Le Sahel

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Réponse du ministre Yahouza Sadissou aux questions des députés nationaux

Yahouza-SadissouExcellence Monsieur le Président de l'Assemblée nationale,
Honorables députés ;
Il y a exactement un an, le 7 avril 2018, j'étais dans ce même hémicycle pour répondre à une interpellation de la représentation nationale par rapport à une crise qui avait secoué l'Université Abdou Moumouni de Niamey de Niamey. A la suite de cette interpellation, vous avez diligenté une enquête parlementaire dont le rapport a été très constructif dans la résolution des défis auxquels sont confrontés nos Universités Publiques. Un an après, nous voici encore devant vous pour répondre à une nouvelle interpellation toujours en rapport avec la crise Universitaire. Cela prouve, s'il en est besoin, votre attachement à la résolution des problèmes que connait notre système éducatif en particulier le sous-secteur de l'Enseignement Supérieur. Au nom du gouvernement et à mon nom propre, je vous exprime toute ma gratitude. Je vous remercie de cette occasion. L'interpellation pour laquelle, je suis devant vous aujourd'hui compte quatre points essentiels.
S'agissant de la réponse à la première question, je voudrai d'abord rappeler que les crises dans nos Universités Publiques du Niger ne datent pas d'aujourd'hui. Elles sont récurrentes et résulte de la combinaison de plusieurs facteurs aussi bien conjoncturels que structurels. Nous pouvons citer entre autres ; le problème de gouvernance administrative et académique lié à l'insuffisance des textes qui régissent nos Universités Publiques du Niger.
Les grèves répétitives des différents acteurs qui composent la communauté universitaire ; le retard dans le paiement des bourses des étudiants ; L'insuffisance des infrastructures et équipements universitaires.
La crise actuelle dont vous faites allusion, honorables députés, est une résultante de ces facteurs, en particulier celui lié à la gouvernance. En effet, malgré les sommes importantes que le gouvernement injecte dans le secteur éducatif notamment dans le secteur de l'Enseignement Supérieur, les résultats sont très mitigés. Aujourd'hui, le chevauchement dans les années académiques est devenu une pandémie dans les Universités
Publiques du Niger et cela coûte très cher à l'Etat, aux étudiants, aux parents d'étudiants. Exemple, des facultés avec trois promotions en première année, un véritable cauchemar pour avoir la copie, les résultats d'évaluation.
A la date d'aujourd'hui 20 avril 2019 en dehors de la faculté de Niamey et de l'Université d'Agadez, je n'ai reçu aucun résultat pour l'année académique 2017-2018, alors que nous sommes à un pas de la fin de l'année 2018-2019. A la rentrée 2018-2019 en septembre 2019, il y aura donc trois promotions entre nos mains. Après le diagnostic que nous avons fait, nous nous sommes rendu compte que le problème est multidimensionnel et le facteur de la bonne gouvernance est déterminant. C'est pourquoi le gouvernement avait senti la nécessité de renforcer le pouvoir des responsables universitaires (les recteurs, les doyens et les chefs de département) et d'avoir aussi un droit de regard plus accru dans nos Universités Publiques pour suivre ce qui se passe réellement.
Etant entendu que, les Universités Publiques du Niger sont fiancées à 100% par le budget de l'Etat. C'est pour toutes ces raisons que nous avons pensé qu'il faut faire des réformes, notamment à ce qui se passe dans tous les Etats membres de la CAMES, de l'UEMOA et de la CEDEAO. Le hasard du calendrier a fait que, cette décision du gouvernement, a coincidé avec le processus de l'élection du recteur à l'Université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi (UDDM). Il faut aussi le souligner qu'au moment où le processus se déroulait, il y avait une situation de tension dans toutes les Universités Publiques du Niger et c'est pourquoi nous avons écrit au recteur pour demander la suspension du processus. Cette décision n'a strictement rien avoir avec ce que certains s'évertuent à faire croire. Même hier je l'ai entendu dans cette salle dans l'intervention d'un député, que c'est parce que le gouvernement a senti la tension à Maradi qu'il a décidé d'arrêter le processus. Cela est une contre vérité.
Les différents candidats, je ne les connais que les noms. Je n'ai aucune affinité, aucun rapport à l'un ou à l'autre des candidats. C'est donc depuis l'arrêt du processus électoral à UDDM que le SNECS a cru devoir se mettre en grève pour insuffler le four à la reprise du processus.

