Le Sahel

pub_bann
A+ A A-

Mme Christine Marie Amon, réalisatrice de la série télévisée ''Chroniques Africaines'' : ''Je pense que l'avenir du cinéma se trouve en Afrique, parce que tout est à faire''

Mme Christine Marie Amon Mme Christine Marie Amon

A l'occasion de la 24ème édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (Fespaco) qui s'est tenu du 28 février au 7 mars 2015, l'envoyé spécial de l'ONEP, Souley Moutari, a interviewé la réalisatrice ivoirienne Christine Marie Amon, ''Chris'', dont la série ''Chroniques Africaines'' était en compétition. L'interview a eu lieu le 2 mars au Ciné Neerwaya, juste après la projection de la série. Au soir du 7 mars, lors de la proclamation du palmarès, la série télévisée, ''Chroniques Africaines'', diffusée sur la chaine A+ du bouquet Canal+, a gagné le prix en jeu dans sa catégorie.

Madame, à entendre le titre de votre série télévisée, on a l'impression qu'il s'agit d'un long récit. Qu'est-ce que c'est précisément votre film Chris ?
Oui, le titre c'est bien ''Chroniques Africaines''. Pourquoi ''Chroniques Africaines''? Tel que le titre le dit, il s'agit de différentes histoires que l'on a réunies pour en faire de mini-séries, d'abord dans cette saison qui est en train d'être diffusée. Et ce sont différentes histoires d'hommes et de femmes de la ville d'Abidjan. Mais en fait, ''Chroniques Africaines'' pourrait aussi s'intituler ''Chroniques Ivoiriennes''. Cependant, notre objectif est que cette série aille au-delà des frontières de la Côte d'Ivoire. Car il est fort possible que certains tournages aient lieux hors des frontières ivoiriennes, et qu'ils se passent notamment au Mali, au Ghana, et pourquoi pas au Niger. Et dans ce cas de figure, on voudrait respecter les spécificités culturelles de chaque pays, de chaque région, où nous faisons ces tournages. Voici donc l'idée de Chroniques Africaines. Et c'est pour cela que nous avons appelé cette série ''Chroniques Africaines'', au lieu de l'appeler ''Chroniques ivoiriennes''.
Qu'est-ce qui vous a inspirée, Madame, pour la réalisation de cette série télévisée ?
Comme je le disais, ce qui m'a inspirée, ce sont les taxi-maitres. Quand je monte dans les taxis, il y a parfois des conducteurs de taxis qui me racontent certaines histoires. Alors je me suis dit qu'il y a quelque chose à exploiter là dedans, car ce sont des petites histoires, des petites anecdotes, bref des faits divers qu'on peut exploiter, et relater à son tour. Mais, il, y a autre chose dans cette série, c'est le format, c'est-à-dire la manière dont on relate ces histoires, ces faits divers que l'on a repris, que l'on a voulu scénariser et mettre sous forme de film.
Justement, qu'est-ce ce que ce format hybride dont il est question concernant votre film,
C'est un format assez particulier. C'est un format entre la télé réalité qui se fait beaucoup aujourd'hui sur les télés, et la fiction. La fiction, pourquoi? C'est parce que ça reste quand même une série totalement scripte. On a un scénario que l'on suit du début à la fin. Donc, ce ne sont pas des inventions, c'est vraiment un scénario qui est suivi du début à la fin. Maintenant, après il y a le système de la voix off, qui est le fil conducteur sur toute l'histoire, sur tout le film. Et on a les apartés, les personnes qui s'adressent directement à la caméra, comme un tout petit peu ce que l'on voit dans la télé réalité. J'ai trouvé ce système un peu intéressant, je l'ai vu en Europe et je me suis dit qu'on pouvait le reprendre et l'adapter à nos réalités, à nos histoires, et ça se prête magnifiquement à cela.


Pour vous, le cinéma c'est un business, ou tout juste une passion ?
Honnêtement, en Afrique, c'est difficile de parler de business quand on fait du cinéma. Parce qu'on a tellement de difficulté, que si on n'aime pas le cinéma, en Afrique on ne peut pas le faire. Donc, c'est d'abord une sorte d'amour pour le cinéma. Ça fait dix ans que je suis dans le cinéma. J'ai commencé aux Etats Unis, je suis venue en Afrique, dans mon pays en Côte d'Ivoire où il a fallu pas moins de quatre à cinq ans pour sortir mon premier projet. Donc, je peux vous dire que c'est une histoire d'amour, ce n'est pas du business. Si l'on se fait de l'argent dans le cinéma, c'est tant mieux. Mais avant tout, c'est d'abord une histoire d'amour entre le cinéma et moi.

