Le Sahel

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ALLOCUTION DE SEM. HAMA AMADOU A LA CLOTURE DE LA 1ERE SESSION ORDINAIRE

Au cours de ces travaux, tous ensemble, majorité et opposition parlementaires, nous nous sommes efforcés, malgré les antinomies politiques et les suspicions du début, de transcender les intérêts de nos groupes respectifs, pour ne privilégier que la mission, à nous confiée par le peuple nigérien, peuple, au nom duquel nous prétendons tous agir, en dépit des différences d'approches ou de visions qui nous opposent souvent.

Mesdames et messieurs, les invités,

Je vous remercie vivement, au nom de tous mes collègues, pour avoir répondu massivement et promptement à notre invitation, en assistant à la présente cérémonie, malgré vos lourdes charges.

Mesdames et Messieurs,

La session de mars que nous allons clôturer a été particulièrement laborieuse, et par certains moments chargée de tensions inutiles. Dès son ouverture, en effet elle a suscité autant d'émotions que d'anxiété au niveau de l'opinion publique nationale. Mais Dieu merci, nous l'achevons dans la sérénité retrouvée de nos compatriotes et la cohésion du corps parlementaire. Au cours de ces trois mois, de très nombreux textes de loi ont été examinés et adoptés par la représentation nationale, après très souvent, un travail de fouille et de critique minutieuses, au sein des commissions permanentes, qui ont abattu à cette fin un travail remarquable. Parmi ces textes, nous avons examiné ceux relatifs à la Cour constitutionnelle ; au Conseil supérieur de la Communication ; et à la Commission nationale des droits humains. L'adoption de ces textes importants à plus d'un titre pour la finalisation de l'architecture institutionnelle de notre pays, contribuera à parachever la mise en place des institutions, un an seulement, après l'installation des autorités de la 7ème République, c'est-à-dire beaucoup moins que le délai, concédé à cette fin, par la Constitution du 25 novembre 2010.

