemblée nationale ivoirienne, après les douloureuses péripéties électorales qui ont marqué votre pays. L'instant est d'autant plus important que c'est non seulement, la première session ordinaire au titre de l'année 2012, mais aussi et surtout la session inaugurale de la législature. Donc, à tous points de vue, une cérémonie à laquelle nous sommes très heureux de prendre part car marquant, espérons-nous, le début d'une ère nouvelle, pour la Côte d'Ivoire, qui a tant souffert de l'intolérance politique et souvent de sentiments que la démocratie réprouve.

Notre souhait est que cet instant solennel soit le point de départ d'une longue période que nous voulons pleine de sérénité et de bonheur pour le peuple ivoirien dans son ensemble. En effet, la page que vous avez vécue pendant la dernière décennie, Dieu merci, est aujourd'hui, nous en avons la conviction, définitivement tournée, faisant place à une page nouvelle de paix précieuse, mais néanmoins encore fragile à bien des égards. Aussi revient-il comme un impératif absolu, pour chacun des acteurs de la société, en l'occurrence, les Ivoiriennes et Ivoiriens, de Danané à Bondoukou, de Tingrela à Dabou, qu'ils soient mandingues, voltas, krous ou akans, de créer les conditions objectives de sa pérennisation et de sa consolidation, en bannissant de leurs propos comme de leurs actes, tout ce qui serait de nature à compromettre cette paix précieuse.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Cependant, la paix ne peut cohabiter avec des souvenirs fondés sur le ressassement des événements cruels et souvent d'une atrocité gratuite. Or l'histoire récente de votre pays a été marquée par des épreuves, ô combien douloureuses, qu'il est difficile d'oublier. Mais, si l'oubli exige du temps, il faut malgré tout faire l'effort de pardonner. Du reste, ce sont de telles épreuves, vécues par un peuple, qui lui font comprendre la nécessité de la cohésion et l'indispensable exigence, que pour vivre ensemble, il faut des concessions que le cœur souvent refuse, mais que la raison impose pour préserver le cadre commun, avec au tréfonds de soi, la conviction constante et profonde qu'il ne saurait y avoir de paix dans le pays, sans ces sacrifices au profit de la compréhension de l'autre.

À quoi bon, en effet, ressasser certains événements douloureux, lorsqu'on n'a de surcroît aucune possibilité réelle de ramener le passé pour le corriger ? La caractéristique du temps résidant justement dans son irréversibilité, comme dans son intangibilité. Qu'ils soient hommes politiques ou acteurs de la société civile, intellectuels ou paysans, hommes de média ou porteurs de tenue, tous les Ivoiriens doivent aujourd'hui se poser la question de savoir ce qu'ils ont plutôt intérêt à privilégier, entre leur flirt masochiste avec un passé obscur récent, je veux parler de la dernière décennie, et leur mariage avec un avenir de promesses, qui leur sourit à pleines dents, pour un nouveau départ de la Côte d'ivoire, auquel nous devons du reste tous contribuer.

Mesdames et Messieurs,

La vie des peuples n'est caractérisée ni par l'harmonie linéaire, ni par la symbiose des pensées et des conceptions. C'est bien pourquoi elle est parfois traversée par des épreuves difficiles. Paradoxalement, c'est à travers ces périodes souvent pénibles, que se consolident pourtant le génie des peuples et leur capacité à renaître, plus unis et plus forts que jamais. Le génie, votre peuple en a, et l'a démontré à maintes occasions. Et c'est sans doute ce génie qui a inspiré le Président de la République, son Excellence Alassane Dramane Ouattara, défenseur acharné depuis toujours de l'indispensable unité sociale de ce pays, pour mettre en place une Commission dialogue, vérité et réconciliation chargée de ressouder les différentes composantes de la Nation, gravement ébranlées dans leur unité par la crise politique violente qui a secoué le pays. Cette commission, j'en suis persuadé, «sera indépendante et entendra tout le monde» comme l'a si bien dit le président de la République, aux fins de dissiper les rancœurs, les haines et la peur de l'autre, suscitées par les démons de la propagande politicienne. Cette commission a certes, une mission bien difficile. Mais, elle est condamnée à réussir, parce que c'est de son succès que dépendront l'unité, la cohésion et la force de demain, du peuple ivoirien.

