Le Sahel

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M. Ali Doungou Boubacar, Expert à l'Unité de Coordination des Programmes du Millenium Challenge (UCMC)

M. Ali Doungou Boubacar M. Ali Doungou Boubacar

''Le Conseil d'Administration de MCC examinera et se prononcera à nouveau sur l'éligibilité du Niger, parmi d'autres pays, en décembre 2014''
Pouvez-vous nous présenter l'Unité de Coordination des Programmes du Millennium Challenge Account (UCP-MCA), et quelle est sa mission ?
L'Unité de Coordination des Programmes du Millennium Challenge Account (UCP-MCA) a été créée par décret n 2013-048/PRN du 13 février 2013. C'est une structure rattachée au Cabinet Civil du Président de la République. Elle a pour mission la formulation du Programme Compact du Niger, le suivi de la mise en œuvre du Programme Seuil et le suivi des indicateurs d'éligibilité aux Programmes de la Millennium Challenge Corporation, la MCC.



On parle souvent de Millennium Challenge Corporation (MCC), souvent de Millennium Challenge Account (MCA). Quelle est la différence entre ces deux concepts ?
La Millennium Challenge Corporation ou MCC est une institution du gouvernement fédéral américain, créée par le Congrès en 2004, avec l'appui bipartisan des Républicains et des Démocrates. Elle a pour mission d'aider les pays en développement à mettre en place des programmes de lutte contre la pauvreté axés sur une croissance économique durable.
Les financements du MCC ne visent que les pays ayant fait des progrès remarquables en matière de gouvernance, de lutte contre la corruption, de promotion des droits civiques, d'investissements dans le capital humain et favorisant la liberté économique. C'est pourquoi le choix des pays bénéficiaires de l'assistance du MCC est très sélectif. Il se fait chaque année, en décembre, sur la base d'une grille d'analyse de vingt (20) indicateurs que la MCC collecte auprès de partenaires tiers comme la Banque Mondiale, l'UNESCO, l'UNICEF, l'OMS, la FAO, le FMI, Freedom House, Heritage Foundation, etc. Donc, la MCC, c'est en quelque sorte le Bailleur de Fonds, la ''Maison Mère'' basée à Washington DC. Il importe de préciser que la MCC fournit deux types de support à travers son guichet de financement: le Programme Seuil et le Programme Compact.
Une fois que la MCC signe la convention d'assistance financière avec le pays bénéficiaire, la Millennium Challenge Account ou MCA est créée dans le pays bénéficiaire pour la mise en œuvre du Programme Compact. Une Mission Résidente, composée de personnel de la MCC est aussi établie dans le pays bénéficiaire, après la signature du Compact, pour veiller sur la mise en œuvre du Compact. D'autre part, des agents indépendants fiduciaires et chargés de la passation de marchés sont recrutés pour assurer la transparence du processus de décaissement et de passation de marchés.
Quelle différence y a-t-il entre les Programmes Seuil et les Programmes Compact ?
Les programmes de seuil de la MCC sont conçus pour aider les pays qui ne sont pas encore admissibles au Programme Compact, mais qui ont démontré un engagement considérable par l'amélioration de la performance de leurs politiques selon les critères de sélection du MCC. En d'autres termes, les programmes de Seuil identifient clairement les secteurs dans lesquels la faiblesse des politiques menées a influé négativement sur les critères de choix du pays par la MCC, et conséquemment, propose des mesures qui, si entièrement mises en application, en tant qu'éléments d'une plus large stratégie de réformes, devraient permettre l'éligibilité d'un pays à l'aide du Programme Compact.
Il faut préciser que l'assistance financière des programmes du Seuil est de petite à moyenne taille et en général, ils sont approuvés pour une période d'exécution de deux ans. La bonne exécution de leurs actions et l'atteinte des objectifs fixés ouvrent la voie en général au pays concerné à une admissibilité au Programme Compact.
Les Compact sont des programmes d'investissement financés sous forme d'accords intergouvernementaux. Ces programmes s'étalent sur une période ferme de cinq ans à compter de leur entrée en vigueur. A travers l'assistance Compact, la MCC fournit aux pays sélectionnés des dons ainsi qu'une assistance technique afin de mettre en œuvre un programme visant à réduire la pauvreté à travers la croissance économique. Plus spécifiquement, les compacts de la MCC s'articulent autour d'investissements visant à résorber les principales contraintes à la croissance économique. Ils visent à accroitre les rendements économiques qui eux se traduisent par une augmentation des revenus pour les bénéficiaires ciblés. Faut-il le noter, à toutes les étapes du processus, la participation du secteur privé est essentielle. Il est attendu des pays éligibles au Compact qu'ils s'approprient ce processus et s'engagent pleinement dans son développement, tant au niveau technique, politique que financier. C'est pourquoi, la MCC attend des pays qualifiés qu'ils mettent en place des équipes composées de ressources humaines suffisantes et qualifiées. Le pays doit également veiller à l'exécution des réformes liées au programme, et prendre l'engagement d'assurer la pérennité des investissements de la MCC.
