Le Sahel

pub_bann
A+ A A-

M. Yahouza Sadissou, ministre des Enseignements Supérieurs, de la Recherche et de l'Innovation : « Nous n'avons aucun souci majeur à propos de l'organisation des examens du baccalauréat cette année »


invitMonsieur le ministre, les examens du baccalauréat session 2017 sont prévus pour le 11 juillet prochain: est-ce que cette date tient et quel est le niveau des préparatifs ?
Je remercie l'hebdomadaire Sahel Dimanche de me donner, en ma qualité de ministre des Enseignements supérieurs, de la recherche et de l'innovation, l'occasion de m'adresser à mes concitoyens en cette veille des examens de baccalauréat, session 2017 dans notre pays. Je confirme en effet que les examens du baccalauréat débuteront Incha Allah le 11 juillet 2017 sur toute l'étendue du territoire national. Je procéderais moi-même au lancement officiel de ces examens à partir de Maradi. En ce qui concerne le niveau des préparatifs, ils vont bon train. Au service des examens du baccalauréat que j'avais visité, j'ai constaté que le dispositif nécessaire est mis en place. Les agents sont à pied d'œuvre pour qu'à partir du samedi, soit trois jours avant le démarrage, tous les jurys quittent Niamey à destination des autres centres et y soient au plus tard dimanche et lundi. De ce point de vue, je peux vous affirmer que tout est fin prêt, tout se déroule normalement. Nous n'avons aucun souci majeur à propos de l'organisation des examens du baccalauréat cette année.
Quel est l'effectif total des candidats cette année ?
Cette année, au total, nous avons pour cette session 46 972 candidats pour toutes les trois catégories de baccalauréat régulièrement inscrits contre 44 102 candidats pour la session précédente soit une progression de 6,5%. Concernant les catégories de Bac, je dois à ce niveau préciser que nous avons le baccalauréat de l'enseignement général (traditionnel et franco-arabe), le baccalauréat de technicien et le baccalauréat professionnel. Les examens concernent 25 séries et spécialités.
S'agissant de la répartition des candidats par catégories, nous avons 44 520 candidats qui sont à la recherche du baccalauréat de l'enseignement secondaire général, 1439 sont candidats au baccalauréat de technicien et 1013 candidats sont inscrits pour le baccalauréat professionnel. Ces candidats sont répartis sur les 125 jurys dont 43 à Niamey et les 82 autres dans les différentes régions du pays. Les examens prendront fin le 22 juillet.
L'année scolaire a été particulièrement perturbée par les différents mouvements sociaux au point où certains acteurs craignaient une mauvaise issue de l'année; finalement les examens auront lieu. Il se pose malgré tout une question sur le taux d'exécution des programmes. Qu'avez-vous à dire à ce propos et comment en êtes-vous arrivé à régler cette question de taux d'exécution des programmes ?
C'est vrai, l'année scolaire a connu beaucoup de perturbations. Mais la crise est derrière nous à présent. Il faut se féliciter du dénouement heureux de la situation auquel les acteurs sont parvenus. C'est pour moi l'occasion de saluer l'ensemble des acteurs œuvrant dans le secteur de l'éducation pour le sens élevé de l'intérêt national dont ils ont fait preuve lors des discussions que nous avions engagées avec eux. Je voudrais particulièrement parler des enseignants notamment ceux qui tiennent les classes d'examen qui, malgré les différents mots d'ordre, malgré les perturbations, ont pris des dispositions, consenti des sacrifices pour dispenser les cours souvent les week-ends, les jours fériés. Cela nous a permis d'avoir un taux d'exécution des programmes assez raisonnable pour rendre possible l'organisation des examens.
Si le taux d'exécution est satisfaisant, c'est à mettre à l'actif de tous les acteurs mais surtout des enseignants et des élèves. Pour arriver à ce résultat, je dois avouer que chacun a mis du sien. Le gouvernement a consenti beaucoup d'efforts dans la prise en compte des revendications des partenaires sociaux, les élèves ont pris conscience et les enseignants ont joué leur partition dans le processus. Je répète qu'il y a des enseignants qui ont sacrifié leurs week-ends, les jours fériés et même les nuits pour organiser des cours de rattrapage et donner aux élèves l'essentiel de ce qu'ils doivent avoir pour pouvoir affronter les examens. C'est donc grâce à la contribution de tous que nous sommes parvenus à ce taux d'exécution satisfaisant pour organiser les examens du Bac 2017.

