Le Sahel

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Invité : M. Mohamed Bazoum, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation, des Affaires Coutumières et Religieuses, président du comité interministériel de négociation avec tous les syndicats du Niger : « L


BazoumMonsieur le ministre d'Etat, nous assistons ces derniers temps à une certaine agitation du fait de la société civile et de l'opposition. L'opposition d'abord, dans sa déclaration du 17 décembre 2016 a demandé au Président de la République de démissionner. Puis, la société civile qui a organisé, le 21 décembre 2016, une marche suivie de meeting au cours duquel elle accuse le gouvernement de dévoyer la démocratie au Niger. Quel commentaire cela vous suscite-t-il ?
Tout à fait ! Ces derniers temps, nous assistons à ces événements auxquels vous venez de faire allusion. Et pour ce qui nous concerne, le Gouvernement, nous n'avons pas été surpris particulièrement, parce qu'il s'agit de scenario écrit depuis quelques temps et qui est mis en œuvre de façon pas du tout habile. Il est heureux que vous me donniez l'occasion de me prononcer sur cet état de fait.
Les 13, 14 et 15 décembre passé, me semble-t-il, s'est tenue à Abidjan, en Côte d'Ivoire, une grande réunion appelée forum du parti Lumana. A l'occasion de ce forum, un certain nombre des décisions ont été prises suite à leur analyse de la situation nationale, selon laquelle le pays serait dans un état de décrépitude. Et les décisions qui ont été prises ont consisté à dire que la situation est désormais mûre pour que le parti Lumana prenne le pouvoir à l'issue d'un grand bras de fer sur le modèle insurrectionnel dont a toujours rêvé ce parti.
La consigne a donc été donnée pour qu'on utilise la société civile, parce que, selon eux, elle peut présenter un visage à blanc. En général, l'opinion nationale et surtout internationale donne beaucoup de crédit à la société civile qui est censée être composée d'hommes ressemblant à des anges, qui soient très innocents, qui ne font pas de politique, qui aiment particulièrement leur pays et le défendent.
C'est donc ce scenario qui est mis en œuvre par ceux qui avaient pensé cette grande stratégie réfléchie depuis très longtemps. Ils considèrent que la situation sociale est catastrophique, que le gouvernement est à bout de souffle, il est en banqueroute, il est incapable de payer les salaires, il est incapable de faire face à ses charges minimales de souveraineté. Et c'est d'abord le secteur de l'éducation qu'on avait voulu un peu instrumentaliser à travers une série de grèves dont vous vous souvenez.
Et tout cela devait culminer à travers une grève générale de tous les
travailleurs. Et ce devait être l'Intersyndicale des travailleurs nigériens (ITN) qui servirait de cheval de trois à cet égard. Pour ce faire, le préavis de grève était certainement déjà rédigé. Tout cela devait culminer à travers la manifestation du 21 décembre 2016 qui est une grande répétition générale de ce qui va se poursuivre par la suite et qui va déboucher sur une grande insurrection populaire. Tout cela transparaît lorsque vous lisez les réseaux sociaux par lesquels s'expriment les militants de Lumana. Vous comprenez aisément que c'était ce scenario qui est à l'heure.
Ils nous accusent en effet de ne pas être des démocrates. Je vais vous faire un petit florilège du rgand show dont nous avons été servis par le militant de Lumana qui avait lu la déclaration de la soit disant société civile, à l'occasion de cette manifestation du 21 décembre 2016. Voilà quelques-uns des termes qu'il a utilisés qui sont très violents et qui relèvent de répertoire qu'affectionnent particulièrement les militants du parti Lumana qui est en train de se défigurer pour se transformer en une véritable secte avec un gourou et les militants extrémistes outranciers dans leurs propos.
C'est ainsi qu'ils ont utilisé les termes de ''racaille politique en parlant du Président de la République, du gouvernement'' ; de ''horde de hors la loi'' ; de ''voleurs'' ; de ''mafieux''. Le terme ''mafieux'' est revenu de façon récurrente dans leur discours. Il y a aussi d'autres termes comme gangsters ; facteur de division du pays ; corrompus ; voyous et j'en passe.
Ces termes-là sont très violents ! Ils sont le fait d'un parti politique qui est en train de devenir extrémiste, parce que l'extrémisme, c'est d'abord la violence du discours. Je pense que celui qui tient de tels propos n'est pas quelqu'un de la société civile. C'est une prise de position injurieuse. La société civile est censée être neutre. Elle peut critiquer un régime pour sa gestion, mais pas exprimer, laisser exprimer des sentiments de haine aussi forts.