Pourquoi les médiations entreprises n'ont pas abouti ?
Avant de vous répondre à la question, je vais d'abord vous donner les détails des points de revendication du Syndicat National des Enseignants Chercheurs et Chercheurs du Supérieur (SNECS). Le premier point concerne la reprise du processus électoral à UDDM. A ce sujet le syndicat pense que le gouvernement a violé la loi. Je l'ai dit à plusieurs reprises que le gouvernement concoure avec l'Assemblée nationale à l'initiative des lois. La définition des politiques publiques est une prérogative dévolue au gouvernement. Si à un certain moment de l'histoire, le gouvernement a senti la nécessité de faire élire les recteurs à travers une loi, aujourd'hui, il y a une nécessité de faire changer cette loi. Les textes qu'ils soient réglementaires ou législatifs sont dynamiques. C'est pourquoi à chaque conseil des ministres il y a adoption de décret ou projet de loi portant modification de telles ou telles autres dispositions de loi ou décret. D'aucuns pensent que le fait de revenir à l'option de nomination c'est un recul démocratique dans les Universités Publiques du Niger. Moi, je dis non. Parce que dans toutes les Universités Publiques d'Afrique de l'Ouest et du Centre, même au-delà, les recteurs sont nommés. Est-ce qu'à l'Université Abdou Moumouni de Niamey où le recteur est élu, elle est plus performante que ces Universités ? Je crois que non. Un moment, il ya des pays qui pratiquaient le mode d'élection, mais, ils l'ont abandonné par la suite ; c'est le cas du Benin en septembre 2018, de la Côte d'Ivoire en de la Mauritanie, de même qu'au Burkina Faso.
Je voudrai aussi préciser que la loi que vous avez bien voulu adopter hier, ne concerne que les Recteurs. Pour ce qui est des doyens et les chefs de département, le mode électif n'a pas été touché. Ces responsables vont continuer à être élus. Ensuite, la nomination du recteur, n'entorse en rien l'autonomie de ces Universités et au-delà la relation des doyens et chefs de département. Je vous précise avec fermeté que le gouvernement est toujours ouvert pour des dialogues constructifs avec le SNECS.
Deuxième point de revendication du SNECS est le payement de droits statutaires qui comporte :
Les cours complémentaires, qui en effet la charge horaire est de 120h/an. Au-delà de la charge horaire, le cours est payé à 10 000FCFA pour l'Assistant et le Maître assistant. De 12 000FCFA pour le Maître de conférences et le Professeur ;
L'Enseignant Chercheur a droit de corriger 500 copies seulement par an. Au-delà, chaque copie est corrigée à 500F alors que certains ont plus de 3000 copies à signer.
Les primes de recherche sont payées à chaque trimestre ; pour les Assistant et l'Attaché de recherche au cycle doctorale, ils ont une prime de 500 000FCFA. Le Maître assistant de recherche quant à lui 600 000FCFA. Les professeurs, les Maîtres de conférence, Attachés de recherche ont 550 000FCFA. Cette prime est payée à tout le monde.
Les frais médicaux des enseignants sont pris en charge à 80% et 100% en cas d'évacuation sanitaire et d'hospitalisation par l'Etat.
Chaque enseignant chercheur qui fait des publications dans les revues scientifiques bénéficie d'une prime d'encouragement de 100 000FCFA. Il ya également des frais d'encadrement et de participation aux jurys de soutenance. Tous ces frais, nous les avons évalués à un milliard de FCFA.
Tous ces avantages, le SNECS a eu pour rappel en 2012 après le vote de la loi portant statut des Enseignants Chercheurs. Je profite de cette tribune pour dire que le gouvernement de la 7ème République a beaucoup fait pour le SNECS. Pour rappel, le 22 avril 2017, une semaine après ma nomination au Ministère, le Président de la République a reçu le SNECS en audience à ma présence. Le Secrétaire général du syndicat de l'époque, le premier à prendre la parole a remercié le Chef de l'Etat pour avoir amélioré leur condition de vie et de travail à travers l'adoption de la loi qui accorde beaucoup d'avantages aux Enseignants Chercheurs. Voilà pour ce qui est des points de revendication.

Comme indiqué, nous avons fait le point de tous les droits. C'est environ un milliard de FCFA et Incha Allah, nous allons les payer. Mais de l'autre côté, il faut souligner que le gouvernement aussi a ses points de réclamation. A ce jour, en termes de salaire, nous n'avons aucun arriéré dans aucune des Universités. Les impayés des droits statutaires seront très bientôt honorés. Le gouvernement a donc rempli sa part de contrat, mais au retour, nous avons des promotions entières dans certaines facultés entassées en première année, en deuxième année voir même en troisième année ou au-delà. Les étudiants ne connaissent plus leur sort. Il y en a qui ne savent pas s'ils sont en 1ère, en 2ème ou 3ème année. Dans certaines sections, dans certaines facultés, c'est le désarroi total pour ses étudiants et leurs parents.

(23/04/2019)

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