Le Sahel

pub_bann
A+ A A-

M. Donko Djagou Balogou, vice-président de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Togo : «Au niveau du Conseil Supérieur de la Communication, nous avons constaté une certaine mobilisation qui a permis à cette instance des

invitEn mission de travail au Niger, le Vice-président de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Togo, M. Donko Djagou Balogou, a effectué, hier matin, une visite à l'Office National d'Edition et de Presse (ONEP) où il s'est entretenu avec les responsables de l'organe sur le fonctionnement de cette entreprise de presse avant de visiter les services dont l'imprimerie où sont tirées les deux publications de l'Office. Il était accompagné lors de cette visite par le vice-président du Conseil Supérieur de la Communication du Niger, M. Ali Ousseini Sountalma. Nous avons saisi l'opportunité de cette visite pour recueillir ses impressions sur le rôle et les devoirs des médias dans le processus électoral.
Monsieur le président, pouvez-vous nous expliquer dans quel cadre précisément se situe votre visite au Niger ?
Merci de l'opportunité que vous nous offrez pour nous exprimer dans les colonnes de l'hebdomadaire ''Sahel Dimanche''. Nous sommes arrivé à Niamey le mardi dernier, dans le cadre des élections générales que le Niger s'active à organiser le 21 février prochain. Disons que je représente d'abord la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) qui est membre du Réseau Interafricain des Communicateurs. C'est un réseau au sein duquel il y a des échanges entre les membres. C'est pourquoi nous avons saisi cette occasion pour venir partager l'expérience nigérienne en matière de régulation des élections. Et nous avons pu constater que les expériences sont similaires. Nous connaissons les mêmes réalités, mais avec quelques nuances.
Nous avons eu à visiter l'Office de Radiodiffusion et Télévision du Niger (ORTN) où nous avons justement constaté que beaucoup de choses se sont passées. Il y a eu un contentieux entre le Conseil Supérieur de la Communication et les responsables de cet Office. Malheureusement, nous avons pu relever que ce contentieux s'est déroulé au détriment des populations, ce que nous avons un peu déploré parce que les populations n'ont pas bénéficié d'informations comme il le faut. Actuellement, nous sommes à la veille de la clôture de la campagne électorale, et le problème n'a pas été réglé, ce qui est dommage. Nous estimons que cela doit servir d'exemple à tous pour les prochaines consultations électorales afin que de tels problèmes puissent rapidement être solutionnés.
C'est avec surprise que j'ai constaté l'engagement, le dévouement des agents de l'ONEP et les efforts personnels fournis par les responsables de cette entreprise de presse

Par ailleurs, nous avons visité le studio de la Télévision nationale. Là, nous avons constaté les efforts consentis dans la transition vers le numérique. Je pense également qu'ici, au niveau de l'Office National d'Edition et de Presse (ONEP), il y a du progrès. Les anciens matériels sont en train d'être remplacés. Il y a d'ailleurs un bâtiment qui est en pleine construction, ce qui dénote l'effort considérable fait par les responsables de l'ONEP. J'avoue qu'au Togo, la modernisation des installations se fait également, mais à un rythme plus lent. C'est avec surprise que j'ai constaté l'engagement, le dévouement des agents de l'ONEP et les efforts personnels fournis par les responsables de cette entreprise de presse. En découvrant l'Office National d'Edition et de Presse, j'ai relevé que les réalités de cette entreprise de presse sont les mêmes que les nôtres, à quelques nuances près. C'est dire que nous avons tiré une expérience enrichissante, ce qui nous permettra également de revoir notre manière de faire.

Pouvez-vous nous édifier sur l'expérience des médias togolais dans la couverture des élections ?
Disons que nous avons fait au moins deux ou trois élections au cours de notre mandature. Ce que j'ai pu relever, c'est que les textes que la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication a produits ont des contenus similaires avec ceux du Niger. Ce qui n'est pas surprenant dans la mesure où nos deux pays partagent les mêmes expériences. Au Togo, les journalistes ont bénéficié de formations avérées en matière de couverture électorale avec le soutien de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication. Cette institution a même produit des textes afin de permettre aux journalistes de bien faire leur travail, d'autant plus que la HAAC a reçu des félicitations des organisations internationales par rapport à la régulation des médias en période électorale. Cela a été pour nous un satisfecit.