Lorsqu'une personne comme cet individu-là traite le Président de la République avec les termes qu'il a utilisés, il ne considère même plus qu'il a un minimum de dignité et qu'il lui doit, ne serait-ce que pour son âge, pas même pour sa fonction, le minimum de respect. Il ne lui manque pas seulement du respect, il lui exprime du mépris. Et lorsque vous vous comportez de la sorte vis-à-vis de quelqu'un, ça veut dire que vous avez tout rompu et vous sortez de la démocratie dont le code c'est précisément marqué au coin de l'exigence du respect.
Le parti Lumana a des gens qui sont préposés aux injures vis-à-vis du Président de la République. Ils sont bien connus. L'un est aux Etats Unis. Il envoie sur Whatsapp des messages très injurieux vis-à-vis du Président de la République, très violents, qui distillent la haine et dont le but est de chauffer à blanc une certaine opinion en tirant sur une certaine ficelle, parce qu'il pense que c'est une ficelle très rentable.
Vous avez en même temps que lui, d'autres préposés aux injures au Président de la République qui disent qu'ils sont des militants de Lumana et qui tiennent des propos très injurieux, très violents vis-à-vis du Président République. Ils concluent leurs propos toujours en disant qu'il faut soutenir la marche du 21 décembre 2016, et maintenant, c'est la marche du 13 janvier 2017. Il faut que vous sortiez très nombreux et il faut que ce jour-là, nous en finissions avec Issoufou et que nous le chassions de notre pays. Je pense que ces hommes et ces femmes-là, qui se comportent de la sorte, ne sont pas des démocrates. Ils nous traitent de fascistes dans tous leurs propos, dans leurs journaux. Donc, ils considèrent que nous n'avons pas le droit d'être là où nous sommes. Je pense qu'ils sortent de la démocratie.
Le rassemblement de l'opposition fait une déclaration, et son porte-parole M. Ali Djibo dit Max, l'ancien président du COSIMBA, cette structure qui a été conçue pour tromper le Président Ibrahim Baré Mainassara, paix à son âme. Elle avait en effet amené Ibrahim Baré Mainassara à envisager d'être candidat et de passer en force en faisant du tiers de la démocratie. Lorsque c'est un personnage comme ça qui nous dit que nous ne sommes pas des démocrates, croyez-moi, nous prenons ça pour un compliment. Lui, il est mal placé pour nous faire ce genre de remarque. Il est mal placé pour faire cette fatwa !

Alors monsieur le ministre, vous le disiez tantôt, ils ont voulu instrumentaliser les enseignants, mais ça va au-delà puisqu'ils vous accusent de ne rien faire pour les fonctionnaires. Que ces fonctionnaires sont à l'abandon, qu'est-ce que vous en pensez ?
Leur stratégie devait passer par l'instrumentalisation des revendications légitimes parfois des travailleurs. C'est ainsi qu'ils ont développé un discours consistant à dire que nous avons abandonné les fonctionnaires, que nous ne nous en sommes pas occupés. A cet égard, je veux vous donner quelques chiffres de notre gestion à nous, des chiffres qui sont l'expression de la gouvernance telle que, nous, nous la concevons. C'est une gouvernance sociale aux antipodes de la gouvernance qui avait été à l'œuvre, du temps de M. Hama Amadou, leur héros, quand il était Premier ministre. Lui avait une autre conception de la gouvernance qui était loin d'être sociale. Lorsque M. Hama était arrivé à la Primature en 2000, il avait hérité des mesures qui avaient été prises par le gouvernement de la 4ème République dirigées par Amadou Boubacar Cissé, qui avait réduit les salaires des fonctionnaires, en 1998, de 30%.
C'est sur ces avantages qu'il s'est assis pour maintenir en l'état cette situation des fonctionnaires pour les maintenir dans des conditions de précarité totale. Pendant tout le temps que M. Hama est resté au pouvoir, la masse salariale par an s'est accrue d'un milliards de FCFA seulement. Il n'a pratiquement pas recruté un seul fonctionnaire. Je veux lui dire que, de tout le temps qu'il est resté Premier ministre, de 2000 à 2007, il n'y a pas eu un seul médecin qui ait été recruté, il n'y a pas eu 2000 fonctionnaires au total qui aient pu être recrutés même au hasard de chance des individus, à plus forte raison avoir
une vision et un plan de recrutement des fonctionnaires.
Quand nous sommes venus au pouvoir, la première des choses que le Président de la République ait faite, et c'est tout un symbole à cet égard, c'est de recruter, dès la première semaine, 530 médecins. En arrivant au pouvoir, nous avons découvert une situation où nous avions 350 médecins en activité et 530 en situation de chômage, qui durait pour des gens qui ont fait des études très longues. Et la première des mesures que le Président de la République ait eu à prendre, c'était de les engager dans la fonction publique.
Et au total, sur les cinq ans du premier mandat du Président de la République, 34.913 fonctionnaires ont été recrutés dont 28.674 cadres, pour la plupart des cadres A. Voilà ce que nous avons fait en termes de recrutement ! Lui, il n'a pas recruté pendant les sept (7) ans qu'il est resté au pouvoir plus de 2000 travailleurs.
