Le Sahel

pub_bann
A+ A A-

M. Barkaï Issouf, ministre chargé des Relations avec les Institutions : «Le ministère s'attèle quotidiennement à assurer la meilleure collaboration entre le Gouvernement et les autres institutions»


invitPourquoi la création d'un ministère spécialement dédié aux institutions ?
Avant de répondre à vos questions, permettez-moi de vous remercier et de remercier l'ONEP pour cette occasion fort salutaire que vous m'offrez pour m'adresser à vos lecteurs. Vous contribuez ainsi à faire mieux connaitre mon département ministériel, ses attributions et son rôle dans l'architecture institutionnelle et administrative de notre pays. J'en suis très reconnaissant.
Pour répondre à votre question, remarquez qu'une place de choix est accordée aux Institutions par le Président de la République à travers le Programme de Renaissance du Niger. En effet, le Président de la République est convaincu qu'un Etat de droit repose sur des Institutions fortes, démocratiques et stables. Cette conviction est la principale raison qui motive la création de ce ministère. Cela est d'autant plus logique que lorsque vous regardez le fonctionnement de ce ministère, il est une sorte d'interface entre le Gouvernement, le pouvoir exécutif, et l'Assemblée Nationale incarnant le pouvoir législatif. Aussi les textes ont étendu cette collaboration fonctionnelle avec les Institutions non parlementaires telles que le CESOC, le Médiateur de la République, le CSC, la CNDH, etc.
L'autre raison qui n'est pas à négliger, c'est que les Etats de l'UEMOA ont de plus en plus ce genre de département ministériel, et dans le souci de l'harmonisation des Institutions Publiques, le Niger n'est pas en reste.
Quelles sont les attributions et missions dévolues à votre ministère ?
C'est le décret n°2016-208/PM du 11 mai 2016 précisant les attributions des membres du Gouvernement qui a déterminé les attributions du ministère en charge des Relations avec les institutions autour des points suivants ; entre autres, suivre en liaison avec le Secrétariat général du gouvernement et les départements ministériels concernés les projets de textes soumis à l'Assemblée Nationale pour rendre compte au Président de la République et au Premier Ministre et informer les ministres concernés des réactions suscitées par l'examen de ces projets de textes tant au niveau du Parlement que de l'opinion publique ; rendre compte au Premier Ministre des questions relatives au contrôle de l'action gouvernementale ; communiquer aux ministres concernés par les questions écrites ou orales relatives au contrôle de l'action gouvernementale exercé par le Parlement et transmettre les réponses fournies par les membres du Gouvernement ; représenter le Gouvernement au sein des organes chargés de connaitre des questions relatives à l'ordre du jour et au calendrier des travaux de l'Assemblée Nationale ; coordonner et faciliter les relations entre le pouvoir exécutif et les différentes Institutions ; assurer le suivi de la mise en œuvre des recommandations faites au Gouvernement par les Institutions de la République.
Comme vous pouvez le constater, notre département ministériel a des attributions très importantes, certaines mêmes capitales dans le fonctionnement des pouvoirs publics de notre pays. En effet, le fonctionnement de la République nécessite une excellente collaboration entre les différentes institutions pour une harmonie en matière de gouvernance.
A ce niveau, permettez- moi de vous assurer que dans la mise en application de ces attributions, le ministère ne rencontre pas de difficultés majeures, car le décret a été très explicite en déterminant les attributions.
Comment se portent les relations entre votre ministère et les autres institutions ?
Les relations se portent bien. Il est très clair que notre ministère n'a pas pour mission d'exercer une tutelle sur des Institutions qui sont soit des pouvoirs véritables, soit des Institutions Indépendantes. C'est une erreur que de voir notre ministère, faisant partie du pouvoir exécutif, disposer d'une telle prérogative, ne serait-ce que d'un point de vue du principe de séparation des pouvoirs, cher aux autorités de la 7ème République.
Par contre, le ministère s'attèle quotidiennement à travers la Direction des Relations avec le Parlement (DRP) et la Direction des Relations avec les Institutions non Parlementaires (DRINP) à assurer la meilleure collaboration entre le Gouvernement et les autres Institutions.