Au demeurant, l'histoire du monde regorge d'exemples bien plus dramatiques, que ce que la Côte d'Ivoire a vécu. J'en veux pour exemple, le cas de l'Afrique du sud, avec l'apartheid. En effet, ce qui semblait être dans ce pays au départ, un obstacle insurmontable s'est réalisé, simplement grâce à la conviction et à l'abnégation d'hommes et de femmes intensément persuadés que la grandeur future de leur pays, ainsi que sa stabilité politique dépendent, immanquablement de leur capacité à faire accepter à leurs concitoyens de tourner la page de la haine raciale, comme celle des atrocités dont nombre d'entre eux furent les victimes innocentes. S'ils ont réussi, c'est d'abord parce qu'ils ont cru en l'homme ; en sa capacité à s'amender et s'améliorer ; en son aptitude à surmonter ses sentiments négatifs, pour construire un monde meilleur, sur les ruines et les décombres de l'ancien. Mais, si la réconciliation impose le pardon mutuel, il faut admettre également que la survie de l'Etat et de la Nation, tout aussi importante, ne peut permettre de tolérer l'intolérable, en fermant complètement les yeux sur celui-ci. La liberté débridée comme l'impunité totale, il le faut le reconnaître, génère toujours l'anarchie, préjudiciable à la solidité des fondements mêmes de la société.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

En ce début du troisième millénaire, inauguré par une crise financière et économique tenace, dangereusement préjudiciable pour nos faibles économies périphériques, nous n'avons pas le droit à la dispersion des énergies. Au contraire, il faut entre nos pays plus d'unité et de solidarité, sans lesquelles la construction de la CEDEAO, grand ensemble économique que nous voulons viable et intégré, mais assis sur des institutions politiques solidement amarrées aux valeurs citoyennes, démocratiques et républicaines, ne sera en fin de compte qu'une belle et chimérique intention. Or, et c'est l'évidence, que ce n'est qu'à travers cet ensemble économique politiquement uni et solidaire que nous pouvons porter loin et faire peser la voix de l'Afrique elle-même, dans les décisions qui engagent le cours du monde. En effet, l'histoire contemporaine doit s'écrire avec nous, avec notre pleine et consciente participation. Sinon, faite sans nous, même si c'est pour nous, elle se fera contre nous et contre nos intérêts. Dès lors, l'enracinement de la démocratie et le renforcement de l'Etat de droit dans chacun de nos Etats d'abord, dans toute notre sous-région ouest africaine et au-delà dans l'Afrique entière ensuite, me paraissent pour la raison essentielle que voilà, incontournables.

Hauts lieux de la représentativité nationale et de l'intérêt général, nos parlements doivent être les garants de la consolidation de ce contexte démocratique ; de cette culture de l'intégration et de la nécessaire adhésion de nos peuples respectifs au principe actif de la solidarité au sein de la CEDEAO. Ce rôle, ils l'exprimeront en soutenant énergiquement leur exécutif respectif, et en travaillant avec acharnement à défendre la stabilité politique intérieure de nos Etats et à se liguer contre toute remise en cause, de nos constitutions et cela quel qu'en soit l'initiateur. Ainsi le parlement ne doit pas oublier, que garant de la consolidation de la démocratie et de l'Etat de droit, celle-ci n'est possible que dans un contexte politique sous-régional qui y est favorable. En effet il serait illusoire de croire que la démocratie peut durablement prospérer dans un seul de nos Etats, sans qu'elle soit une réalité concrète et solide, dans toute la sous-région. C'est dire aussi qu'il ne peut y avoir de construction de grands ensembles économiques intégrés en Afrique de l'ouest, sans le socle commun d'une démocratie réelle et vivante qui favorise la liberté partout.