Nous avons octroyé des indemnités et divers avantages aux travailleurs à l'occasion de deux accords majeurs que nous avons signés avec l'Intersyndicale des Travailleurs Nigériens. C'est ainsi que nous avons engagé des discussions autour de trois revendications des travailleurs auxquelles, toutes les trois, nous avons fait droit.
La première revendication porte sur l'augmentation de la grille salariale en agissant sur le traitement indiciaire ; la deuxième concerne l'octroi d'indemnités et amélioration des indemnités existantes, et enfin la baisse de l'impôt unitaire sur le traitement des salaires.
Sur la première revendication, nous avons augmenté le traitement indiciaire de 5% pour les cadres A ; de 8% pour les cadres B et de 10% pour les cadres C et D. Nous avons augmenté 10% pour les contractuels ; 10% pour les pensions des retraités. Voilà, ce que nous avons fait comme augmentations !
Nous avons aussi octroyé des primes aux travailleurs qui n'en bénéficiaient pas. En effet, lorsque nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons eu une situation de disparité qui n'était pas soutenable moralement, où vous avez des secteurs où les travailleurs ont des indemnités importantes et d'autres où ils n'avaient aucune indemnité.
Les discussions que nous avons eues avec l'ITN ont pu aboutir à un accord en novembre 2012, à l'issue duquel nous avons octroyé une indemnité de logement à tous les travailleurs de la fonction publique. Seuls ceux des secteurs de l'Education, de la Santé et des Finances en bénéficiaient. Tous les autres n'y avaient pas droit. Nous leur avons
accordé une indemnité de logement de 35.000F pour un cadre A2. Nous avons octroyé une indemnité de transport à tous les fonctionnaires. Ils n'en avaient pas fait la demande. Lorsque nous avons rencontré la délégation de l'ITN, ils n'y songeaient même pas. C'est à l'initiative du Premier ministre que cette proposition leur a été faite et ils en furent surpris. Elle est de 30.000F pour un cadre A2, qui n'avait droit à rien à cet égard, au demeurant. Puis, une prime de service public de 30.000F pour un cadre A2. Ce qui fait qu'en 2012, un cadre A2 de la fonction publique des secteurs qui n'avaient pas droit aux indemnités s'est retrouvé avec 30.000F ; 30.000 F et 35.000F, soit au total une augmentation 95.000F sur son salaire. Il faut ajouter l'augmentation de 5% sur son salaire de base, et la baisse de l'ITS de 5% qui a été concédée qui se traduit par une hausse de son salaire.
Lorsque vous mettez bout à bout l'ensemble de ces concessions qui ont été faites, consacrées par l'accord que nous avons eu avec les représentants des travailleurs, un cadre A1 va se retrouver avec un gain de 100.000F au moins, sinon nettement plus, parce que tout simplement nous avons consenti à le faire.
A l'époque, souvenez-vous, le président du parti Lumana était président de l'Assemblée Nationale ; et lorsqu'il lisait son discours de l'ouverture de la session parlementaire du mois octobre 2012, quand il se préparait précisément à nous quitter, il avait été particulièrement virulent dans sa critique de l'incompétence du gouvernement et de son manque de savoir-faire. Ce gouvernement-là qui prenait le risque de concéder tant aux travailleurs, parce que sa doctrine à lui, consiste à ne jamais rien donner aux travailleurs. Il est resté sept (7) ans Premier ministre, même l'évolution dans les grades n'était pas suivie de bénéfice de traitement pour les travailleurs.
Toutes les incidences financières des avancements ont été gelées, et il a fallu notre gouvernement pour mettre en place une structure avec les travailleurs pour qu'elle dégèle les avancements et qu'ils soient payés progressivement. Cela nous a coûté des milliards. C'est-à-dire que nous avons payé à sa place des traitements de travailleurs pour un travail qu'ils avaient accompli à l'époque où il était Premier ministre.
Et c'est un homme qui se prévaut de ses compétences et de son savoir-faire en matière de gouvernance, simplement parce que ses recettes sont simplistes. Elles ne sont pas particulièrement difficiles, s'il s'agit seulement que vous ne recrutez pas, que vous n'augmentez pas les salaires, que même lorsque les travailleurs changent de catégories et de grades, il n'y ait pas d'incidences. Ce n'est pas particulièrement compliqué.
Et en octobre 2012, il avait déjà commencé à nous dire que vous serez incapables de payer les salaires parce que vous êtes des amateurs. Il a continué cette critique jusqu'au jour où on s'est séparé par ce qu'il était en train de préparer les esprits surtout de ses militants en leur disant que ces gens-là sont incompétents qu'ils vont mettre le pays dans une situation qui va être ingérable comme dans les années 90.