Les programmes Compact interviennent dans des secteurs variés en fonction des contraintes identifiées au développement économique dans les pays bénéficiaires. La MCC accorde aussi une importance aux questions environnementales, sociales et du Genre, ainsi qu'aux opportunités pour le secteur privé. Dans sa forme, un compact est un document constitutif d'accord contractuel en droit international signé entre la MCC et le pays partenaire. Les pays qui aspirent à signer un compact avec la MCC doivent avant tout être sélectionnés comme éligibles par le Conseil d'Administration du MCC et doivent maintenir leur éligibilité pendant toutes les années de développement et de mise en œuvre du Programme Compact. Lors de ce processus, le Conseil se base sur les informations disponibles et concrètes qui démontrent l'engagement d'un pays envers la gouvernance juste et la démocratie, la liberté économique, et l'investissement dans son capital humain. Ces informations sont identifiables dans vingt indicateurs de tierces parties utilisés par la MCC à cette fin.
Ainsi, les pays qui entament le développement d'un compact doivent s'en tenir rigoureusement aux principes directeurs du Compact, notamment la réduction de la pauvreté par la croissance économique, une responsabilisation des pays bénéficiaires et une appropriation du processus, la production de résultats tangibles, l'existence de politiques sectorielles efficaces, et des investissements ciblés.
Les pays sont donc encouragés à viser des programmes réalistes et qu'ils sont en mesure de mettre en œuvre, eu égard aux ressources humaines dont ils disposent, la capacité d'absorption de fonds, et aux limitations contextuelles dans chaque pays. Le Conseil d'Administration, ainsi que le Congrès Américain examinent et approuvent toute proposition de Programme Compact, avant la signature de l'Accord entre la MCC et le pays bénéficiaire.
Le Programme Compact engendre une assistance financière signifiante, dont la valeur peut s'élever à plusieurs centaines de millions de dollars US. Enfin, les financements de la MCC, qui proviennent des contribuables américains, sont octroyés sous forme de dons aux pays bénéficiaires.
Pouvez-vous nous parler des relations de la Millennium Challenge Corporation avec le Niger ?
Les relations entre la Millennium Challenge Corporation et le Niger remontent à l'année 2006 avec l'admission de notre pays au ''Threshold Assistance Program'' ou Programme Seuil. A travers cette assistance, la MCC a accordé au Niger une aide de 23 millions de dollars dont le protocole d'Accord a été signé en mars 2008. Ce financement était destiné à la mise en œuvre de quatre (4) projets: la promotion de la scolarisation de la jeune fille au primaire; l'amélioration du climat des affaires; le renforcement des activités de lutte contre la corruption et la sécurisation foncière. Une des plus importantes réalisations que beaucoup de Nigériens connaissent d'ailleurs est le projet IMAGINE qui a permis la construction de 62 écoles avec pour chacune d'elle trois (3) salles de classes, deux (2) halls, trois (3) logements d'enseignants, des latrines séparées pour les filles, les garçons et les enseignants, un forage ou une adduction d'eau potable et un centre d'éveil pour les plus petits.
En 2009, la coopération entre la MCC et le Niger a connu une interruption due aux évènements politiques du pays. Suite au retour du pays à l'ordre constitutionnel normal en 2011, la coopération avec le Niger a été rétablie. Ainsi, dès le 22 mars 2012, le ''Projet d'Education et de Stabilisation Communautaire'', en Anglais ''Niger Education and Community Strenghning Program'' (NECS) a été signé avec le gouvernement grâce à un cofinancement du MCC et de l'USAID. D'une durée de 4,5 ans, le coût total du projet est d'environ 7 millions de dollars US.
En octobre 2012, le Niger avait obtenu douze (12) indicateurs sur vingt (20) dans le classement annuel du MCC des économies partenaires pour l'année fiscale 2013. Particulièrement, en matière de bonne gouvernance, les 6 indicateurs du Niger étaient au vert. Ces résultats, combinés à l'engagement politique fort au plus haut niveau de l'Etat, a valu la sélection du pays, le 19 décembre 2012, au Programme Compact du MCC.