Comment appréciez-vous le travail de régulation mené par le Conseil Supérieur de la Communication en cette période électorale?
Il faut dire qu'au niveau du Conseil Supérieur de la Communication, nous avons constaté une certaine mobilisation qui a permis à cette instance des médias d'être à l'avant-garde de la régulation, d'anticiper sur les événements en produisant des documents qui sont des instruments juridiques importants pour l'exécution des tâches par les professionnels des médias. Et nous estimons que ce sur plan, le Conseil Supérieur de la Communication a fait un travail considérable, un travail salutaire. Je saisis cette occasion pour saluer mes collègues du CSC pour ce travail abattu en ce qui concerne la régulation de la période électorale. C'est vrai que dans l'effort de l'excellence, il y a toujours des problèmes. Ce qui est le cas actuellement au Niger avec le contentieux que le Conseil Supérieur de la Communication est en train de gérer. Ce contentieux ne connait pas encore un aboutissement. Malheureusement, comme je l'ai dit tantôt, ce contentieux est intervenu au détriment des populations qui devraient être bénéficiaires des informations de premières mains pouvant leur permettre d'aller aux élections. A part cela, je pense que c'est également une crise de croissance. Je peux l'interpréter ainsi et j'estime que c'est un pas de plus que le Conseil Supérieur de la Communication est en train de franchir pour des lendemains meilleurs.

Vous avez visité l'Office National d'Edition et de Presse (ONEP), éditeur des deux journaux, le quotidien ''Le Sahel'' et l'hebdomadaire ''Sahel Dimanche''. Comment appréciez-vous les publications de cet Office ?
Moi, j'ai apprécié surtout sa publication consacrée aux quinze (15) candidats engagés aux élections présidentielles. Ce qui m'a fasciné, c'est la Une du ''Sahel Dimanche'', celui du 12 février 2016, où toutes les photos des candidats ont été passées, avec au milieu un fauteuil portant une grosse interrogation dont la signification est : ''qui va occuper ce fauteuil ?''. Je pense que l'image est frappante, et le premier électeur qui tombe sur ce numéro est immédiatement fasciné. Le lecteur a besoin de lire parce que la Une attire. Nous pensons que c'est un effort d'imagination. Par la suite, j'ai parcouru aussi les autres pages du journal. Et je pense qu'un travail intéressant est en train d'être effectué par mes collègues ici présents. Je disais tout à l'heure aux responsables de la Rédaction et de la Technique de l'ONEP que l'un des problèmes récurrents de nos rédactions, c'est la jeunesse de nos journalistes. Certains n'ont pas l'expérience, et il va falloir les amener progressivement à acquérir ces expériences afin qu'ils puissent se perfectionner. A la jeune génération des journalistes nigériens, je leur souhaite bon vent. Nous disons aussi à cette jeunesse que celle de Togo est disposée à collaborer avec elle pour un meilleur devenir de notre corporation.
Nous avons au Niger, tout comme au Togo, des écoles de formation et des journalistes aguerris. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous avons effectué ce déplacement afin de voir en quoi le Niger a un plus que le Togo n'a pas, et qu'il faut partager avec les journalistes togolais. Vous savez que nous ambitionnons d'organiser, très prochainement, des élections. Et j'estime que notre voyage au Niger, comme d'autres que nous avions effectués au Bénin et en Côte d'Ivoire, vont permettre à la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication de revoir ses textes en matière de la publicité électorale. Cette dernière est payante dans certains pays, ce qui n'est pas le cas au Togo. Je pense que c'est une nouvelle expérience que nous allons également tenter parce qu'il faut permettre aux entreprises de presse de pouvoir prospérer. Nous avions eu un débat à ce sujet avec les organisations de presse qui avaient demandé dans quelle mesure elles peuvent publier les pots payants des candidats. Mais nous avions été embêtés parce que nous estimons que le principe d'égalité doit prévaloir. Nous souhaitons quand même que le débat se poursuive afin de trouver la voie idoine qui puisse permettre définitivement de régler ces incompréhensions.

Quelles appréciations faites-vous des contenus des médias nigériens par rapport à la couverture des informations relatives aux élections générales du 21 février 2016 ?
Je pense que, d'une matière générale, quand on est en symbiose avec la structure de régulation, le travail se fait facilement. Mais s'il y a des chicanes, des dérapages, il est difficile de rectifier le tir. Nous pensons que globalement, le travail des médias nigériens se déroule dans de bonnes conditions. Les reportages, les couvertures médiatiques, les messages et entretiens que je suis sur les différentes télévisions se font dans les normes de la déontologie et de l'éthique, dans le respect des textes édités par le Conseil Supérieur de la Communication. Sur ce point, je pense que nous sommes au même diapason avec le CSC. En conclusion, je dirai que la coopération agissante interafricaine se porte bien.