Je voudrais lui faire remarquer qu'à ce jour encore, nous payons régulièrement les travailleurs. Et plaise à Dieu, nous continuerons à le faire ! Nous avons une autre conception du pouvoir et de sa gestion qui est aux antipodes de sa façon, à lui, de penser les choses. C'est toute la différence entre nous.
Je veux vous donner un aperçu sur l'évolution de la masse salariale, qui est le produit du fait que nous avons recruté 34.000 fonctionnaires et nous avons consenti des augmentations au profit des travailleurs que je viens de vous indiquer.
En 2008, au lendemain du départ de Hama Amadou de la Primature, la masse salariale annuelle était de 86 milliards. En 2009, elle est passée à 93 milliards ; en 2010 96 milliards et 126 milliards en 2011, qui le fait de l'augmentation consentie par la transition militaire, qui a par ailleurs fait mieux que lui.
Puis 138 milliards FCFA ; 198 milliards de FCFA, ce bon-là, il a consacré les augmentations que nous avons concédées aux travailleurs ; 209 milliards FCFA en 2014 ; 240 milliards en 2015 et 258 milliards en 2016.
Il considère que nous sommes des amateurs ; qu'il est, lui, le champ de la bonne gouvernance. Mais, je veux toutefois que les citoyens comprennent ce que nous avons fait. Ils ne sont pas près de l'oublier. Et s'il y en a parmi eux qui l'oublient, ils ont totalement tort. Nous n'avons pas oublié les travailleurs, encore moins de les abandonner. Bien au contraire, nous nous sommes bien occupés d'eux comme jamais aucun gouvernement ne l'a fait. Il peut même parfois à certains égards être juste de dire que nous avons exagéré dans les concessions que nous avons faites aux travailleurs. Mais même pour l'économie, à mon avis, ce n'est pas une chose forcement négative parce que les travailleurs sont des consommateurs. Et lorsque vous accroissez leur pouvoir d'achat, vous donnez un certain coup aussi à l'économie.

Alors au-delà de la Fonction Publique, on accuse le gouvernement d'avoir totalement abandonné les secteurs sociaux, notamment l'éducation et la santé, qui ne seraient plus des priorités, selon eux, de votre gouvernement. Qu'est-ce que vous en dites ?
Je vous ai dit, s'agissant des médecins, lui, tout le temps est resté au pouvoir, il n'a pas recruté un seul. Nous en avons recruté presque un millier, au bout de cinq (5) ans de gestion du pouvoir. Nous avons au total recruté 3000 personnels du secteur de la santé, entre les médecins et les paramédicaux. Ça fait à peu près le tiers des effectifs du personnel de la santé aujourd'hui. En cinq (5) ans, nous avions déjà recruté le tiers du personnel qui est en activité s'agissant du secteur de la santé, en plus de toutes les réalisations que nous avons faites dans la promotion du système de santé ; dans la construction des hôpitaux dont le symbole pourrait être cet hôpital de référence qui est par ailleurs le plus grand de l'Afrique de l'Ouest, qui disposera du plateau technique le plus rehaussé de l'Afrique de l'Ouest, et qui sera en effet une référence même pour les autres pays.
S'agissant du secteur de l'éducation, ce monsieur avait inventé le statut de contractuel en 2003 et avait procédé
aux recrutements nombreux des contractuels au rabais et est la base de la faillite de notre système éducatif aujourd'hui. Même là, je vais vous dire ce que nous avons consenti pour les contractuels. Lorsque nous sommes arrivés, un contractuel touchait 57.500FCFA.
Aujourd'hui, il touche 68.750 FCFA parce que nous avons accordé une prime de suggestion de 5000 F et une prime de craie de 5000 F. Si le contractuel est directeur, il a une indemnité de direction ; et quand il est en zone désertique, il a une indemnité de zone désertique. Nous avons aussi consenti une augmentation de 2500 F toutes les deux années.
Ce qui fait que vous pouvez aujourd'hui avoir des contractuels qui touchent plus de 100.000 F. Mais, plus que cela, nous leur avons donné l'espoir en procédant à des recrutements massifs en leur sein dans la Fonction Publique.
Toujours, pour parler du secteur de l'éducation, je veux vous donner des chiffres qui vous montrent quelle était sa gouvernance à lui et quelle est la différence entre lui et nous. Lorsqu'il est venu en 2000 à la Primature, l'effectif d'étudiants boursiers du Niger était de 6.926, pour un montant de 500 Millions FCFA d'enveloppe de bourse en 2000, l'année où il a été nommé Premier ministre. En 2001-2002, on est passé de 6900 à 5900 boursiers, soit un millier de moins. De 2002-2003, 5600 boursiers ; 2003-2004, 4460 ; 2004-2005, on enregistre 3376; 2005-2006, 3792; 2006-2007, 2847 boursiers. Il avait trouvé 6900 fils du peuple du Niger qui avaient une assistance pour leur subsistance sous forme de bourse. Et lorsqu'il avait quitté, il n'en a laissé que 2847 qui avaient droit à la bourse et qui en bénéficiaient. A peine du tiers ! C'est cela sa gouvernance, lui qui s'occupait si bien de l'école !