Jusqu'ici, tout se passe bien et même très bien, car aucune Institution ne souffre d'empiètement dans ses attributions par un autre pouvoir. Cela est un motif de satisfaction pour nous en tant que ministre en charge de la question.
Sachant que beaucoup d'Institutions de la République sont dites « autorités indépendantes » et ont un rang protocolaire au-dessus de celle du ministère, où est-ce que s'organisent vos rencontres ?
Effectivement, certaines Institutions de la 7ème République sont des autorités administratives indépendantes. Cette indépendance ne se résume pas qu'aux dires : elle se traduit quotidiennement dans les actes que ces Institutions posent. Le Président de la République et le Premier Ministre veillent à ce que cette autonomie ne souffre ni d'ambigüité ni de dysfonctionnement.
Ceci étant, disons qu'il n'existe pas un cadre formel de rencontres entre les Institutions et le ministère chargé des Relations avec les Institutions, mais ceci ne me semble pas préjudiciable à la bonne exécution de la mission que le Président de la République et le Premier Ministre nous ont confiée. Chaque fois qu'une Institution de la République organise une activité, nous sommes invités, nous y prenons part et nous en rendons compte au Gouvernement. C'est ainsi que j'assiste régulièrement aux activités de l'Assemblée Nationale.
Mieux, je me suis rendu quasiment dans toutes les Institutions en vue de m'enquérir des conditions de travail de leur administration respective et transmettre leurs aspirations et recommandations à l'Exécutif. C'est dire que chaque fois qu'il est nécessaire, nous partons sans difficulté vers ces autorités indépendantes. Leurs responsables nous reçoivent, toujours, chaleureusement et nous font l'honneur d'être leur porte-parole auprès du Gouvernement. Je profite de cette occasion que vous m'offrez pour saluer cette franche collaboration.
Chaque ministre défendant un projet de loi devant l'Assemblée Nationale est de facto « commissaire de Gouvernement » : n'y-a-t-il pas empiétement sur vos prérogatives ?
Absolument pas. Le fait qu'un membre du Gouvernement vienne défendre un projet de loi porté par son département ministériel est compréhensible. Un projet de loi suscite au niveau de notre Assemblée Nationale des questions souvent très pointues, des renseignements, des recommandations, bref des critiques. Heureusement, d'ailleurs. Et, étant Commissaire du Gouvernement, il est de mon devoir de renseigner de manière exhaustive la représentation nationale sur les projets de loi qui lui sont soumis.
Mais, il arrive que le ministre chargé des Relations avec les Institutions ne détienne pas tous les éléments de réponse souhaités par les parlementaires sur des questions relatives, par exemple, à la Loi des Finances ou à la Sécurité. C'est en ce sens que, tout en demeurant Commissaire du Gouvernement, je demande au ministre porteur du projet de texte d'être à mes côtés afin de mieux éclairer les députés. Vous remarquerez que ceci n'est pas systématique. Il défend, souvent, des projets de texte portés par des départements ministériels autres que le mien. A ce niveau, il faut souligner que le Gouvernement, dirigé par SEM. Brigi Rafini, est une équipe soudée et solidaire, et nous mesurons la complémentarité des prérogatives ministérielles pour mettre en œuvre le Programme de Renaissance du Niger de SEM. Issoufou Mahamadou, Président de la République.
Enfin, de quels moyens matériels, humains et financiers disposez-vous pour « huiler » les relations avec les Institutions ?
Evidement, des ressources humaines et des moyens matériels et financiers sont indispensables pour assumer pleinement les attributions auxquelles nous faisions allusion à l'instant. Sans langue de bois, je suis largement satisfait du niveau de professionnalisme et du dynamisme de mes collaborateurs. Quant aux moyens matériels et financiers, là aussi, nous n'avons pas de difficultés particulières. Toutes nos activités, toutes nos dépenses sont exclusivement prises en charge par le budget national. Pour l'instant, nous n'avons pas de partenaires techniques et financiers. Mais avec nos moyens, déjà appréciables, nous assumons confortablement le rôle d'interface entre les Institutions de la République et l'Exécutif.