Mesdames et Messieurs les députés,

Distingués invités,

Nous avons eu à examiner aussi le Code général des impôts, et l'avons amendé et adopté afin de mettre un terme à l'éparpillement et la dispersion des textes régissant le domaine de la fiscalité au Niger. En effet ce code vient mettre un terme, à la pénibilité de l'exercice auquel étaient soumis les contribuables, en raison de l'opacité et des interprétations multiples auxquelles une même disposition fiscale pouvait donner lieu, ouvrant ainsi la voie entre l'administration et les usagers, à des contentieux qui ne manquent pas d'aigrir les relations et de perturber les uns et les autres dans leurs activités. Face à la diversité des lois et règlements en matière fiscale, les agents des impôts eux-mêmes, étaient confrontés aux limites de leur propre savoir, car il n'est pas toujours aisé, de mémoriser la multitude de textes déterminant, les impôts et taxes ainsi que leurs quotités, sans tomber dans la confusion et l'approximation. Or si confusion et approximation sont ennemies du bon rendement fiscal, elles sont certainement aussi sources de conflits perpétuels avec les contribuables qui, considérant l'approche de l'administration fiscale teintée souvent d'abus pour ne pas dire arbitraire sous bien des aspects, rechignent à payer. Certes ils finiront par payer, de gré ou de force, mais l'ambiance qui en résultera par la suite, affectera négativement d'une façon ou d'une autre le climat des affaires, décourageant ainsi les investisseurs, sinon l'activité économique elle-même, laquelle finit par se réfugier dans le secteur brumeux de l'informel. Avec le code général des impôts, dont les formulations ont fait l'objet de clarifications rigoureuses, de la part de la commission des finances, que je tiens à féliciter en passant, nombre de ces difficultés sont maintenant aplanies. Il reste cependant que si le code en lui-même peut faciliter la tâche de tous les acteurs du fisc, son efficacité, quant à elle, dépend d'une part, du renforcement des capacités professionnelles des agents de l'Etat ; de la bonne foi des contribuables et des procédures de recouvrement adaptées à chaque impôt et taxe. Son efficacité dépendra surtout pour l'essentiel du professionnalisme et de l'intégrité du personnel des impôts. N'oublions pas aussi que sous tous les cieux, le paiement de l'impôt ne soulève pas l'enthousiasme des citoyens. Il faut par conséquent que l'organisation et les manières dans l'accueil de l'administration fiscale les y incitent ; et que l'éducation civique, les y aide naturellement. Car l'autorité de l'Etat peut s'exercer avec amabilité et courtoisie, surtout à l'égard de quelqu'un à qui l'on réclame de l'argent. Ainsi le code général des impôts, tout en étant une première et indispensable étape de la réforme fiscale, ne saurait néanmoins être considéré à lui seul, comme le point final de celle-ci. Aussi importe-t-il pour la suite du processus de réforme, de mettre l'accent sur la réorganisation des structures de recouvrement de l'impôt ; le recrutement et la formation d'un plus grand nombre d'agents ; l'organisation des collaborations avec les collectivités, surtout les villes, à mettre en synergie afin de maximiser au plus, le rendement de cette fiscalité rénovée ; tout en ne manquant pas d'en mesurer au fur et à mesure l'impact sur l'économie nationale, afin de pouvoir ajuster progressivement et de manière continue, l'arsenal fiscal aux exigences de l'intérêt national et local. C'est dire conséquemment, qu'il ne s'agit pas, à travers ce nouveau code, de rechercher uniquement la maximisation des recettes de l'Etat. Il s'agit aussi, et cela me semble d'une importance primordiale, de faire en sorte que l'outil fiscal impulse l'économie à tous les échelons du territoire national. Cependant, nous n'avons nullement la prétention de dire que le code fiscal adopté par l'Assemblée nationale au cours de la session qui s'achève, est parfait. En effet les opérateurs économiques prétendent déjà y trouver de nombreux motifs d'insatisfaction, voire même de mécontentement. La chambre de commerce, elle-même, malgré sa participation formelle au processus de son élaboration, l'accuse d'insuffisances potentiellement dommageables pour l'investissement au Niger. Aussi, prenant en compte ces critiques, avec l'esprit d'ouverture et d'écoute qui caractérisent l'Assemblée nationale, nous promettons que, dès le prochain budget, c'est-à-dire celui de 2013, les problèmes soulevés seront, en étroite concertation avec le gouvernement, examinés et solutionnés autant que faire se peut, dans l'optique des intérêts objectifs du pays. Le ministre de l'Economie et des Finances s'y est d'ailleurs engagé devant la représentation nationale.

Distingués invités,

Au terme de cette session, je peux l'affirmer, non sans fierté, les commissions permanentes de l'Assemblée nationale ont beaucoup appris, en un an. En effet, elles ont significativement accru leurs performances, même si je me dois aussi, par honnêteté, de déplorer la recrudescence du mal parlementaire de l'absentéisme, qui les affecte de plus en plus, autant que du reste, la plénière où se décide la loi. Cet absentéisme devenu chronique chez certains de nos collègues contrarie, reconnaissons-le, le processus d'amélioration de l'image de l'Assemblée à laquelle nous tenons tous tant. Mais si ce sont les affaires privées ou la simple commodité personnelle qui conduisent certains d'entre nous, sans autres motifs objectifs je veux dire, à ne concéder à l'hémicycle et aux salles des commissions que de rares et brèves apparitions, j'avoue à mon plus grand regret, ne pas comprendre alors, l'acharnement, voire même la férocité avec lesquels, chacun d'entre nous s'est battu aux élections, pour convaincre les nigériens de son engagement à s'investir, une fois élu, à la défense de l'intérêt national. Or l'élection obtenue, comment peut-on faire croire que l'on respecte ses promesses en désertant presque régulièrement les travaux de l'hémicycle et des commissions ? Je lance par conséquent, un appel en direction de tous mes collègues députés, afin qu'ils prennent conscience de la nécessité, pour leur propre respectabilité, d'honorer les engagements pris avec la nation. En effet, la fonction parlementaire n'est pas une sinécure, que l'on pense pouvoir conquérir sans aucune contrepartie, à l'instar d'un privilège propre à l'aristocratie. C'est pourquoi, conformément à l'esprit de nos concertations à huis clos, j'instruirai les services techniques pour préparer des propositions visant à l'élaboration de dispositions nouvelles à insérer au règlement intérieur, en vue de contribuer à modérer significativement les absences prolongées que nous constatons aujourd'hui. J'espère que nous les adopterons dès la prochaine session, sans trop de contradictions, en ayant seulement à l'esprit la claire conscience de ce qui doit être notre devoir.