Lorsqu'il était venu, le montant global de l'enveloppe de bourse faisait 4 milliards 500.000 FCFA. Voilà en fait ses prouesses dans le secteur de l'éducation ! Lui, il considère que l'éducation ne sert à rien. Et il n'a jamais eu de pudeur à dire que le système d'enseignement universitaire ne sert à rien.
Ceux qui le défendent aujourd'hui, ceux pour qui il est un héros, et ceux qui disent qu'ils vont se battre pour que les Nigériens meurent afin que qu'ils prennent le pouvoir et que lui revienne diriger le pays, parce que c'est lui seul qui en a droit, ceux-là doivent se dire qu'il y a des Nigériens qui ont été victimes de ce qu'il a entrepris. A l'époque, eux qui nous accusent de ne pas faire la promotion de la démocratie, lorsque lui était Premier ministre, l'Université de Niamey a été fermée trois fois à 2 heures du matin.
La première des choses qu'il ait faite, c'est de définir de nouveaux critères d'attribution de bourses pour contracter le nombre justement. Il a ramené l'année bourse à 9 mois et non 12 mois. Il a décidé de ne plus payer la bourse de vacances. Il a établi des critères draconiens pour que seule une minorité puisse bénéficier de la bourse. Il a diminué même le taux de la bourse.
Il a maintenu les étudiants dans des conditions infra-humanité. Et ça ne lui suffisait, il a fermé par trois fois le campus universitaire. Il lui est arrivé de fermer le campus universitaire, d'interdire que les bus assurent le transport des étudiants, tout en maintenant les cours. Et c'est dans ces conditions que les étudiants se sont retrouvés sur le pont et qu'ils ont inventé le système d'ambassade, l'expédiant par lequel ils ont pu survivre le temps qu'il s'en aille. Cet homme-là, et ceux qui le défendent aujourd'hui, sont mobilisés à travers cette société civile et les partis politiques de l'opposition. Voilà les prouesses de cet homme-là !
Je vais donner quelques autres chiffres. Au lendemain de son départ en 2008, on est passé de 2.800 étudiants boursiers à 4.900. Il a suffi seulement qu'il parte pour que, à la fin du régime du Président Tandja, on ait 8.000 étudiants boursiers.
Aujourd'hui, vous savez combien nous en avons ? Nous avons 25.605 étudiants boursiers, parce que nous avons établi des critères plus généreux pour les étudiants, car ce sont des enfants du peuple qui n'a pas les moyens de payer les études à sa progéniture. Et nous avons une enveloppe de bourse, cette année, de 16 milliards de FCFA !
Vous pensez que nous pouvons avoir le moindre complexe vis-à-vis de gens de ce genre-là ? Peuvent-ils nous jeter la pierre et instruire contre nous ce procès qui nous est fait, ces injures qui nous sont faites, parce que, prétendent-ils, nous avons abandonné l'école ? Lorsque lui avait abandonné l'école, lorsque lui embastillait les étudiants et les journalistes, est-ce que nous avons utilisé des mots aussi violents, des mots injurieux, des mots aussi démesurés, des mots aussi outranciers et orduriers pour le qualifier et pour qualifier sa gouvernance ?
Nous sommes restés plusieurs années dans l'opposition, nous avons été virulents dans notre critique, mais nous n'avons jamais eu recours à l'injure. Donc ne croyez pas que nous et les militants de nos partis de la majorité, nous avons quelque complexe vis-à-vis de ces gens, lorsqu'il s'agit de promouvoir la bonne gouvernance, lorsqu'il s'agit de s'occuper des secteurs sociaux comme l'éducation ou la santé, ou lorsqu'il s'agit de respecter les libertés et les droits démocratiques.

Alors pendant ce temps, le Niger est applaudi de partout pour les efforts que vous déployez pour maintenir la sécurité malgré les trois grands foyers de tensions qu'il y'a dans la sous-région. Mais à leurs yeux, rien n'est fait pour la sécurité au Niger. Qu'est-ce que vous en dites ?
Ils sont les seuls à dire que le Président Issoufou est un fauteur de violence et que c'est lui qui attire les agissements des terroristes contre notre pays. C'est un raisonnement très curieux ! En effet, partout ailleurs, lorsque les pays sont victimes du terrorisme, au moins sur cette question, les citoyens font cause commune avec le pouvoir. Mais nos adversaires, eux, ont toujours tendance à incriminer le Président de la République, à le pointer du doigt le Président comme étant le responsable du terrorisme ; parce que, selon eux, c'est lui qui provoque les terroristes parce qu'il en parle.