Interview réalisée par Sani Soulé Manzo(onep)
17/11/17

L'invité de Sahel Dimanche

M. Issoufou Katambé, président du Comité Tahoua Sakola : « Nous abordons le dernier tournant avec beaucoup d'optimisme »

M. Issoufou Katambé, président du Comité Tahoua Sakola : « Nous abordons le dernier tournant avec beaucoup d'optimisme »

Dans quel état d'esprit vous abordez le dernier tournant à quelques jours de l'événement ?Merci de cette opportunité que vous m'offrez pour parler de l'organisation. Je dois tout de suite rappeler que nous avons placé le programme Tahoua Sakola sous le triptyque ''Innovation, Dynamisme culturel et Coexistence pacifique''. L'innovation, c'est d'abord par rapport aux infrastructures. Nous avons dit que nous allons réaliser des infrastruct...

M. Moussa Issaka Arzika, Secrétaire Permanent du Comité Arbitral des Recours Fiscaux (CARFI) : «Le CARFI est une instanc…

M. Moussa Issaka Arzika, Secrétaire Permanent du Comité Arbitral des Recours Fiscaux (CARFI) : «Le CARFI est une instance arbitrale nationale compétente en matière de contentieux d'impôts»

Monsieur le Secrétaire Permanent, au nombre des réformes entreprises par le gouvernement dans le secteur des finances, figure la création du CARFI. Qu'est ce que le CARFI ?Le CARFI, c'est le Comité Arbitral des Recours Fiscaux. Le Gouvernement du Niger, soucieux d'améliorer le climat des affaires dans notre pays, s'est résolument engagé dans des reformes visant à améliorer durablement les rapports entre l'Administration fiscale et les c...

M. Barkaï Issouf, ministre chargé des Relations avec les Institutions : «Le ministère s'attèle quotidiennement à assurer…

Pourquoi la création d'un ministère spécialement dédié aux institutions ?Avant de répondre à vos questions, permettez-moi de vous remercier et de remercier l'ONEP pour cette occasion fort salutaire que vous m'offrez pour m'adresser à vos lecteurs. Vous contribuez ainsi à faire mieux connaitre mon département ministériel, ses attributions et son rôle dans l'architecture institutionnelle et administrative de notre pays. J'en suis très rec...

Le Ministre Conseiller Spécial du Président de la République et Directeur Général de l'Agence Nationale pour l'Organisat…

Monsieur le Directeur Général, en créant l'Agence que vous dirigez, quelles sont les missions que le gouvernement du Niger lui a assignées?Il faut tout d'abord rappeller que les Chefs d'État et de Gouvernement de l'Union Africaine ont choisi le Niger pour abriter en 2019, la 33eSession de la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement de l'Union Africaine à Niamey.C'est non seulement un signe fort de la vitalité de notre diplomatie m...

Interview du président de la Commission Défense et Sécurité de l'Assemblée nationale, l'Honorable Hamma Assah : « La hau…

Honorable, vous êtes président de la commission Défense et Sécurité de l'Assemblée nationale, pouvez-vous brièvement dire à nos lecteurs quel est le rôle de cette Commission ?Merci au journal Sahel Dimanche pour cette opportunité qu'il nous offre pour parler de la Commission de la Défense et de la Sécurité. Disons d'entrée de jeu que, selon le règlement intérieur de l'Assemblée nationale en son article 30, la Commission de la Défense et...

