C'est assurément le temps des regrets pour ceux qui, pour éviter d'affronter l'épreuve du jeûne, n'hésitent pas à user de mille et un prétextes ou autres subterfuges. Ainsi, certains gaillards en parfaite santé vous invoqueront sans vergogne des crises d'ulcère, de tension, de diabète, voire de rhumatisme, pour justifier leur refus de jeûner. Mais à malin, malin et demi ! En effet, en cette période de Ramadan, trouver de quoi se mettre sous la dent relève d'une vraie gageure. Presque tous les restaurants et autres points de vente de nourriture restant fermés à longueur des journées, ces derniers se voient lancés dans une rude quête à l'heure du dîner.
Ceci décrit bien le calvaire qu'un monsieur a enduré, mardi dernier, lorsqu'il a dû emprunter un taxi pour aller d'un point à l'autre de la capitale à la recherche d'un restaurant où il peut manger à satiété. En vain, car le taximan, qui lui observait le jeûne, n'a pas voulu se plier aux ''caprices d'un gros gaillard sans foi''. Plus grave est le cas de ces non-jeûneurs, qui par mille astuces arrivent à se bourrer le ventre de mets succulents, tout en masquant leur jeu au regard envieux et récriminatoire des voisins. Mais même là, ça va finir par se savoir. Et quand le pot-au rose sera mis à nu, la nouvelle fera très vite le tour du quartier, voire de toute la ville.
