
Le mois béni de ramadan a été conclu comme à l’accoutumée par la fête de l’aid el fitr. Ce mois connu pour être un moment de forte consommation et aussi de folle inflation qui atteignent leur point culminant à l’occasion de la fête de ramadan.
Sans nier les difficultés que rencontrent beaucoup de nos compatriotes, il est à noter que la folle inflation à laquelle on est habitué, en particulier concernant certains produits alimentaires comme les fruits et légumes, a été contenue. Et tous ces produits sont restés disponibles sur les marchés et en abondance.
Par ailleurs, en dépit des conditions d’approvisionnement qu’impose la situation régionale à notre pays, les autres denrées, notamment les céréales, n’ont jamais manqué sur les marchés du pays, avec des prix relativement stables. Et même la spéculation artificielle qu’ont voulu entretenir quelques grossistes et commerçants indélicats pour des raisons inavouées n’a pas prospéré, au grand bonheur des consommateurs.
L’une des raisons de cet état de fait est incontestablement la hausse de la production rizicole locale et sa mise sur le marché par les producteurs à des prix défiant toute concurrence. A titre illustratif, le RINI (société Riz du Niger) procède quotidiennement, selon le Ministère du Commerce, à l’évacuation de 418 tonnes de riz paddy pour une valeur de 62.130.000 Fcfa vers ses trois usines de Tillabéri, Niamey et Kollo pour la transformation et la commercialisation. Ce qui correspond à 35 000 tonnes de riz blanchi au quotidien.
C’est le lieu de rendre hommage aux producteurs et à toute la chaîne de valeur riz : ces héros de la lutte pour la souveraineté alimentaire. En effet, aucune souveraineté n’est envisageable sans celle alimentaire, car comme le dit l’adage ‘’ventre affamé n’à point d’oreille’’. Ils méritent la reconnaissance de la Nation et les encouragements des pouvoirs publics.
C’est du reste dans ce sens que l’Etat injecte des milliards de francs pour d’une part booster la production locale à travers le Programme Grande Irrigation et d’autre part renforcer le RINI en vue de satisfaire les besoins en riz de la population. Avec la tendance actuelle, on peut dire que le Niger est sur la bonne voie et l’atteinte de l’autosuffisance en riz est possible à un horizon relativement court.
C’est dire que les sanctions inhumaines imposées au pays ont réveillé les Nigériens du sommeil intellectuel et de la paresse dans lesquels une certaine politique les avaient plongés et maintenus durant des décennies. Une hypnose obtenue au moyen d’un narratif fondé sur l’aide comme condition de survie du peuple nigérien. Un lavage de cerveau qui a atteint les classes dirigeantes d’une certaine époque qui ont cru que les Nigériens ne pourront pas vivre sans l’aide.
Mais, à l’épreuve des faits, les Nigériens ont prouvé le contraire malgré les manœuvres sournoises. Et à l’inverse du cataclysme attendu et tant souhaité par les ennemis internes et externes, les Nigériens sont en train de produire des miracles. Cela grâce à leur détermination, à leur union, à la nouvelle orientation donnée par les autorités, le tout chapeauté par leur foi et leur confiance inébranlable en Allah, Dieu, Tout Puissant, qui veille sur eux. Le Niger, terre bénie, tient débout et tiendra pour toujours par la volonté d’Allah.
Siradji Sanda (ONEP)