Le Sahel

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Souffle de calme et de piété



assane-soumanaA peine entamé, le Ramadan nous dévoile ses merveilles. Remarquez à quel point les choses ont changé ces derniers jours. Grâce au carême, la vie se déroule sans heurts ni turbulences, pour devenir ce long fleuve tranquille dont l'humanité a toujours rêvé. Les démons n'ayant point droit de cité (on dit qu'ils resteront ligotés et bâillonnés durant tout ce mois du Ramadan), l'accalmie règne partout. Ainsi, même les banales scènes de bagarres de rue, les séances de discussions orageuses sur fond de disputes et autres actes de filouterie, ne sont plus à l'ordre du jour. Comme pour dire que ''tout le monde il est bon, tout le monde il est gentil''. Force est de constater que même sur les réseaux sociaux où les échanges sont intenses et très âpres entre les jeunes internautes sur les questions généralement politiques, la tempête s'est sensiblement apaisée. Mieux, ceux-là mêmes qui ont passé presque tout le reste de l'année à s'injurier entre eux et à vilipender les principaux acteurs politiques semblent avoir décidé d'observer une trêve à cause du Ramadan. Pour certains, c'est le temps des pardons. Aussi, les réseaux sociaux sont-ils infestés de messages pour implorer le pardon des correspondants ou des membres des groupes.

Cependant, les signes extérieurs de la métamorphose sont surtout apparents au niveau des mosquées qui, depuis quelques jours, sont littéralement prises d'assaut, aux heures de prière. Aux fidèles se démarquant par leur régularité dans les prières, vient s'ajouter la vague des nouveaux ...''envahisseurs''. Ces nouveaux venus aux airs de calife poussent l'outrecuidance jusqu'à s'arroger les premières loges des mosquées, reléguant ainsi aux rangs secondaires les habitués, ceux-là qui ont passé toute l'année à prier en ces lieux. Il est vrai que la mosquée, c'est le bien commun de tous les prieurs. Mais enfin !...
Dans le lot, il y a aussi les adeptes du ''m'as-tu-vu''. Pour ces derniers, le dicton selon lequel ''l'habit ne fait pas le moine'' ne fait pas recette. Et certains, comme pour se convaincre de leur piété, misent sur l'accoutrement. Ainsi, assiste-t-on à un grand déploiement de djellaba, gandoura, babouches et de chapelets qu'on veut toujours plus longs et plus visibles.
Ah ! Si tous les jours pouvaient être Ramadan...

Assane Soumana(onep)

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AG/ONU

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