M. Habou Boukari, Directeur National des Archives : "Les services des Archives sont les parents pauvres de l'Admini…

Monsieur le Directeur national, le Niger dispose depuis des décennies d'un service dénommé Archives Nationales, quelles sont concrètement les missions et attributions de cette structure qui constitue quand même la mémoire de notre pays ?Aux termes de l'article 10 de l'arrêté n° 260/PM/SGG du 17 Octobre 2011, la Direction des Archives Nationales est chargée de l'identification, de la collecte, du classement et de la conservation des docu...

L'ambassadeur des Etats-Unis au Niger, SE. Mme Eunice Sharron Reddick : "La présence des soldats américains relève …

Mme l'ambassadeur, vous voilà en fin de mission après avoir passé trois années en qualité d'ambassadeur des Etats Unis au Niger. Quels ont été les principaux axes de la coopération bilatérale sur lesquels votre pays a mis l'accent ces dernières années?Je tiens d'abord à remercier le journal « Sahel Dimanche » de me donner l'opportunité de m'adresser aux millions de nigériennes et nigériens à la fin de ma mission dans votre beau pays, le...

M. Ousmane Douka Soumaila, Directeur général de l'Office National des Examens et Concours du Supérieur (ONECS) : "L…

Le 6 Juillet dernier, vous avez été primé du prix HIKIMA, mis en place par le Haut Commissariat à la Modernisation de l'Etat, le ministère de la Renaissance Culturelle et le ministère de la Fonction Publique, suite à un concours pilote entre les trois ministères en charge de l'éducation. Il s'agit de l'Education Primaire, des Enseignements Secondaires et Supérieurs, et des Enseignements Professionnels et Techniques. Pouvez-vous, Monsieu...

Interview de Mme Elback Zeinabou Tari Bako, Ministre de la Promotion et de la Protection de l'Enfant : « Le forum des Pr…

Le Niger accueille depuis le 2 octobre dernier, le Forum des premières Dames de la CEDEAO. Cette rencontre de haut niveau traite de problématiques liées à la fistule obstétricale, à la protection de l'enfant et aux MGF. Dans cet entretien, la ministre de la Promotion de la femme et de la Protection, revient sur les objectifs de ce forum et surtout les résultats attendus à l'issue des assises. Pour Mme Elback Zeinabou Tari Bako, ce forum...

M. Alma Oumarou ministre, Conseiller Spécial du Président de la République : Plus de 4600 entreprises ont été créées au …

Monsieur le ministre, le Niger a de 2011 à aujourd'hui produit plusieurs réformes relatives à l'amélioration du climat des affaires : pouvez-vous nous faire l'état des lieux de ces réformes ?L'amélioration du climat des affaires et la création des conditions favorables au développement du secteur privé nigérien ont toujours été une préoccupation majeure du Président de la République. L'Etat, ne pouvant plus à lui tout seul assurer la cr...

AG/ONU

Editorial

Audiences

Dossier

Le paludisme : Des efforts soutenus dans la lutte …

Le paludisme est une maladie parasitaire qui constitue un problème de santé publique au Ni...

vendredi 27 octobre 2017

Interview de Dr. Hadiza Jackou, Coordinatrice du P…

Cette année encore, le paludisme fait beaucoup de victimes au Niger : quel est le nombre d...

vendredi 27 octobre 2017

Paludisme : Le choix de lutte

La lutte contre le paludisme a été entreprise, à l'échelle internationale, par l'Organisat...

vendredi 27 octobre 2017

L'air du temps

Fuite des cerveaux : à qui la faute ?

Fuite des cerveaux : à qui la faute ?

Dès qu'on parle de fuite de cerveaux, on se tourne à première vue vers l'occident. Et pour...

vendredi 8 décembre 2017

Newsletter

© Le portail dynamique de l'information au Niger | conception jourdain-informatique.