Monsieur le Président,

Sur un tout autre plan, permettez-moi de dire que votre brillante élection à la présidence de l'Assemblée nationale à l'unanimité, le 12 mars 2012, a, à mes yeux, plus d'une signification. Elle se veut, d'abord je crois, un message fort de la volonté de tous les députés ivoiriens de faire du parlement ivoirien, sous votre impulsion, vous qui avez déjà tant fait pour ce pays, le fer de lance d'une Côte d'Ivoire engagée dans la voie du renforcement de la cohésion et de l'unité nationales. Cette élection à la tête de l'Assemblée nationale, faisant de vous l'une des personnalités politiques centrales du pays à 39 ans, je la perçois aussi comme la reconnaissance par vos pairs des valeurs intrinsèques de l'homme exceptionnel que vous êtes. Je vous en félicite et vous présente mes vœux de succès et de réussite pour cette nouvelle mission que le peuple ivoirien vient de vous confier. Je félicite également, au nom des députés du Niger, tous les parlementaires Ivoiriens, pour leur brillante élection ainsi que pour la confiance, j'en suis sûr, hautement méritée, que les Ivoiriens viennent ainsi de leur accorder.

Excellence Monsieur le Président, cher frère,

Sans vouloir embarrasser votre modestie, je voudrais aussi ajouter que le succès prévisible du mandat de votre parlement résultera sans doute des atouts personnels que nous vous connaissons. Votre jeunesse conjuguée à votre incontestable et riche expérience, pour avoir dirigé le gouvernement de Côte d'Ivoire pendant 5 ans, à une période particulièrement tourmentée de la vie de ce pays ; votre persévérance et votre obstination à faire respecter le principe d'égalité entre tous les citoyens ivoiriens en droit comme en devoir ; votre efficacité remarquable dans la conduite des hommes depuis la Fédération des Etudiants et Scolaires de la Côte d'Ivoire (FESCI) font de vous, un homme de carrure politique exceptionnel et au leadership incontestable, apte à promouvoir le parlement dans le sens de l'intérêt général et à œuvrer aux côtés du Président Ouattara, afin de relever les grands défis en cette période particulièrement exigeante de la reconstruction de la Côte d'Ivoire.

Mes propos, croyez-le, sont sincères et cela est d'autant plus vrai que personne, ni en Côte d'Ivoire ni en Afrique, ou dans le reste du monde, ne peut mettre en doute votre extraordinaire et inoxydable capacité à faire face aux défis les plus singuliers. Tout concourt, donc, à penser que sous votre impulsion, l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire contribuera significativement, et sans aucun doute, à la renaissance de la Côte d'Ivoire, locomotive de l'économie de l'UEMOA. A l'entame de cette mission, vous avez fixés sur vous, les yeux attentifs d'un peuple lassé par la crise et pressé de retrouver sa paisible et prospère Côte d'Ivoire d'antan d'une part ; et de l'autre, des collègues aussi déterminés que vous, à aider le gouvernement à la concrétisation des attentes légitimes de la Nation ivoirienne, nostalgique du legs politique et économique de feu Félix Houphouët Boigny.