Hassane Daouda(onep)
www.lesahel.org

L'invité de Sahel Dimanche

Interview de Dr Mallam Garba Maman, Enseignant-chercheur, conseiller technique du ministre en charge de l'Enseignement P…

Interview de Dr Mallam Garba Maman, Enseignant-chercheur, conseiller technique du ministre en charge de l'Enseignement Primaire : «Le défi, c'est celui de la généralisation. On ne va pas indéfiniment se cantonner à des expérimentations»

Docteur, à l'instar de la communauté internationale, le Niger a célébré le mardi 21 février dernier, la journée internationale de la langue maternelle. Quelle signification revêt pour vous un tel événement ?Merci de nous inviter dans votre journal pour parler de cette question cruciale et primordiale pour le développement d'un pays, car la question des langues touche à l'éducation et l'éducation est la base de tout développement. Dans c...

M. Amadou Souley Massaoudou, coordonnateur national du Projet de Gestion des Risques de Catastrophes et du Développement…

M. Amadou Souley Massaoudou, coordonnateur national du Projet de Gestion des Risques de Catastrophes et du Développement Urbain (PGRC-DU): ''Nous avons estimé qu'il était utile de présenter les résultats auxquels nous sommes parvenus à l'ensemble des

Vous avez organisé hier, dans les locaux de l'Académie des Arts Martiaux, une journée portes ouvertes sur les activités du Projet de Gestion des Risques de Catastrophes et du Développement Urbain (PGRC-DU). Quels sont les objectifs que vous avez assignés à cette journée ?Nous sommes très satisfaits de l'organisation de cette journée parce que la participation a été très au-delà de ce à quoi nous nous sommes attendus. En réalité, au nive...

Entretien avec Madame Ramatou Hama, directrice du Complexe Scolaire Communautaire Decroly : «Le système des écoles Decro…

Entretien avec Madame Ramatou Hama, directrice du Complexe Scolaire Communautaire Decroly : «Le système des écoles Decroly répond parfaitement à la prise de conscience des parents quant à leur implication dans la gestion et le fonctionnement de l'éco

Madame la directrice, les écoles Decroly représentent une nouvelle conception de l'école publique. Pouvez-vous nous présenter le Complexe Scolaire Communautaire Decroly que vous dirigez et nous faire la genèse de sa création ?Tout récemment, en début de ce mois de décembre, notre école a reçu la visite de la Première Dame Hadjia Aïssata Issoufou. Et ce fut pour nous une occasion idéale de faire découvrir aux uns et aux autres l'école De...

Catherine Martin Payen Dicko, cinéaste, directrice des Etudes en Arts et Cultures, à l'Université Abdou Moumouni Dioffo …

Catherine Martin Payen Dicko, cinéaste, directrice des Etudes en Arts et Cultures, à l'Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey : ''La critique d'art permet d'aller vers le fond de l'excellence, de ne pas se satisfaire de petites choses, ni aussi d

La filière ASLAC du Département des Lettres, Arts et Communication de l'Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey a organisé, du 25 au 31 janvier 2017, une formation sur le module Critique d'Art. Quel était l'objectif que vous visiez à travers une telle initiative?Je crois qu'on peut dire qu'il n'y a pas un seul objectif, il y en a plusieurs. Tout d'abord, le premier, c'est le besoin de faire grandir l'art, la communauté artistique, no...

M. Ntamatungiro Joseph, représentant résident du FMI au Niger : ''Le nouveau programme vise à préserver la stabilité mac…

M. Ntamatungiro Joseph, représentant résident du FMI au Niger : ''Le nouveau programme vise à préserver la stabilité macroéconomique et à atteindre les objectifs de développement définis dans le Document d'Orientations Economiques pour la période 201

Monsieur Ntamatungiro Joseph, vous êtes au Niger depuis un an et demi en qualité de Représentant Résident du Fonds Monétaire International. Comment appréciez-vous les relations entre le FMI et le Niger ?Les relations entre le FMI et le Niger sont excellentes. Comme vous le savez, le Niger est membre du FMI depuis le 24 avril 1963. A ce titre, il bénéficie des services offerts par le FMI. En l'occurrence, le FMI accompagne le Niger dans ...