Certains partenaires sociaux ont, semble-t-il, décidé de bloquer les notes et les rapports annuels. Si tel est le cas, ne craignez-vous pas que cela puisse entraver la bonne tenue de cette session 2017 ?
Jusqu'à ce jour où je vous parle, nous n'avons pas connaissance d'un partenaire qui a le blocage des notes ou des rapports en perspective. En tout cas, officiellement, nous n'avons pas cette information. Et si c'était le cas, le partenaire aurait approché le ministère pour lui en parler. En revanche, je sais et je vous le dis que les différents syndicats ont même appelé leurs militants à participer activement pour garantir la réussite de ces examens. Donc, je ne pense pas qu'il y ait un seul syndicat qui ait donné un mot d'ordre à ses militants de bloquer les notes ou de prendre une action quelconque tendant à perturber l'organisation de la session du baccalauréat 2017. Nous n'avons connaissance d'aucune menace de ce genre.

Qu'en est-il de la question des arriérés des frais de correction de l'année passée comme cela a été posé par les partenaires lors d'une de rencontres que vous avez eues avec eux ?
Justement, à un moment, les enseignants avaient posé cette question sur la table comme préalable pour leur participation à l'organisation des examens. Heureusement, elle a été définitivement réglée et est désormais derrière nous maintenant. Je rappelle que le gouvernement a pris les dispositions nécessaires pour payer intégralement les arriérés des honoraires pour la correction du bac 2016 à tous les ayant-droit.

A un certain moment, les fuites et les actes de fraudes étaient si criards au point où les épreuves sont vendues dans les marchés. Quelles sont les dispositions prises pour éviter la survenue de ces phénomènes qui portent un coup dur à la qualité des diplômes de baccalauréat nigérien ?
Tel que le dispositif est mis en place par les structures chargées de l'organisation du baccalauréat, je n'ai aucun doute que les examens seront organisés dans les règles de l'art. D'ailleurs, durant les dernières années des dispositions similaires ont été prises. Et elles ont permis de lutter efficacement contre les fuites et les fraudes. Les mesures ont été renforcées cette année et je suis convaincu qu'il n'y aura pas de fuite puisque le dispositif est assez rigoureux de façon qu'il n'y ait pas possibilité d'avoir des fuites. L'opinion et les acteurs peuvent se rassurer. Tel que le service des examens nous l'a confirmé, il n'a rien ménagé pour éviter les fuites des sujets et lutter contre la fraude et la tricherie.
L'année dernière, le Président a décidé d'offrir la bourse d'excellence aux meilleurs nouveaux bacheliers. Est-ce que cette louable initiative sera reconduite cette année ?
La bourse d'excellence est un engagement du Président de la République. Je précise que l'attribution de cette bourse est un engagement permanent. Ce n'est pas un acte occasionnel, c'est une volonté politique du Président de la République de promouvoir l'excellence dans notre pays, de faire éclore les talents qui seront les futures élites du pays. L'année 2016 n'est que le début de la concrétisation de cette volonté politique. La bourse d'excellence est toujours d'actualité et nous allons poursuivre et même renforcer la matérialisation de cette volonté du Chef de l'Etat. Je saisis l'occasion pour demander aux candidats de s'y mettre davantage puisque c'est un honneur d'être sélectionné parmi les bénéficiaires de la bourse d'excellence parce qu'on est parmi les meilleurs. J'espère que cette année, nous aurons plus de boursiers d'excellence que l'année dernière. C'est en tout cas une grande opportunité qui est offerte aux jeunes Nigériens d'étudier dans de meilleures conditions. J'encourage en effet les candidats à travailler en ne comptant que sur eux-mêmes pour arriver à ce succès. Je voudrais saluer le sens du civisme de tous les acteurs de l'école pour avoir accepté qu'on se mette ensemble afin de sauver cette année scolaire. Aux candidats, je voudrais leur dire de ne compter, une fois encore, que sur leurs propres efforts parce que nous allons sans faiblir infliger les sanctions exemplaires aux auteurs des tricheries. Quant aux organisateurs des examens, je peux leur dire qu'ils ont tout le soutien du gouvernement pour une réussite totale de cette session d'examens de baccalauréat. Je ne manquerais pas de souhaiter bonne chance à tous les candidats et à toutes les candidates.