Mais, il faut quand même des moyens pour faire du cinéma. Comment arrivez-vous à conduire vos projets ?
Cette série a été entièrement financée par le Ministère de la Culture et de la Francophonie de la Côte d'Ivoire. Quand nous avons fait notre projet, nous les avons approchés; ils l'ont trouvé très intéressant et ont décidé de nous accompagner. Tout ce que je peux dire, c'est que c'était pour nous une grâce de Dieu. Il n'y a pas eu d'intérêt derrière. Ceux qui m'ont appuyée ont juste aimé le projet, et ils ont décidé de nous accompagner, c'est aussi simple que ça.
Comment voyez-vous l'avenir du cinéma pour les cinéastes africains, surtout les jeunes qui s'intéressent au 7ème art.
Je pense que l'avenir du cinéma se trouve en Afrique, parce que tout est à faire. Tout est à transcrire. Les histoires, on doit les raconter. Il y a tout un tas d'histoire qui n'ont pas été racontées, mais on doit les raconter à notre manière, selon la vision et l'avis de l'Africain. Cela doit être fait par l'Africain, et pour l'Africain d'abord. Et je pense qu'avec l'avènement du numérique, l'avenir s'annonce plus brillant pour les Africains. Il y aura de plus en plus d'histoires à raconter, et on est là pour le faire.

Réalisée à Ouagadougou par Souley Moutari, envoyé spécial

L'invité de Sahel Dimanche

Dr Biga Mariama, Enseignant Chercheur à l'Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey : « Pour l'autonomisation de la fem…

Dr Biga Mariama, Enseignant Chercheur à l'Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey : « Pour l'autonomisation de la femme nigérienne, il faut que l'Etat inscrive le genre au nombre des volets prioritaires des programmes de développement »

Les femmes nigériennes ont célébré le 13 mai dernier la journée qui leur est dédiée sous le signe de « l'éducation et la formation de la jeune fille garantissent l'autonomisation économique de la femme pour un développement durable ». Quelle est pour vous la pertinence d'un tel thème au regard de la situation actuelle de la femme nigérienne ?Il semble important d'indiquer en premier lieu le contexte social dans lequel elles vivent. La s...

M.Sadou Saloké, gouverneur Agadez : ''À travers le Programme de la renaissance, l'Etat s'est résolument engagé dans une …

M.Sadou Saloké, gouverneur Agadez : ''À travers le Programme de la renaissance, l'Etat s'est résolument engagé dans une logique de développement durable»

Monsieur le gouverneur, depuis 2011, le ''Programme de la Renaissance'' est mis en œuvre dans toutes les régions du Niger. Quelles sont ses réalisations dans la région d'Agadez et quel commentaire cela suscite-t-il en vous?Il faut noter que la région a abrité la fête tournante du18 décembre ''Agadez SOKNI 2016''. A travers cet évènement, un certain nombre d'indicateurs font aujourd'hui qu'Agadez s'est définitivement tourné vers le progr...

Me Ali Sirfi Maïga, Médiateur de la République : ''Nous avions discuté autour de plusieurs questions concernant la vie d…

Me Ali Sirfi Maïga, Médiateur de la République : ''Nous avions discuté autour de plusieurs questions concernant la vie de l'AMP-UEMOA''

M. le Médiateur, vous avez organisé, cette semaine au Parc du W, la réunion de l'Association des Médiateurs des pays membres de l'UEMOA. Pouvez-vous nous donner la substance des échanges que vous avez eus avec vos collègues de l'UEMOA ?Je vous remercie de cette opportunité que vous m'offrez pour parler des activités de notre association des Médiateurs des pays membres de l'UEMOA. C'est vrai que cette semaine nous avions accueilli nos co...

Colonel Major Mahamadou Abou Tarka, président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix : «La fête du 24 avril …

Colonel Major Mahamadou Abou Tarka, président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix : «La fête du 24 avril nous permet de rappeler la rébellion, de parler de l'unité nationale, d'un Niger dans lequel tous ses enfants se sentent solidaire

Créée en 1995 pour suivre la mise en œuvre des accords de paix de 1995 et des autres protocoles additionnels à ces accords intervenus en 1998, la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), qui est rattachée à la Présidence de la République, est chargée entre autres de l'analyse prospectrice, de la prévention et de la gestion des crises et des conflits. Dans cette interview réalisée à moins d'une semaine de la célébration de la...

M. Mahamadou Dan Dano Lawaly, gouverneur de la Région de Diffa : ''On peut dire qu'en matière de sécurité, le plus diffi…

M. Mahamadou Dan Dano Lawaly, gouverneur de la Région de Diffa : ''On peut dire qu'en matière de sécurité, le plus difficile est derrière nous, et qu'il reste à consolider et à pérenniser la paix''.

Monsieur le gouverneur, quelles sont les réalisations effectuées dans les différents secteurs de la vie socio-économique de la Région de Diffa?Malgré la situation sécuritaire difficile qui constitue une entrave à toutes les activités dans la région de Diffa, la mise en œuvre du Programme de la Renaissance acte II se fait de façon assez bonne, comparativement aux autres régions. Ainsi, on peut retenir, dans les secteurs prioritaires, les...