Excellence Monsieur le président de l'Assemblée nationale, cher frère,

Honorables députés, chers collègues,

Mesdames et Messieurs,

Je ne saurais continuer mon propos plus avant sans évoquer le contexte sous-régional dans lequel intervient l'ouverture solennelle de la première session ordinaire de votre auguste Assemblée. En effet, la paix que nous voulons pour la Côte d'Ivoire et le Niger, nous la voulons également pour chacun des pays de la CEDEAO, comme nous la voulons pour le reste du monde. Aussi, ne pouvons-nous, du haut de cette tribune, nous taire sur ce qui se passe au Mali et en Guinée Bissau. Les événements malheureux qui s'y déroulent méritent une attention particulière et un traitement énergique de la part de nos Chefs d'Etat, avec le soutien ferme de tous les parlements de notre communauté. En effet, les coups d'Etat intervenus, à la surprise générale, dans ces deux pays, ont pour premier effet désastreux d'annihiler brutalement d'un coup de fusil, tous les efforts déployés par les fils et les filles de ces pays, pour construire la démocratie et la stabilité politique, conditions fondamentales de tout décollage économique.

Pire, ces événements, que nous ne pouvons que condamner sévèrement, jettent une ombre menaçante sur le laborieux processus de démocratisation engagé il y a deux décennies dans tous nos Etats, avec comme conséquence de faire notre sous-région, la seule zone africaine où sévissent encore, avec une navrante régularité, les coups d'Etat. Ces atteintes graves aux institutions de la République sont d'autant moins acceptables que dans l'ensemble des pays de la CEDEAO, toutes les possibilités et tous les cadres de revendication sont constitutionnellement garantis. Les armes ne peuvent donc être, pour quelque motif que ce soit, la voie de résolution des problèmes politiques. Les armes sont faites pour sécuriser le peuple et non pour être retournées contre lui.

L'armée, bras séculier de la violence légitime dans un pays, n'a, pour ses raisons, le droit d'user de sa force, qu'à la seule demande des institutions démocratiques légitimes du pays. Mais même en cette occurrence, il faut que cette demande s'inscrive dans le fil exclusif des aspirations et des attentes du peuple souverain. Autrement, elle ne doit être ni acceptée ni tolérée dans notre espace sous-régional. Parce que frein au développement socioéconomique et culturel pour nos pays, et surtout source de négation des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, donc de l'Etat de droit, les coups d'Etat ne doivent plus avoir droit de cité en Afrique de l'ouest. Ils ne doivent, par conséquent, bénéficier d'aucune forme de soutien de la part d'aucune institution démocratique de nos pays, même si certains intérêts nationaux peuvent souvent inciter momentanément à la complaisance. La position de notre Communauté doit être à cet égard claire, tranchante et vigoureuse.

C'est l'occasion d'ailleurs pour moi de saluer la promptitude et la fermeté avec lesquelles notre organisation commune, la CEDEAO, sous le leadership bienheureux du Président Alassane Ouattara, a condamné et pris des mesures courageuses contre le coup de force intervenu au Mali, parce que ce coup de force a eu pour conséquence de mettre entre-parenthèses, le cadre démocratique mis en place par les Maliennes et les Maliens, au prix de leurs vies, il y a une vingtaine d'années. La prompte intervention de nos Chefs d'Etat est la preuve de la solidarité agissante et nécessaire entre nos pays que nous devons cultiver, et ancrer dans nos mœurs. Sans cette solidarité constante et vigilante, aucun de nos pays n'a les moyens suffisants, tout seul, de se préserver des agressions dirigées contre les institutions légitimes, par les militaires.

L'interdépendance entre nos Etats apparait ainsi comme une réalité, qui exige de nous de gérer ensemble nos faiblesses et de mutualiser nos forces et non de cultiver cet esprit fâcheux de non ingérence, même si nous constatons que la Nation voisine est en péril mortel. Bien cultivée, cette gestion commune de notre contexte géographique ouest africain sur le plan politique et économique se révélera comme le moyen sûr de rendre à la fois opérationnelles, et plus promptes à réagir, nos organisations sous-régionales, je veux parler de l'UEMOA et de la CEDEAO. La CEDEAO en particulier doit, dans cette logique, faire tout pour que les institutions républicaines suspendues au lendemain des coups d'Etat dans ces pays frères, soient effectivement remises en place, afin que, fortes de la légitimité et de la légalité requises, ces institutions puissent prendre en charge avec son concours actif, la gestion de l'intégrité du territoire communautaire ainsi que la neutralisation définitive dans sa bande saharienne des trafiquants sans foi ni loi qui y prospèrent autant que les tenants de ces idéologies de l'extrême, prêts à l'extermination des peuples, et au dépeçage des Nations pour imposer leur vision archaïque du monde.