Réalisée par Zabeirou Moussa(onep)
07/07/17

L'invité de Sahel Dimanche

Colonel Major Bako Boubacar, Directeur général de la Protection Civile : « L'ultime solution aux risques liés au transpo…

Colonel Major Bako Boubacar, Directeur général de la Protection Civile : « L'ultime solution aux risques liés au transport des hydrocarbures, c'est la conception d'un pipe-line»

Monsieur le Directeur général, il y a quelques jours de cela, un véhicule citerne accidenté au quartier Aéroport de Niamey, a provoqué la mort de plusieurs dizaines de Nigériens venus siphonner le carburant qu'il contenait. Est-ce qu'on peut dire que les mesures de sécurité ont été respectées à cette occasion pour éviter la survenue de ce drame ?Je me réjouis de l'opportunité que vous nous donnez de parler de ce problème et d'apporter n...

M. Mayaki Maikolanché, président de la Commission Nationale de gouvernance au Mécanisme Africain d'Evaluation par les Pa…

M. Mayaki Maikolanché, président de la Commission Nationale de gouvernance au Mécanisme Africain d'Evaluation par les Pairs (MAEP) : «Le MAEP est là pour répondre au défi du développement du continent africain, et au défi de l'intégration ; il s'agit

Monsieur le Secrétaire Permanent du MAEP, le Conseil des Ministres du lundi 29 avril 2019 a entendu une communication du Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République relative au lancement de l'auto-évaluation du Mécanisme Africain d'Evaluation par les Pairs (MAEP). Pouvez-vous nous édifier sur l'importance pour notre pays d'entrer dans la phase de lancement de l'auto-évaluation du MAEP ?Je voudrais sincèrement vous remer...

M. Haladou Mamane, Coordonnateur du Projet Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) : Tout ce qui est bonne pratique au poin…

M. Haladou Mamane, Coordonnateur du Projet Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) : Tout ce qui est bonne pratique au point de vue traditionnel peut être enregistré comme patrimoine culturel

La convention Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) de 2003 propose aux Etats parties un modèle de fiches standards pour enregistrer et classer leur PCI. Ce modèle a pris en compte cinq (5) champs, notamment les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur de Patrimoine Culturel Immatériel, les arts des spectacles, les pratiques sociales, rituelles et évènements festifs, les connaissances et pratiques concernant la...

Dr. Sani Kabir, président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) : «Au Niger, la liberté a été souverainement ér…

Dr. Sani Kabir, président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) : «Au Niger, la liberté a été souverainement érigée en liberté constitutionnelle»

Monsieur le Président, voilà un an que vous êtes à la tête du Conseil Supérieur de la Communication (CSC). Pouvez-vous nous donner un aperçu sur les principales actions que vous avez entreprises durant cette année ?Il est très tôt pour tirer un bilan, mais nous pouvons tout de même relater quelques actions qui ont été engagées depuis lors. Je voudrais d'abord préciser que la nouvelle équipe du Conseil supérieur de la communication a pri...

M. Kadi Abdoulaye, ministre de l'Equipement : «Les différentes réalisations ont permis d'augmenter significativement la …

M. Kadi Abdoulaye, ministre de l'Equipement : «Les différentes réalisations ont permis d'augmenter significativement la taille du réseau routier national et d'améliorer certains indicateurs»

Monsieur le ministre, le Niger est engagé depuis quelques années dans une politique hardie d'équipement du pays en routes, ponts et échangeurs voire en travaux connexes : quel est le coût de ces investissements et surtout quel est leur impact sur les échanges nationaux et internationaux du Niger voire sur le bien-être des Nigériens ?Durant les huit ans de mise en œuvre du Programme de la Renaissance Actes 1 et 2, d'importants investisse...

M. Souley Limane Korimi, directeur du Centre Culturel Oumarou Ganda : « Avec l'avènement des TICs et des réseaux sociaux…

M. Souley Limane Korimi, directeur du Centre Culturel Oumarou Ganda : « Avec l'avènement des TICs et des réseaux sociaux, les centres d'animation ne sont plus régulièrement fréquentés »

Monsieur le directeur, pouvez vous nous dire dans quel contexte culturel a été créé le Centre Culturel Oumarou Ganda (CCOG) ?A l'époque, l'Etat organisait des manifestations artistiques et culturelles, notamment le Festival National de la Jeunesse dans les départements [ndlr : les régions actuelles] pour créer un cadre d'épanouissement et de promotion du patrimoine culturel de proximité à la population en général et à la jeunesse en par...