Moi, je connais des Chefs d'Etat Africains qui ne parlent jamais. C'est le cas du Président Paul Biya, mais le Cameroun subit des attentats terroristes cent fois plus que le Niger. Je ne pense pas que ce soit les propos de Biya qui aient provoqué les agissements des terroristes contre le Cameroun.
Ils nous accusent de choses de ce genre car à mon avis, ils sont aveuglés par leur haine et ils sont prêts à faire feu de tout bois, même les arguments indécents, moralement pas recommandables, ils y recourent. Cela dénote tout simplement du fait qu'ils soient aux abois.
En ce qui nous concerne, nous sommes entrain, en dépit d'une situation financière extrêmement difficile due à l'environnement économique mondial, d'essayer de nous comporter de façon à assurer la sécurité des personnes et des biens sur l'ensemble du pays. Nous avons totalement changé l'équipement de nos Forces de défense et de Sécurité. Là où vous avez un escadron de la garde nationale avec un ou deux véhicules, maintenant vous avez un escadron pour 5 véhicules et même plus.
Nous avons les capacités, à chaque fois qu'un véhicule est tombé en panne et qu'il n'est plus réparable, de le changer. Jamais, depuis que je suis ministre de l'Intérieur, on ne m'a adressé aucune demande sans que je ne l'aie satisfaite pratiquement le même jour, en termes de véhicules, en termes d'équipements, en termes de fusils.
Lorsque nous sommes arrivés, nous avons trouvé les soldats dans des situations où ils sont deux parfois pour un seul fusil. La première des choses que le Président a faite, c'est d'acheter assez d'armes pour que chacun ait son propre fusil. Nous avons totalement changé l'apparence des soldats, il suffit de les voir et vous verrez que ce n'est plus le même vêtement qu'ils portent parce que tout simplement ils sont nets.
Nous mettons beaucoup d'argent pour procéder à des commandes et faire en sorte qu'ils soient habillés de façon décente pour que les citoyens qui les ont en face les respectent pour leur tenue déjà. Nous avons acheté des avions de guerre, nous avons acheté des blindés comme on en a jamais eu dans notre pays.
C'est cet effort que nous avons maintenu de façon constante, et qui explique qu'en dépit de la situation économique très difficile, il y a moins de banditisme et que nous avons bien pris en charge la sécurité des citoyens. Nous sommes parvenus à créer un rapport de force favorable contre Boko Haram. Aujourd'hui, nous avons presque une cinquantaine d'éléments de Boko Haram qui se sont rendus.


Lorsque j'étais à Diffa il y'a moins d'une semaine, ils étaient trente et aujourd'hui ils sont une cinquantaine, et les flux vont se massifier en continu. C'est la preuve que la guerre dans certains secteurs est terminée.
Dans les secteurs où elle ne l'est pas ; nous sommes prêts, nous avons eu la dernière fois un engagement au cours duquel nous avons tué 15 terroristes pour 3 de nos soldats qui sont morts. Nous faisons beaucoup d'efforts, nous stabilisons la situation à la frontière du Mali. Vous voyez, du fait de nombreuses mesures que nous avons prises, on a, aujourd'hui, moins d'occurrence de situations comme on les avait enregistrées il y'a de cela quelques mois. Nous maintenons la sécurité à la frontière de la Libye. Cet espace est très vaste et il demande de moyens importants que nous avons mis à la disposition de l'armée. Nos opposant donc mal placés pour nous faire de procès à ce sujet comme ils étaient mal placés pour nous faire le procès relatif à l'école et à la santé.

Monsieur le Ministre d'Etat, tous les efforts que vous avez déployés pour maintenir le Niger dans la sécurité, vous l'avez dit, malgré une crise économique qui dépasse un peu les limites du Niger, qu'est-ce qui est fait pour que cette crise soit maitrisée ?
Cette crise elle est exogène, ses causes sont ailleurs ; elles sont dues à la baisse du prix du baril du pétrole brut. Au Niger, la crise remonte à octobre 2011 suite à l'accident nucléaire survenu au Japon dans la région de Fukushima.
Vous savez tous les procès qu'ils nous ont faits sur les accords que nous avons eus avec Areva ? Alors que le prix de l'uranium était en baisse fulgurante nous avons eu les négociations en 2013 et les contrats à moyen terme que nous avons signés avec Areva nous ont permis de faire un prix, je me souviens à l'époque de l'ordre de 57.000 fcfa le Kilogramme. Aujourd'hui, sur le marché, le prix est à 18.000fcfa. Nous avons maintenu un prix de 50.000f le kg, grâce à cet accord.