A ce niveau, il est important de noter que le Niger a su maintenir son éligibilité au compact pendant 2 années consécutives (décembre 2012 et 2013) en obtenant un bon score de ses indicateurs de base avec une moyenne d'au moins 12 sur 20, grâce aux efforts et aux réformes menées au niveau de certains secteurs clés comme la lutte contre la corruption, les libertés civiles, la protection de l'environnement, l'amélioration du climat des affaires, entre autres. Le Conseil d'Administration de MCC examinera et se prononcera à nouveau sur l'éligibilité du Niger, parmi d'autres pays, en décembre 2014.
Où en sommes-nous aujourd'hui sur la préparation du Programme Compact depuis l'annonce de cette éligibilité du Niger ?
Dès le démarrage du processus, l'Unité de Coordination des Programmes du Millennium Challenge (UC-PMC) a, en rapport avec l'équipe technique de la MCC responsable pour le développement d'un compact avec le Niger, réalisé trois études de base nécessaires à la formulation du Programme Compact, à savoir: ''l'analyse des contraintes à la croissance économique'', ''l'étude sur les opportunités d'investissement'' et ''l'analyse sur les inégalités sociales et le Genre''.
Au sortir de toutes ces analyses, trois (3) contraintes majeures ont été retenues à savoir: la difficulté d'accès à l'eau pour la production dans les secteurs de l'agriculture et de l'élevage; les obstacles réglementaires et institutionnels au commerce; et l'inefficacité du cadre règlementaire des affaires.
La démarche méthodologique étant axée sur les résultats, l'Unité de Coordination a élaboré les arbres à problèmes, les cadres logiques et les chaines de résultats de ces trois contraintes majeures dans un cadre participatif et itératif. Par la suite, l'Unité de Coordination a organisé des consultations avec les parties prenantes. A la fin de tout le processus, trois notes conceptuelles des projets ont été présentées à la MCC, à savoir le projet d'appui à ''l'accès à l'eau pour la production agro-pastorale et l'amélioration de la résilience des producteurs''; le projet d'appui à ''l'amélioration du commerce interne et transfrontalier au Niger''; et le projet d'appui à ''l'amélioration du cadre règlementaire des affaires au Niger''.
En février 2014, l'Unité de Coordination a été encouragée par la MCC à élaborer les ''Concepts Papers'' des trois projets ci-dessus cités. Depuis lors, le travail se poursuit activement, conformément à la méthodologie de travail et au calendrier d'élaboration convenus avec la MCC. Tout en gardant à l'esprit que tout ceci est un processus et que des changements interviendront au fur et à mesure de l'avancement des travaux, les grandes lignes des projets en préparation se présentent comme suit :
Pour le ''projet d'appui accès à l'eau pour la production agro-pastorale et l'amélioration de la résilience des producteurs'', il s'articule autour des composantes ci-après : l'accès à la terre et la sécurisation foncière; l'accès à l'eau (GIRE, petite irrigation, CES/DRS, maillage des points d'eau) ; l'accès aux marchés (infrastructures et équipements; chaines des valeurs) ; l'accès aux autres facteurs de production ; et le renforcement des capacités des acteurs.
En ce qui concerne le ''projet d'appui à l'Amélioration du commerce interne et transfrontalier au Niger'', il comprend les deux composantes suivantes: l'amélioration de la régulation et du cadre institutionnel de la douane; et l'augmentation de la compétition/ concurrence dans le commerce interne et transfrontalier.
Relativement au projet d'appui à ''l'Amélioration du cadre règlementaire des affaires'', il comporte trois composantes à savoi : la mise en place d'un système de règlement des litiges commerciaux pour les PME/PMI ; la modernisation du régime et de l'administration fiscale; et la révision du code des investissements.
Au stade actuel, le travail technique de préparation avance, avec entre autres le recensement et l'exploitation de toutes les études techniques disponibles réalisées ces dernières années en relation avec les trois projets potentiels, la délimitation des propositions de zones d'intervention potentielles pour le projet ''accès à l'eau pour la production agro-pastorale et la résilience des producteurs'', et la préparation des termes de référence et le lancement d'études complémentaires nécessaires à la formulation des ''Concepts Papers'' et de la proposition des projets.
Au nombre de ces études complémentaires, on peut citer: la réalisation des Systèmes d'Information Géographiques, la réalisation des études sur les fonciers et les études d'impact environnementales, l'étude sur la main levée dans le cadre des formalités douanières, et l'étude dite ''Diagnostic du cadre institutionnel et juridique des activités de commerce et d'agrobusiness au Niger'', ou étude ''AGCLIR''.