Honorables députés,

Notre session a été marquée aussi par le traitement de la demande de la levée de l'immunité de certains de nos collègues. Ce moment du calendrier de nos travaux a été vécu péniblement vous vous en souvenez, par l'ensemble de la représentation nationale. Car notre Assemblée était placée devant le choix cornélien, de s'incliner devant les exigences de la Constitution aux fins de respecter le principe de l'égalité de tous les citoyens devant la loi, ou d'en faire fi, dans l'optique égoïste, de privilégier le principe de solidarité qui fait la force de tout corps constitué. Le parlement a choisi de donner à nos collègues, pour l'image même de l'institution, la possibilité de se présenter devant le juge, afin de lever les soupçons pesant sur eux, aux yeux de l'opinion publique. Toutefois, en ce qui concerne la représentation nationale, comme je l'ai maintes fois rappelé, la levée de l'immunité ne signifie nullement que nos collègues, sont coupables à priori de quelque faute que ce soit. Il appartient au juge, et à lui seul, d'examiner les faits en se référant à la complexité des contraintes liées à un contexte politique, à l'époque duquel il n'était pas aisé de jouer la contradiction, ni même de faire preuve de réserve sans dommage. Mais, c'est de justice que l'on parle, et il n'y a pas lieu de s'interroger, à notre niveau, plus à fond sur cette question. Nous espérons seulement que celle-ci ne va pas circonscrire son action aux seuls députés. Sinon l'interpellation de nos collègues incriminés serait, somme toute, dénuée de toute objectivité.

Mesdames et messieurs,

Sur un tout autre plan, nous ne pouvons, ne pas évoquer, avant de nous séparer, les événements dramatiques qui continuent de se dérouler aux frontières du Niger. En effet, l'aveuglement politique allié à l'intolérance extrême, qui semblent s'être installés dans les terres les plus septentrionales du Sahel, aux confins du Sahara, ne finissent pas de marquer au fer rouge, la vie dans notre espace sous-régional, et de rendre notre zone parmi les plus infréquentables de la planète. Or déjà, la pauvreté et la faim, rivalisent de nocuité dans cet espace, pour le présenter aux yeux du monde, comme le bastion ultime de l'enfer sur terre. Cependant, force désormais est de se convaincre, qu'au-delà de ces fléaux, il existe pour les peuples du Sahel un malheur pire que la faim : la guerre et ses conséquences effroyables. Aujourd'hui, nous nous rendons compte, combien la paix et la quiétude dans un pays, constituent des richesses incomparables qui surclassent, à tous points de vue, les autres. En effet, sans paix et sans tranquillité, aucune activité productive de bien-être, ni même la simple jouissance de quelque bien que ce soit, n'est possible. Dans un pays où règnent la dispute, la peur, la haine et la mort violente, parce que ses citoyens ont choisi de régler leurs problèmes internes par les armes, le malheur s'installe sous tous ses aspects, semant partout le chaos et la désolation. C'est pourquoi, de notre point de vue, la tâche première ; la mission fondamentale de tout Etat moderne, aspirant à la vraie démocratie, c'est-à-dire celle qui privilégie la sérénité ; le respect des droits humains ainsi que la solidarité véritable entre les différentes couches sociales du pays, doit rechercher d'abord et surtout, l'unité du peuple et la paix ; unité et paix elles-mêmes fondées sur des institutions qui ont paradoxalement la garantie et le monopole de la force armée. Sinon, l'Etat comme la démocratie, mère des institutions républicaines, ne seraient bâtis que, sur des dunes mouvantes, telles que les façonnent les sables du désert.