M. Ousmane Baoua, Chef de Division à la Direction de la Météorologie : «C'est une température moyenne de 44 à 45 degrés …

M. Ousmane Baoua, Chef de Division à la Direction de la Météorologie : «C'est une température moyenne de 44 à 45 degrés Celsius que nous prévoyons sur le pays»

Depuis quelque temps on enregistre une montée progressive du thermomètre dans certaines zones de notre pays et particulièrement à Niamey. Est-ce que cette situation est normale du point de vue météorologique ?Merci de votre passage à la Direction de la Météorologie Nationale. Pour répondre directement à votre question, c'est vrai que depuis le début du mois de mars 2019, nous avons commencé à enregistrer une hausse de température. Le 31...

M. Moussa Harouna, Maire de Magaria : «Si on veut un travail de qualité au bénéfice des populations, il faut forcement r…

M. Moussa Harouna, Maire de Magaria : «Si on veut un travail de qualité au bénéfice des populations, il faut forcement relever le niveau de compétence et de formation des Maires et des administrations municipales»

Monsieur le maire, présentez nous votre commune.Magaria, qui a été érigée en commune en 1988, compte, suivant le recensement de 2012, 130.707 habitants, pour une superficie de 715 km2. La densité de la population tourne autour de 188 hbts au km2. Les principales activités sont l'agriculture et l'élevage mais aussi le commerce favorisé par notre proximité avec le Nigeria. Sur le plan position géographique, elle est limitée au nord par la...

Maman Bachir Abdou, maire de la Commune Urbaine de Mirriah : «Nous remercions le Président de la République et le Gouver…

Maman Bachir Abdou, maire de la Commune Urbaine de Mirriah : «Nous remercions le Président de la République et le Gouvernement pour avoir fait de la question du changement de comportement une priorité nationale»

M. le maire, comment se présente la commune de Mirriah ?La Commune Urbaine de Mirriah a été créée le 27 juin 1988 ; c'est une Commune qui a trente (30) ans d'existence. Pour ce qui est de la population, au dernier recensement général de la population et de l'habitat, la Commune a compté80 126 habitants. Si on travaille avec le taux d'accroissement, on peut l'estimer à 90 000 voir100 000 habitants. La commune a une superficie de 621 Km2....

M. Saley Saidou, Président du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC) : «Mon ambition pour le CESOC, c'est de ren…

M. Saley Saidou, Président du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC) : «Mon ambition pour le CESOC, c'est de rendre cette institution encore plus active et productive»

Monsieur le Président, la première session ordinaire du CESOC au titre de l'année 2019 a pris fin récemment à Niamey. Quelle sont les recommandations issues de cette session ?Tout d'abord je vous remercie de cette opportunité que vous m'offrez pour parler de notre institution le CESOC et de ses missions.Cela dit, pour revenir à votre question, le Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC) a effectivement tenu sa première session ord...

AG/ONU

Editorial

Audiences

Dossier

Consommation des arômes et sels artificiels : Des …

Consommation des arômes et sels artificiels : Des additifs alimentaires pas toujours bénéfiques pour notre santé

Communément appelés «arôme Maggi», les exhausteurs de goût ou additifs alimentaires envahi...

jeudi 23 mai 2019

Témoignages de certaines ménagères sur l'effet des…

Témoignages de certaines ménagères sur l'effet des arômes industriels ou « bouillon » sur la santé

Les arômes importés constituent un problème sanitaire important. En effet, il n'est pas ra...

jeudi 23 mai 2019

Le coût du hadj 2019 : Le pèlerinage aux lieux sai…

Le coût du hadj 2019 : Le pèlerinage aux lieux saints de l'Islam, de plus en plus un fardeau pour les fidèles

« L'Etat n'invente pas le prix du Hadj mais étudie toutes les dépenses par rubrique, fait ...

jeudi 16 mai 2019

L'air du temps

Et bientôt la frénésie des préparatifs de la fête

Et bientôt la frénésie des préparatifs de la fête

Jour ''J'' moins 28 ; - 27 ;... -11 ; -10 ; -9, etc. Le compte à rebours est en marche, no...

jeudi 23 mai 2019

Newsletter

© Le portail dynamique de l'information au Niger | conception jourdain-informatique.