Avec eux, quand ils étaient au pouvoir, l'uranium se vendait à 120.000 FCFA sur le marché, le contrat à moyen terme qu'ils avaient eu avec Areva leur avait permis de la vendre seulement à 73.000 FCFA. Il faut faire la comparaison.
Nous sommes un petit pays producteur de pétrole, et ils parlent de ''notre pétrole'', ''nos gisements de pétrole''... Nous produisons 20.000 barils/jour de pétrole qui sont raffinés. Nous payons, dans l'exploitation de notre pétrole, le prix des investissements qui ont été faits par la CNPC, nous payons le prix de la raffinerie et surtout qui a couté très cher, nous payons les travailleurs, et c'est dedans que nous avons quelques petites recettes fiscales qui s'élèvent à quelque chose de l'ordre de 100 milliards FCFA. Ça ne vaut pas ce que nous avons perdu du fait de la baisse de l'uranium. Nous n'avons donc aucun avantage par rapport à eux. Nous sommes censés avoir les mêmes recettes en provenance des ressources naturelles.
Mais si, nous, nous recrutons 34.000 travailleurs, quand, eux, ils n'en avaient pas recruté un seul ; si nous, nous payons 250 milliards de masse salariale par an, quand eux n'en payaient que 87milliards, les Nigériens nous doivent cela à la qualité de notre gouvernance.
Nous aurions souhaité que, lorsqu'il avait tout maintenu, de la façon la plus draconienne que je vous ai expliquée, il fasse des routes.
Il avait fallu que le Président Issoufou, qui ne sait pas gouverner, il a fallu que cet homme-là dont il décrit tant la gouvernance, qu'il accuse tant de corruption, il avait fallu que cet homme vienne pour que les routes de Niamey changent pour que Niamey devienne une ville, pour que les Nigériens ne soient plus complexés lorsqu'ils vont ailleurs, pour qu'il ait Dosso Sogha, qu'il ait Maradi Kolliya, qu'il ait Agadez Sokni.
En fait, on se demande comment on peut avoir gouverné pendant sept ans et sans avoir rien fait et prétendre qu'on est le meilleur ?
Nous avons une situation économique difficile pour ces deux raisons que j'ai indiquées, mais pour une autre encore plus : la situation au Nigeria ! Le Nigeria exportait un million et demi de barils de pétrole par jour. Dans les années 2012 en raison de 120 dollars par baril. En 2014, le baril se vendait 29 dollars. Cela a eu pour effet de créer une situation de désastre économique au Nigeria qui s'est retrouvé dans une situation de récession.
Et c'est un grand partenaire commercial de notre pays. Nous tirons beaucoup de ressources du commerce avec le Nigeria. Aujourd'hui, plus personne ne peut vendre un animal au Nigeria. Or, tous nos animaux nous étaient achetés au Nigeria et en Libye et en Algérie. L'Algérie qui a fermé sa frontière depuis 2012. En Libye il n'y a plus d'Etat pour permettre une
exportation des animaux ; et la volaille, les chèvres et les bœufs du Nigeria viennent se vendre au Niger, parce qu'ils coûtent plus chers au Niger.
Voilà la situation de grande difficulté dans laquelle nous sommes. Les revenus des citoyens nigériens s'en sont ressentis. Mais ils se sont ressentis encore plus au Nigeria, encore plus au Tchad, et tout autant au Bénin. Ces trois pays ont souffert de la situation de récession au Nigeria à cause de la centralité dans l'économie de la sous-région. Voilà en fait les causes de la situation économique, ce n'est pas celle que eux, ils invoquent tout simplement.
Mais malgré tout, nous maintenons l'Etat, à un niveau totalement responsable, qui nous vaut les louanges de tous nos partenaires, de façon unanime. En plus d'être un îlot de paix dans cet océan de turbulences, nous sommes un pays dont l'Etat a pu se maintenir, en faisant face à toutes ces charges de souveraineté, de nature à lui permettre d'assurer une stabilité sociale indispensable pour la vie ensemble, mais aussi une sécurité qui nous est enviée par tous nos voisins
.
Monsieur le ministre, vous évoquez l'embellissement de la ville de Niamey, qui a eu pour conséquence le déguerpissement des commerçants aux alentours des lieux publics. Cet état de cause a également été pointé par l'opposition et la société civile. Pouvez-vous à votre niveau nous dire si cette action est réellement blâmable au regard des divergences des points de vue ?
Cela dépend de comment on veut voir les choses. Elle n'est pas blâmable, sinon, on ne l'aurait pas faite. Elle comporte incontestablement des inconvénients, personne ne le nie. Nous avons le cœur tendu lorsque nous voyons ce qui s'était passé. Mais les responsabilités peuvent commander aussi des choses douloureuses.