Il ne suffirait alors que de quelques hommes sans foi ni loi, doués d'un peu d'audace ; d'un peu de courage et de détermination, pour disloquer une nation construite sur de telles fondations. L'exemple malien, triste et édifiant est là, pour nous l'enseigner. C'est pourquoi l'Assemblée nationale se félicite des mesures d'anticipation prises par le gouvernement, afin que l'unité de notre peuple et l'intégrité de notre territoire, soient protégées contre toute velléité d'action, d'où qu'elle vienne, dès lors qu'elle est susceptible de troubler la quiétude sociale à l'intérieur des frontières du Niger. En conséquence, nous encourageons le gouvernement à poursuivre les efforts de renforcement de l'armée nigérienne et nous lui demandons d'intégrer, sans aucune réserve, le cadre de solidarité militaire de la CEDEAO, tout en intensifiant sa participation aux actions sécuritaires initiées dans l'esprit des accords des pays du champ liant l'Algérie, la Mauritanie, le Mali et notre pays. Ces accords doivent aussi concerner désormais, la Libye démocratique, dont l'intégrité et la quiétude, les faits l'ont démontré, auront sur les pays en bordure du Sahara, un effet d'apaisement certain, dont nul ne saurait plus douter.

Monsieur le Premier Ministre

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,

Distingués invités,

Les évènements tragiques qui se sont abattus sur le Mali ne manquent pas, vous l'imaginez aisément, d'amplifier nos inquiétudes et nos préoccupations. En effet, ce pays, que nous croyions, l'un des plus démocratiques mais aussi depuis plus de deux (2) décennies, l'un des plus stables et le plus en progrès, dans l'espace CEDEAO, se révèle aujourd'hui à notre grande surprise le plus politiquement fragile et le plus socialement désuni. Les événements qui s'y déroulent en ce moment, montrent combien ce pays qui nous est cher, avait été paré ces dernières années des voiles de l'illusion, tant sur le plan politique, que social et économique. Sur le plan politique notamment, nous y voyions jusqu'aux événements de Mars dernier, un pays à la démocratie avancée, qui ne fait que se renforcer chaque année davantage. Malheureusement, nous découvrons à la lumière des événements que cette démocratie apparemment se révèle sans ancrage dans le terreau social malien, car il a suffi du mouvement revendicatif d'une horde inorganisée de militaires sans grade, meurtris par une guerre, qu'ils n'avaient ni imaginée ni préparée, pour que l'Etat central s'effondre d'un coup. Il a suffi d'une déclaration de ces militaires, pour que la classe politique, qui se préparait à aller aux élections, se divise et sombre dans un affrontement honteux, donnant ainsi l'impression au reste du monde, que seul le contrôle du pouvoir lui importe quels que soient au demeurant la situation du pays et le sort misérable des populations vivant sous le joug des occupants. Certaines composantes de cette classe politique qui se disaient démocrates, ont même jugé bon, de se jeter dans les bras des putschistes, pour leur apporter aide et soutien, en particulier la crédibilité intérieure dont cette armée en déroute avait besoin, pour prétendre à la légitimité de son action anti-démocratique. Il a suffi dis-je, du coup d'Etat pour que la société malienne dans son ensemble se déchire entre tenants du respect de la Constitution et adeptes du régime de la force. Il a suffi de quelques attaques vigoureuses de groupes armés, sans unité d'objectif et d'idéologie, pour qu'en quelques jours, la partition territoriale du Mali que personne dans la sous-région ne pouvait simplement imaginer, devienne une réalité aux conséquences cataclysmiques.