Comme vous pouvez le constater, le chantier est fastidieux. Cela va nous demander de nombreuses consultations avec les parties prenantes, notamment les autorités politiques et administratives, les populations bénéficiaires, les cadres déconcentrés et centraux, les partenaires techniques et financiers, les ONG et autres organisation de la Société civile.
Quelles sont les zones du pays dont vous proposez la couverture par les interventions de cet important programme ?
Pour ce qui est des zones d'intervention du programme, il importe de noter que concernant les projets relatifs à ''l'Amélioration du commerce interne et transfrontalier au Niger'' et ''l'Amélioration du cadre règlementaire des affaires'', on ne peut parler de zones physiquement délimitées.
En effet, pour le projet relatif au Commerce interne et transfrontalier au Niger, il vise particulièrement l'amélioration de la régulation et du cadre institutionnel de la douane sur l'ensemble du territoire national d'une part, et, d'autre part, l'augmentation de la compétition/concurrence dans le commerce interne et transfrontalier au niveau de tous les corridors internationaux empruntés par les opérateurs économiques au Niger.
Pour le projet portant sur le cadre réglementaire des affaires, il a comme objectif majeur la mise en place d'un système de règlement des litiges commerciaux pour les PME/PMI ; la modernisation du régime et de l'administration fiscale, et la révision du code des investissements au niveau des services relevant des régies financières et des juridictions traitant des litiges commerciaux sur l'ensemble du pays, là où les besoins seront ressentis.
Pour le cas spécifique du projet ''d'appui accès à l'eau pour la production agro-pastorale et l'amélioration de la résilience des producteurs'', la démarche méthodologique a consisté à partir des zones situées en dessous de l'isohyète 300 mm de pluies par an en moyenne afin de mieux prendre en compte les réalités pastorales d'une part et, d'autre part, les possibilités de la production sous pluies. Il s'agit de procéder à une indentification des principaux sites de production agro-pastoraux à partir de quatre bassins versants (à cheval entre les régions de Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéry et Zinder) caractérisés sur la base de critères physiques et naturels dont le plus déterminant est le potentiel en ressources en eau en fonction de leur disponibilité, leur accessibilité et leur mobilisation pour une bonne production agricole et pastorale. Comme vous pouvez le constater pour ce projet, nous sommes dans le cadre d'un processus long et itératif pour la détermination précise des sites potentiels futurs d'intervention qui peut prendre encore quelque temps.
Il importe de préciser que les composantes finales du Programme Compact pour le Niger, les zones d'interventions définitives, et le montant final du Compact dépendront des vérifications techniques de la MCC (processus appelé ''due diligence''), des taux de rentabilité économique de chaque composante et de chaque projet, du chronogramme d'exécution de chaque composante (celle-ci ne pouvant pas dépasser les délais stricts de cinq ans), ainsi que des facteurs environnementaux, sociaux et de Genre. La proposition du Programme Compact sera soumise à l'approbation du Conseil d'Administration de la MCC ainsi qu'au Congrès Américain.
Que peut attendre le Niger de ce Programme Compact ?
Les retombées de la mise en œuvre du Programme Compact pour le Niger sont de plusieurs ordres : Sur le plan de l'aide publique au développement, nous assisterons à un accroissement significatif des appuis financiers extérieurs sous formes de dons non remboursables du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique. Au stade actuel, nous n'avons pas une enveloppe précise, car tout dépendra des propositions des projets que le Niger va soumettre et des résultats des négociations avec la partie américaine. Comme mentionné plus tôt, la proposition du Programme Compact sera soumise à l'approbation du Conseil d'Administration de la MCC ainsi qu'au Congrès Américain. Toutefois le financement pourrait avoisiner entre les 100 et les 400 millions de dollars, soit environ un montant compris entre 50 et 200 milliards de FCFA. Un autre élément positif de cette intervention est que la combinaison de réformes et de projets appuyés par la Millennium Challenge Corporation entraînera une augmentation significative des investissements du secteur privé, ce qui sans aucun doute stimulera la croissance économique au Niger. Sur le plan de la production agro-pastorale et de la résilience des producteurs ruraux, on pourrait assister à une augmentation substantielle des revenus des producteurs dans les zones ciblées, ainsi que leur capacité à résister aux chocs exogènes climatiques en particulier (sécheresses, inondations, mauvaises campagnes agricoles). Sur le plan institutionnel, on pourrait assister à une amélioration sensible du cadre règlementaire des affaires et du commerce interne et transfrontalier, de même qu'a un développement et un renforcement des capacités du secteur privé nigérien.
Assane Soumana

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