Ce que nous avions autour du Grand marché n'était pas une situation acceptable. Ceux qui ont causé cette situation sont des criminels. Un marché a été construit, il y a un parking, il a des routes avec leurs chaussées, leurs trottoirs, mais on a envahi les parkings par des petites boutiques qu'on a construites tout autour du marché, les étals qui sont venus occuper le trottoir et même la chaussée. Vous avez beaucoup de personnes, aux alentours, qui ont leurs boutiques, des officines, des pharmacies, des maisons de commerce qui ne sont plus accessibles. Et la route elle-même n'était plus accessible. Il y a une situation d'insécurité extrêmement dangereuse. Et c'est notre capitale, c'est-à-dire la vitrine de notre pays. Cette situation, on ne peut pas la tolérer. Nous avons dû, la mort dans l'âme, prendre les décisions que nous avons eu à prendre : faire déguerpir les gens aux alentours du Grand marché ! Nous en avons alors profité pour faire déguerpir tous ceux qui avaient envahi l'administration, les écoles et les centres de santé. Car, nos écoles sont devenus des lieux où des viennent vendre allègrement leurs drogues, ce qui corrompt nos propres enfants en met en danger leur avenir.
Voilà les mesures que nous avons prises, elles sont douloureuses, mais elles sont nécessaires. Nous avons, depuis lors, entrepris de faire en sorte que tous ceux qui sont délogés dans le cadre des mesures de déguerpissement, soient logés dans des marchés à inventer, à créer pour que les trottoirs et les rues cessent d'être des marchés et pour que la circulation soit fluide.
Nous avons travaillé dans le cadre d'un comité qui a identifié tous les sites où nous allons créer des marchés. C'était une philosophie, depuis toujours, du gouvernement de créer des marchés au niveau de chaque commune. Aujourd'hui, nous avons un marché dans le quartier de Koubia dont le plan d'aménagement est fait. La construction commencera incessamment et 2.129 boutiques seront disponibles. Nous avons ouvert un registre à la commune 1 où nous avons demandé à tous ceux qui détiennent des quittances et qui sont concernés par les mesures de déguerpissements d'aller se faire enregistrer. Conformément au plan d'aménagement, ils peuvent commencer à construire et occuper les lieux.
Au niveau de la commune 2, nous avons 950 places disponibles à Kalley Plateau. Là également le plan est fait, et l'enregistrement est ouvert pour tous ceux qui sont concernés par les mesures de déguerpissement. Pour la commune 3 nous disposons de quelque trois hectares au niveau cimetière musulman, qui peut abriter plusieurs milliers de boutiques. Nous sommes dans les discussions, il y a un minimum d'aménagement à faire, le processus du protocole est engagé.
Au niveau de la commune 4 à
Bassora déjà un marché de 700 places existe, et nous avons déjà affecté 350 boutiques à des commerçants déguerpis. Un autre terrain de 450 places a été identifié, le plan d'aménagement sera incessamment fait au profit des déguerpis. Au niveau de la commune 5 nous avons un marché de 300 places à Sagia, là également le plan est en train d'être fait, et tous les déguerpis vont pouvoir y être relogés.
Après avoir pris ces mesures qui ont concerné quelque 4000 boutiques, nous disposons aujourd'hui et sur la base de l'évaluation de ce potentiel, sans évidement compter le terrain du cimetière musulman, d'un potentiel de 6350 places disponibles depuis la semaine passée et ce, au profit de tous ceux qui ont été déguerpis. Il nous a fallu réfléchir pour apporter toutes les solutions possibles, nous ne sommes pas restés à ne rien faire.
Sur cet élan, nous avons également été en devoir de réaménager le marché de Boukoki qui est un grand espace sous exploité. Actuellement son plan d'aménagement est fait et il prévoit 1150 boutiques et 2100 hangars ouverts. Il est situé au centre-ville et ce n'est pas loin du Grand marché, ce qui présente beaucoup d'avantages.
Je vous ai dit qu'il avait fallu que nous fassions ce que nous avons fait pour que nous imaginions les solutions, mais si nous étions restés à ne rien faire, jamais nous n'aurions envisagé des solutions d'avenir.
Nous avons aussi le marché Bonkaney, qui a une partie est occupée, tandis qu'une partie importante ne l'est pas encore. A ce niveau nous avons fait un plan de réaménagement qui va nous offrir 1.300 boutiques et 1.700 hangars ouverts. C'est dire que, avec le Cimetière musulman, nous aurons un potentiel de 14.000 boutiques. Nous avons quelques mois pour faire tout cela, et il me semble que le jour où nous aurons effectué toutes ces réalisations l'histoire retiendra que nous avons mis fin à la situation de capharnaüm qui prévalait autour du Grand marché.

Propos recueillis par Hassan Daouda,
Script : Hassan Daouda, Aissa Abdoualye Alfary et Samira Sabou
www.lesahel.org

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