Mme Ousseini Hadizatou Yacouba, vice-présidente de l'Internationale Socialiste des Femmes (ISF) pour l'Afrique de l'Oues…

Mme Ousseini Hadizatou Yacouba, vice-présidente de l'Internationale Socialiste des Femmes (ISF) pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre : «Depuis sa création en 1907, l'Internationale Socialiste des Femmes (ISF) ne cesse de lutter pour les droits des

Madame, vous avez été élue, le 26 février dernier à Cartagena des Indes, en Colombie, vice-présidente de l'Internationale Socialiste des Femmes pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Pouvez-vous nous dire les conditions dans lesquelles se sont déroulées ces élections et quels pays le Niger avait comme challengers?Je vous remercie pour cette opportunité que vous me donnez de vous parler de l'Internationale Socialiste des Femmes (ISF) et...

Général de Brigade Ibra Boulama Issa, Directeur du Centre National d'Etudes Stratégiques et de Sécurité (CNESS) : ''Face…

Général de Brigade Ibra Boulama Issa, Directeur du Centre National d'Etudes Stratégiques et de Sécurité (CNESS) : ''Face aux défis sécuritaires multiformes qui menacent ses efforts de développement, de renforcement de sa jeune démocratie et de modern

Mon Général, vous êtes le directeur du Centre National d'Etudes Stratégiques et de Sécurité (CNESS). Veuillez nous présenter cette structure, nouvelle au Niger, et qu'on a l'habitude de voir que dans les pays développés ?Je voudrais tout d'abord vous remercier pour l'opportunité que vous me donner de parler du CNESS. D'emblée, je dirai que le CNESS est un outil d'aide à la décision, autrement dit un ''think tank'' au service de l'Etat e...

Interview du directeur du Contentieux de l'Etat, M. Ibro Zabaye : ''Aucune saisie n'est définitive et par conséquent rie…

Interview du directeur du Contentieux de l'Etat, M. Ibro Zabaye : ''Aucune saisie n'est définitive et par conséquent rien n'est acquis pour Africard et rien n'est encore perdu pour le Niger''

Le tribunal de Nanterre a rendu sa décision le 14 mars dernier dans l'affaire qui oppose l'Etat du Niger à Africard. Quelle lecture vous inspire ladite décision ?Merci. Par rapport à cette décision, il faut retenir tout d'abord que c'est une décision avant dire droit, c'est-à-dire un jugement accessoire qui se rapporte à une question qui se rattache à la conduite du procès, mais qui n'est pas le procès proprement dit. En d'autres termes...

Dr Assane Barazé, expert agréé en Santé de Travail au Niger : ''La Médecine du travail a un rôle exclusivement préventif…

Dr Assane Barazé, expert agréé en Santé de Travail au Niger : ''La Médecine du travail a un rôle exclusivement préventif consistant à éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail ou des conditions dans lesquelles celui

La Médecine de travail est une activité professionnelle reconnue par l'Organisation Internationale de Travail OIT et par plusieurs autres organismes internationaux dont l'OMS. Notre pays est d'ailleurs signataire des principaux instruments internationaux qui régissent cette discipline spécialisée. Seulement, force est de constater que, jusqu'à un passé récent, elle n'est pratiquement pas exercée ici, et même si c'est le cas, peu d'impor...

M. Assoumana Mallam Issa, ministre de la Renaissance Culturelle et de la Modernisation Sociale, porte-parole du Gouverne…

M. Assoumana Mallam Issa, ministre de la Renaissance Culturelle et de la Modernisation Sociale, porte-parole du Gouvernement : ''Zinaria'', ''Délou'', et ''L'arbre sans fruit'', films présentés par le Niger, constituent de réels espoirs pour remporte

M. le ministre, vous avez assisté, hier au stade municipal Issoufou Joseph Konambo, à l'ouverture du 25ème Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou avec une forte présence des acteurs du cinéma africain et mondial. Peut-on connaitre les impressions qui vous animent à l'issue de cette cérémonie grandiose ?C'était une cérémonie dont la grandeur ne peut se mesurer qu'à la gloire du FESPACO. Les autorités politiques...

AG/ONU

Editorial

Audiences

Dossier

Mashhad, la deuxième grande ville de la République…

Mashhad, la deuxième grande ville de la République Islamique d'Iran : Une cité classée par l'UNESCO « Capitale culturelle du monde islamique » en 2017

Du 25 au 27 avril dernier, s'est tenu à Mashhad, le premier sommet des Maires des pays du ...

jeudi 18 mai 2017

Visite au mausolée de l'Imâm Ridha ou Rezâ à Mashh…

Visite au mausolée de l'Imâm Ridha ou Rezâ à Mashhad : Héritage spirituel et architectural de l'histoire iranienne

L'Iran abonde de lieux de pèlerinage, non seulement musulmans, mais également chrétiens, j...

jeudi 18 mai 2017

Jardin botanique de Mashhad : Un lieu de distracti…

Jardin botanique de Mashhad : Un lieu de distraction, de repos et de tourisme

Des espaces verdoyants, sereins, des espèces rares de plus de 4000 variétés. Des moments o...

jeudi 18 mai 2017

L'air du temps

Vous avez dit autonomisation de la femme?

Vous avez dit autonomisation de la femme?

Une fois n'est pas coutume, les femmes nigériennes ont célébré, sans trop de faste, le wee...

jeudi 18 mai 2017

Newsletter

© Le portail dynamique de l'information au Niger | conception jourdain-informatique.