M. Mahaman Laouan Gaya, Secrétaire Exécutif de l'Association des Producteurs de Pétrole Africains (APPA) : ''La seule so…

M. Mahaman Laouan Gaya, Secrétaire Exécutif de l'Association des Producteurs de Pétrole Africains (APPA) : ''La seule solution qui s'offre à nous est la diversification des économies nationales ; solution unique pour résister au mieux aux chocs exogè

Monsieur le Secrétaire Exécutif, comment se porte aujourd'hui le marché international du pétrole ?Nous pouvons dire que le marché international du pétrole se porte de mieux en mieux. Il est en convalescence parce qu'il sort d'une longue période de baisse drastique qui a trop fait souffrir les économies des pays producteurs. Rappelons qu'en 2013, le baril de pétrole était coté à 140 dollars US, puis à 115 dollars US en juin 2014, légèrem...

Interview du Dr Ibrahim Raphiou, Chercheur nigérien vivant aux USA : « On a conduit cette grande étude pour tout simplem…

Interview du Dr Ibrahim Raphiou, Chercheur nigérien vivant aux USA : « On a conduit cette grande étude pour tout simplement vérifier les effets nocifs de certains produits contre l'asthme qui étaient déjà sur le marché »

Dr Raphiou, vous avez en compagnie d'autres chercheurs, mené deux études concernant les effets d'un produit pharmaceutique pour le traitement de l'asthme. Quel était l'objectif visé à travers ces deux études ?Je vous remercie pour cette opportunité que vous m'offrez de parler de la recherche. Je vous précise de prime abord que je suis nigérien et que j'étais au Lycée Issa Korombé de Niamey avant de poursuivre mes études aux Etats Unis e...

Invité : M. Mohamed Bazoum, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation, d…

Invité : M. Mohamed Bazoum, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation, des Affaires Coutumières et Religieuses, président du comité interministériel de négociation avec tous les syndicats du Niger : « L

Monsieur le ministre d'Etat, nous assistons ces derniers temps à une certaine agitation du fait de la société civile et de l'opposition. L'opposition d'abord, dans sa déclaration du 17 décembre 2016 a demandé au Président de la République de démissionner. Puis, la société civile qui a organisé, le 21 décembre 2016, une marche suivie de meeting au cours duquel elle accuse le gouvernement de dévoyer la démocratie au Niger. Quel commentair...

Interview de M. Inoussa Moustapha, ambassadeur de la République du Niger en Chine : '' Il est de notoriété publique que …

Interview de M. Inoussa Moustapha, ambassadeur de la République du Niger en Chine : '' Il est de notoriété publique que les Nigériens sont respectueux des us et coutumes de leurs pays d'accueil, et très rarement on les voit impliqués dans des problèm

M. l'ambassadeur, vous représentez l'Etat du Niger dans un vaste pays comme la Chine. Quelle appréciation faites-vous de la coopération sino nigérienne?Tout d'abord je voudrai remercier les autorités de notre pays pour la confiance placée en ma modeste personne pour diriger notre mission diplomatique en République Populaire de Chine. Je remercie également l'ONEP pour l'opportunité que vous m'offrez afin de m'exprimer dans les colonnes d...

Interview du ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Moctar Kassoum : ''La lutte traditionnelle a atteint au Niger un …

Interview du ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Moctar Kassoum : ''La lutte traditionnelle a atteint au Niger un stade de maturité pouvant lui garantir sa promotion et son développement.''

Monsieur le ministre, la 38ème édition du Sabre National débutera dimanche prochain dans l'arène Hamidine Maïdaré de Tahoua. Quelles sont les impressions qui vous animent à la veille de la tenue de ce grand événement ?Je suis animé par un sentiment de grande joie à la veille de ce grand événement, car pour la 38ème fois, l'ensemble des Nigériens se retrouveront dans la communion des cœurs et des esprits pour célébrer le Sabre National q...

AG/ONU

Editorial

Editorial : Pari gagné !

lundi 9 janvier 2017

Editorial : Pari gagné !

Audiences

Dossier

Utilisation du gaz domestique : L'entretien des bo…

Utilisation du gaz domestique : L'entretien des bouteilles et la sécurité des équipements

Depuis que le Niger est devenu pays producteur et exportateur de pétrole, les populations ...

jeudi 23 février 2017

Proprété des bouteilles : à qui la faute ?

Proprété des bouteilles : à qui la faute ?

Le Niger a initié, depuis les années 90, un programme national de l'énergie domestique, po...

jeudi 23 février 2017

Des utilisateurs témoignent

Des utilisateurs témoignent

Mme Aïssa ZakariJ'utilise les bouteilles de gaz depuis plusieurs années. Je possède en réa...

jeudi 23 février 2017

L'air du temps

Assainir l'école

Assainir l'école

L'actualité de ces dernières semaines est en train de se cristalliser autour de l'école ni...

jeudi 23 février 2017

Newsletter

© Le portail dynamique de l'information au Niger | conception jourdain-informatique.