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A quand la fin du calvaire ?


assane-soumanaAlors que les habitants des quartiers inondés de la capitale ne sont pas encore sortis des traumatismes de la dernière pluie qui a déferlé, lundi dernier, sur la ville de Niamey, faisant d'immenses dégâts, les services de la météorologie nationale ont lancé, mercredi dernier, une alerte rouge sur les risques d'inondations à Niamey pour cette journée de vendredi 10 août 2018. Pour le reste de la saison, les prévisions météorologiques sont unanimes pour dire que le pire est à venir aussi bien au Niger que dans presque tous les autres pays de l'Afrique de l'Ouest.
Vous imaginez aisément le degré de la torpeur qui règne chez les habitants des quartiers situés dans les zones submersibles. Ayant conscience que les mêmes causes provoquent les mêmes effets, les populations exposées aux risques d'inondations sont désormais sur le qui-vive. Les yeux constamment rivés vers le ciel, les ''potentiels sinistrés'' scrutent la moindre manifestation orageuse, la peur au ventre. C'est à peine s'ils n'invoquent pas le Ciel en le suppliant d'observer une longue trêve. D'ailleurs un internaute bien inspiré l'a clairement fait dans un post tout en rouge sur Facebook où il conjurait le ciel, ''à cause de Dieu, de garder sa pluie''. Les réactions à ce post, comme on a pu le constater, se sont traduites par une ''pluie'' de ''Amine !''. Comme quoi, ils sont aujourd'hui nombreux les Nigériens qui vivent avec cette peur bleue des pluies torrentielles. Et ils ont raison...
Selon un bilan rendu public, mercredi dernier, par le ministre en charge de la Gestion des Catastrophes, au plan national, les inondations ont déjà engendré, à la date du lundi 6 août dernier, 22 morts, 49.846 personnes sinistrées, 6146 ménages affectés pour un total de 3131 maisons inondées.
Toujours est-il que cette situation vient encore interpeller les autorités municipales qui pèchent par leur indifférence, en tout cas leur indolence, face aux jérémiades de leurs administrés. Il est vrai que la ville de Niamey s'accroît à un rythme galopant, mais on connait où se trouvent les causes de ces inondations répétées : l'insuffisance (ou carrément le manque) d'infrastructures d'assainissement ! Il est indéniable que dans le cas de Niamey, le Maire central se démène sur tous les fronts pour apporter des solutions dans les quartiers à risque. Mais il est tout aussi vrai que la ville de Niamey s'accroît à un rythme galopant, d'où le problème de l'insuffisance ou du manque d'infrastructures d'assainissement.
Aussi, depuis des années que cela dure, les services compétents devraient s'efforcer d'apporter, ne serait-ce qu'un palliatif, au problème enduré par ces populations à qui (ne l'oublions pas !) ces mêmes municipalités ont vendu des parcelles dans des zones qu'elles savaient déjà inondables.
Une question toute simple à tous les maires de nos entités sinistrées : à quand la fin du calvaire ? Une question à laquelle nous attendons une réponse en actions, plutôt qu'en discours et des beaux mots....
Assane Soumana(onep)

10/08/18

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