La partition de l'Etat malien n'est un souhait pour aucune des communautés maliennes qui partagent un substrat culturel, historique et géographique commun, vieux de plusieurs siècles. Cela est si vrai que toutes ces communautés, sans exclusive, connaissent et partagent aujourd'hui les mêmes souffrances, suite aux offensives des groupes terroristes et irrédentistes. Au demeurant, quelle est l'idéologie qui, tout en prônant le bonheur de l'homme, autorise en même temps, de piller, violer, égorger en son nom, les populations dont elle prétend chercher le bonheur ? La même offensive doit être menée en Guinée Bissau, contre les usurpateurs du pouvoir, afin que seul un processus électoral, franc et équitable, puisse désigner les dirigeants du pays. Et, si c'est le processus électoral qui est en cause, n'ayons aucune réticence à exiger sa reprise dans des conditions plus crédibles. Mais n'acceptons plus que l'armée s'octroie le pouvoir d'arbitrer jusqu'à se donner le droit de placer le pouvoir d'Etat sous sa tutelle.

Le retour à la légalité républicaine totale dans ces deux pays est d'autant plus indispensable qu'une paix intérieure fondée sur des concessions, qui laisse à l'hyène toutes ses dents face à la brebis, n'est pas une paix véritable. La démocratie, l'Etat de droit, que nous voulons consolider dans la sous-région ne sauraient s'accommoder plus longtemps, ni des interruptions brutales de la démocratie, ni du harcèlement de la classe politique, par les militaires qui devraient se soucier davantage de leurs conditions professionnelles pour garantir l'intégrité du territoire plutôt que de vouloir vaille que vaille régenter le pouvoir d'Etat.

Au surplus, le décollage économique, quant à lui, ne peut être amorcé et maintenu que dans l'Etat de droit et dans la paix. Aussi n'avons-nous d'autre choix que de soutenir fermement le sommet de la CEDEAO, convoqué demain même, sur le sol ivoirien, pour se pencher à nouveau sur la situation qui prévaut au Mali et en Guinée Bissau. Nous osons espérer, avec raison, que les décisions qui seront envisagées à ces assises, permettront de mettre fin à l'incertitude et aux inquiétudes grandissantes des populations de ces deux pays frères, qui ne demandent qu'à vivre selon les normes politiques internationalement admises.

Dans ce contexte, le parlement de la CEDEAO a aussi un rôle essentiel à jouer, en contribuant notamment à l'accélération du processus d'intégration par les peuples, élément fondateur d'une union vraie et non inutilement incantatoire ; car c'est par les peuples que se réalisera une union plus ferme et plus durable, porteuse de fraternité, de paix et de solidarité dans notre espace.

Excellence Monsieur le président de l'Assemblée nationale,

Honorables députés,

Distingués invités,

Ce sont là les préoccupations qui accaparent quotidiennement nos réflexions. Nous avons voulu profiter de l'occasion que vous nous offrez pour partager avec vous celle-ci, avec le secret espoir que l'espace CEDEAO, notre sous-région, arrivera rapidement à consolider dans les esprits, les valeurs de la démocratie afin d'écarter pour toujours de nos pays, la violence et l'usage des armes pour régler les problèmes politiques.

En souhaitant plein succès aux travaux de votre première session ordinaire, nous prions aussi que cette législature commencée après des épreuves difficiles, s'achève dans les délais constitutionnels, dans la paix et le bien-être retrouvé, pour tous les Ivoiriens.

Je vous remercie de votre aimable attention. ».

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AG/ONU

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