Mesdames et Messieurs,

Les pays de la CEDEAO doivent tirer leçon de ce qui se passe au Mali. La classe politique nigérienne en particulier, la société civile et l'ensemble des citoyens de notre pays, doivent s'imprégner des événements douloureux que vivent aujourd'hui nos frères et sœurs maliens. Car ce qui est arrivé dans ce pays, peut arriver dans n'importe quel autre pays de la sous-région. La division ainsi que l'absence de conviction démocratique profonde au sein des populations des pays de notre sous-région seront, si nous n'y prenons garde, les ferments de demain de la dislocation de nos Etats. Nous devons nous en convaincre. Aussi l'excès de confiance en soi qui pousse souvent jusqu'à l'imprudence sinon l'impudence en vogue dans les cercles du pouvoir de tous nos Etats autant que la corruption qui gangrène nos administrations publiques seront les causes de déchirures sociales souterraines graves, dont les effets dévastateurs à l'image des tsunamis, ne se révèleront hélas, que lorsqu'il est trop tard. C'est alors que face à ces circonstances particulièrement désespérées, les Etats se découvrent, désemparés, sans force, ni légitimité et surtout sans soutien social. Nos Etats doivent donc se ressaisir et s'atteler sans délai, à construire des démocraties de solidarité sociale, fondées sur des convictions politiques citoyennes solides et non continuer à entretenir des démocraties de façade qui refusent par la fraude et les manipulations les plus sordides, au peuple le droit à l'alternance politique, dont la simple possibilité est de nature pourtant à réconcilier les électeurs avec leur aspiration à une vie meilleure, je veux dire leur espérance en une gouvernance plus généreuse envers les moins favorisés. Parce que sans cette espérance, c'est l'extrémisme le plus virulent qui trouvera dans nos pays, le terreau propice à son développement, à travers tous ces laissés-pour-compte, de nos systèmes politiques inachevés. Laissés-pour-compte hélas très souvent les plus nombreux, qui ne rêvent chaque matin que de révolutions, et d'explosions sociales réformistes susceptibles de leur offrir des chances de vivre autrement.

Mesdames et Messieurs,

Pour l'heure, les pays de la CEDEAO, dans leur ensemble, ont un devoir de secours envers le Mali et son peuple. Les efforts de médiation actuellement menés doivent se poursuivre, même s'il est vrai qu'ils butent encore, contre les ambitions personnelles des uns et des autres, dans leur lutte absurde pour le contrôle d'un pouvoir à l'assise territoriale et politique amoindrie, en raison notamment de l'occupation armée des 2/3 du pays par des forces irrédentistes déterminées et aux dents serrées d'une part, et de l'autre de la mise sous-séquestre de l'Etat par des putschistes à l'évidence peu empressés d'affronter les rebelles, sur le terrain du combat, où pourtant le soldat peut trouver à réaliser sa gloire et conquérir un honneur immortel.

Mesdames et Messieurs,

Pour nous la paix et la sécurité du Mali conditionnent celles des autres nations de la sous-région. Aussi la souveraineté que l'on invoque dans ce pays fragilisé, pour contester l'intervention de la CEDEAO, nous paraît dans les circonstances actuelles, un argument aussi inacceptable que spécieux. Car c'est aux ennemis de l'intégrité territoriale du Mali qu'il convient d'opposer le principe de cette souveraineté et non à l'organisation communautaire d'intégration sous-régionale, à laquelle la Constitution malienne en vigueur, a concédé par la signature du protocole additionnel sur la démocratie et la gouvernance, le droit d'ingérence politique dans ses affaires intérieures, lorsque les règles démocratiques sont remises en cause dans le pays. S'il le faut donc, le Mali doit être sauvé malgré lui-même. Il y va de la sécurité commune de tous les Etats de la sous-région. Il y va surtout de la restauration de cette souveraineté malienne sur l'ensemble du territoire malien, tel que reconnu par l'ONU.

Monsieur le Premier Ministre,

Honorables députés,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Malgré la gravité de la situation chez notre voisin, n'oublions pas que le Niger fait face encore à une situation de disette alimentaire. Or notre session prend fin avec l'arrivée de l'hivernage et le début d'une période de soudure qui risque, à tout le moins, d'être difficile pour nos braves agriculteurs et éleveurs.

En espérant que les mesures de sauvegarde annoncées par le gouvernement et déjà massivement mises en œuvre, contribueront effectivement à préserver et renforcer la force de travail au cours de la campagne agricole qui commence, je déclare clos, les travaux de la première session ordinaire de l'assemblée nationale au titre de l'année 2012.

Je vous remercie.

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AG/ONU

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